lundi 3 janvier 2011

Twilight – Chapitre 3 : Hésitation, de David Slade (Etats-Unis, 2010)



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Note : 
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Mords(mon)-moi-le-noeud, Edward !



 



Au cours de ces dernières vacances, je n’ai pas pu échapper à la super fun soirée « entre filles », dont le point d’orgue fut le moment où l’on inséra dans le lecteur DVD la galette du dernier «
Twilight » tout fraîchement paru… Hum, la température allait pouvoir monter et on allait trop grave kiffer s’affronter en bonnes midinettes sur des questions aussi profondes que : tête d’Edward
ou torse de Jacob ?

Car au fond, tout l’intérêt de « Twilight 3 » réside bien là, tel un atout marketing imparable à la conquête des jeunes filles en fleurs : Robert Pattinson et Taylor Lautner, deux garçons
magnifiques à la gueule d’ange ultra lisse, qu’on a envie de violer sur place à chaque clignement de paupières… Ils permettent en outre d’entretenir le seul enjeu scénaristique de l’épisode,
contenu d’ailleurs dans son sous-tire français (« hésitation ») : Bella, la jeune fille en fleur de l’histoire, doit-elle choisir le vampire ou le loup-garou ? On assiste alors à la dialectique
entre le corps et l’esprit, le vampire Edward proposant un amour intellectuel et platonique à Bella, quand le « louloup » Jacob, chaud comme la braise et torse poil au beau milieu de la neige,
lui proposerait plutôt de « voir le loup », si vous voyez ce que je veux dire… Ce débat atteint d’ailleurs son paroxysme lors d’une scène badass alors que le triangle amoureux se retrouve sous la
tente par temps glacial : Edward se retrouve contraint par son corps cadavérique et froid de laisser un temps sa Bella frigorifiée (frigide ?) entre les sales pattes de Jacob, seul capable de lui
apporter alors la chaleur animale dont elle a besoin…

Mais en dehors de ces quelques taquineries et autres jalousies entre les deux garçons, qui mènent parfois à un humour teinté d’ironie (Edward s’offusquant de l’absence constante de tee-shirt sur
le torse de Jacob), il ne nous reste pas grand chose à nous mettre sous la dent dans ce pseudo film de vampires (un comble !) On retrouve en sus (en suce ?) tout ce qui nous agaçait déjà dans le
second volet de cette fabulette adolescente : l’éternelle mou de Kristen Stewart aka Bella (comme si elle se forçait constamment à faire la gueule pour ne jamais sourire), stagnation et étirement
de l’histoire à l’infini (si Edward demandait Bella en mariage à la fin du chapitre 2, ce chapitre 3 n’aboutira en fait qu’à l’acceptation du
mariage par Bella), poses péniblement vaines des acteurs, dialogues sirupeux, effets spéciaux bien souvent ridicules (la palme aux incrustations des loups garous dans l’image : un sommet de
ridicule !) Le pire dans tout ça demeurant sans doute le sous-texte ultra prude de l’ensemble…

En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’auteur à l’origine de « Twilight », Stephenie Meyer, est une mormone pur jus et que son intrigue demeure par là même irriguée par des idéologies et
des concepts religieux d’un autre âge, à commencer par la notion de « désir interdit ». Ses « héros » ne peuvent ainsi pas envisager la moindre union charnelle sans être avant tout mariés devant
Dieu, sans compter que la copulation ne doit s’accompagner que du seul dessein d’avoir des enfants ! Ainsi, alors que tous semblent constamment au bord de l’orgasme dans le film, on n’entreverra
pas le moindre coup de pieu à l’horizon : ni pour Bella, qui a pourtant toujours l’air de mouiller de la chatte et d’avoir les crocs pour la moindre bite qui pointe, ni d’ailleurs pour son petit
copain vampire, qui la met pourtant un temps dans son pieu, sans pouvoir pourtant lever le sien, débandant à la moindre contrariété. Il prétexte notamment son grand âge (il a grandit au 19e
siècle, mine de rien !) pour affirmer son appartenance à la « vieille école », refusant tout sexe avant le mariage… En gros, c’est un puceau, quoi ! On se retrouve ainsi devant un spectacle non
seulement abrutissant, mais véhiculant qui plus est toute une palette d’idées rétrogrades à la jeunesse contemporaine : une véritable histoire à la mormone-moi-le-nœud, limite dangereuse au bout
du compte !



 



Mise en perspective :



- Twilight, Chapitre 2 : Tentation, de Chris Weitz (Etats-Unis,
2009)



- Mords-moi sans hésitation, de Jason Friedberg et
Aaron Seltzer (Etats-Unis, 2010)































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6 commentaires:

  1. après, malgré ces innombrables défauts, ne trouve tu pas ce 3ème épisode un chouilla mieux réalisé. Je veux dire, il sait shooter une scène (intro très réussie même). la photographie est un peu
    moins laide aussi.

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  2. Eh bien maintenant, j'ai encore moins envie de le voir ? Etonnant non ? ;)

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  3. Super article, je me suis bien marré à lire tout ça. Pour ma part, après avoir vu le premier, je m'enfuis à la moindre citation de Twilight.

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  4. "on n’entreverra pas le moindre coup de pieu à l’horizon : ni pour Bella, qui a pourtant toujours l’air de mouiller de la chatte et d’avoir les crocs pour la moindre bite qui pointe, ni
    d’ailleurs pour son petit copain vampire, qui la met pourtant un temps dans son pieu, sans pouvoir pourtant lever le sien, débandant à la moindre contrariété. Il prétexte notamment son grand âge
    (il a grandit au 19e siècle, mine de rien !) pour affirmer son appartenance à la « vieille école », refusant tout sexe avant le mariage… En gros, c’est un puceau, quoi !"





    Salop va tu veux me faire mourrir de rire ou quoi!


    Quelle idée aussi de participer à des soirées entre filles...


    Je n'ai jamais regarder un des trois (cela ne changera pas) mais il me tarde ton commentaire sur le prochain film, puisque le coup de burin elle va le prendre.

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  5. Ah, maintenant que tu le dis, je serais bien tenté ! :D

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  6. J’ai découvert Twilight grâce à l’application Playvod Android https://play.google.com/store/apps/details?id=virgoplay.vod.playvod et je dois avouer que j’ai été séduit. En effet, cet
    opus contient une histoire d’amour magnifique et des scènes d’action qui tiennent vraiment le spectateur en haleine. Les critiques de telerama.com et https://www.premiere.com/ ont été justes concernant son excellente qualité. 

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