lundi 7 juin 2010

Donnie Darko 2 : l’héritage du sang, de Chris Fisher (Etats-Unis,2009)



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Note :
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Autant le dire tout de suite, si l’on veut apprécier ce « Donnie Darko 2 », il faut commencer par oublier son merveilleux prédécesseur signé Richard Kelly et définitivement culte ! Ne
comparons pas l’incomparable en effet et prenons cette « suite » que personne n’attendait vraiment pour ce qu’elle est : un simple film de divertissement pour ados un peu torturés… Dans le «
making of » du film, l’ensemble de l’équipe admet d’ailleurs son scepticisme au début du projet quant à l’intérêt ou à l’utilité d’un tel « sequel »… Mais comme ils le justifient tous plus ou
moins, il ne s’agit au fond pas tant d’une suite que d’un « prolongement » du film original. La volonté du réalisateur n’était pas de répondre aux questions laissées en suspens à la fin du
premier volet, mais plutôt d’en poursuivre « l’exploration ». Le titre original nous oriente d’ailleurs vers l’hypothèse d’une direction totalement différente, puisque « S. Darko » désigne en
réalité Samantha Darko, la sœur de Donnie, qui avait une dizaine d’années quand son frère est mort et qui revit sept ans plus tard un peu les mêmes phénomènes qu’il a vécu à ce moment là…

Tout commence plutôt assez mal pour « Donnie Darko 2 » : des images très lisses qui semblent sorties de clips musicaux, un montage chaotique, une absence de perspective narrative de prime abord…
Quand deux jeunes filles tombent en panne sur la route et qu’un beau jeune homme un peu rebelle arrive à leur secours, on se dit que le pire risque d’advenir ! On se sent plus proche du «
teen-movie » sexy et abêtissant que du film mystérieux à la frontière du fantastique comme pouvait l’être le chef-d’œuvre de Richard Kelly… Sauf que peu à peu, le film gagne en profondeur et les
jeunes acteurs sont plutôt agréables à suivre à l’écran. L’intrigue se noue très lentement mais sûrement, conservant des éléments fantastiques de son modèle tout en les détournant ou en leur
conférant une nouvelle dimension… Coincée dans une petite ville, Sam Darko et son amie font connaissance avec la population locale, souvent assez louche, et observent progressivement d’étranges
phénomènes : la chute d’une météorite, un petit garçon disparu, les visions de Samantha… Le film parvient en fin de compte à capter notre attention et à nous faire passer un assez bon moment,
riche en rebondissements. Plus fort encore, le scénario se permet même de « tuer » son héroïne à mi-parcours, pour relancer le film vers de nouveaux horizons, à base de voyages dans le temps et
de passé modifiable à loisir…

Certes, côté métaphysique, on reste plus du côté du mal-être adolescent de base que de la fable existentielle qui émanait du premier film. La mise en scène n’est probablement pas assez puissante
non plus pour créer une atmosphère véritablement nouvelle et intrigante. Quant au dénouement, il reste ouvert et vaguement explicatif, mais sans cet aspect riche et intelligent que possédait
l’ultime séquence du « Donnie Darko » de Richard Kelly ! Alors que le monde va sur sa fin, comme cela est répété à plusieurs reprises dans le film (compte à rebours apocalyptique à l’appui), on
en reste quand même un peu sur sa faim, finalement… « Donnie Darko 2 » s’avère ainsi plutôt distrayant, ni vraiment mauvais ni tout à fait bon, mais il est évident qu’il ne marquera pas les
esprits comme le fit en son temps son illustre prédécesseur !

Bonus DVD :
Outre un « Making of » plutôt intéressant, notamment pour les témoignages explicitant les liens de cette suite avec le premier film, le contenu « bonus » du DVD de « Donnie Darko 2 » propose en
sus une bande annonce plutôt efficace et toute une série de scènes inédites. A noter également la présence d’une étrange chanson sur des images inédites du tournage : « Utah too much », écrite
pendant la réalisation du film et se présentant comme une ode humoristique à l’Utah, Etat des Etats-Unis où se déroule l’intrigue… Amusant clin d’œil !



 



Donnie Darko 2 :



Un film de Chris Fisher avec Daveigh Chase, Briana Evigan et Jackson Rathbone.



Distribution : Fox – Pathé - Europa



Fiche produit boutique



Date de sortie : 02/06/2010



 



Critique réalisée en partenariat avec
cinetrafic































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dimanche 6 juin 2010

Jeu : les 7 degrés de séparation # 21


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Décidément, les semaines se suivent et les joueurs semblent de moins en moins performants aux « 7 degrés de séparation » ! La question de la semaine dernière était peut-être ambiguë, ou mal posée, en tout cas personne n’a
trouvé de solution… mais une solution existe-t-elle seulement ?
Pour récompenser quand même les beaux efforts de Foxart et Knorc, un demi point est généreusement attribué à chacun pour cette
fois…

Voici donc les scores actuels :
Knorc > 2,5 points
Foxart > 1,5 point

Je vous rappelle qu’il suffit de cumuler 3 points pour choisir l’un de ces formidables DVD en cadeau :
- « The calling » de Richard Caesar
- « L’étrange créature du lac noir » de Jack Arnold (accompagné
du documentaire "Retour sur le lac noir")
- « Flandres » de Bruno Dumont (dans une superbe édition collector digipack double-DVD,
débordante de bonus passionnants !)

Aujourd’hui, je vous propose de jouer avec deux grands cinéastes, l’un français et l’autre américain, tout deux incarnant une forme de modernité dans l’histoire du septième art… S’ils ont eu tous
les deux de magistraux échanges au cours d’entretiens devenus mythiques et réunis dans un très beau livre, saurez-vous cependant réunir facilement Alfred Hitchcock et François Truffaut à travers
une chaîne de séparation comportant le moins de maillons possibles ? Un point reviendra bien sûr à qui saura relever le défi !

Si vous avez un doute, consultez l’avis de la règle du jeu, et comme « les 7 degrés » semble
quelque peu s’essouffler ces derniers temps, sachez qu’un nouveau jeu vous attend d’ici très peu de temps… Nous le désignerons pour le moment sous l’appellation codée de « Grand jeu de l’été » !
Vous risquez d’être très surpris…

Après toutes ces révélations, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance et à prendre congé jusqu’à dimanche prochain !































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samedi 5 juin 2010

Godzilla vs Megalon, de Jun Fukuda (Japon, 1973)



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Note :
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Parmi la multitude de films de la franchise japonaise « Godzilla », celui-ci ne brille pas par son scénario ou la subtilité de ses scènes d’action… A vrai dire, l’histoire est d’une simplicité
affligeante, mais tellement embrouillée dans sa narration qu’on en perd bien souvent la logique ! On comprend vaguement qu’une faille tectonique a renversé le pédalo rigolo d’un petit garçon et
libéré du même coup l’affreux monstre Megalon, qui va zigouiller tous les humains, encouragé par les habitants de Seatopia, une sorte de cité sous-marine hyper en avance sur nous et en lien avec
les statues de géants de l’île de Pâques !? A côté de ça, des méchants vont détourner à leur avantage un robot nommé Jet Jaguar créé normalement pour aider les humains, un autre monstre (Gigan)
va venir d’une autre planète pour s’inviter dans les bastons… et puis plein d’autres choses toutes aussi incroyables et irrationnelles, multipliant les aberrations et les incohérences pour le
plus grand plaisir des amateurs de nanars !

Parce que pour un peu que l’on regarde « Godzilla contre Megalon » au 36e degré, c’est exactement le genre de film devant lequel on peut se marrer comme un dingue ! Comme souvent avec le gros
monstre vert, on a droit à des explosions dans tous les sens et à des destructions urbaines apocalyptiques, qui seraient d’ailleurs en grande partie issues des rushes de précédents longs métrages
de Godzilla, histoire de faire des économies… Du coup, on compte les faux raccords à la pelle et on scrute à l’écran un déferlement de grand n’importe quoi !

Parmi de nombreux actes de bravoures ultimes et sublimes, cet épisode nous réserve notamment des séquences que l’on jurerait tout droit sortie de « Bioman », « X-Or » ou « San Ku Kaï »… Les
monstres semblent constamment défier toutes les lois de l’attraction terrestre : le robot réussit par exemple à faire du surplace en plein ciel et Godzilla glisse sur sa queue en « volant »
quasiment, debout parallèle au sol ! Le héros du film sait par ailleurs se faire désirer, puisqu’il faudra attendre presque trois quart d’heure avant que l’on pense à appeler Godzilla à la
rescousse, et le temps que celui-ci traverse l’océan à la nage pour le voir enfin débarquer pour le grand combat final, soit environ une quinzaine de minutes, montre en main. Le ridicule ne tuant
pas, les monstrueux géants semblent prendre plaisir à tendre la queue pour qu’on les batte : ah, la grâce de Megalon bondissant dans la vallée comme un lapin qui aurait trop mangé, ou le bonheur
de voir Gogodzilla prendre Megalon par le bout de la queue pour le balancer de haut en bas, puis de bas en haut, à moult reprises… et surtout ne manquez pas la chanson finale toute belle et toute
sucrée, qui glorifie la naissance de ce nouvel héros incarné par le robot, Jet Jaguar, entièrement dévoué aux hommes : « C'est bel et bien un robot créé par l'homme / Jet Jaguar ! Jet Jaguar ! /
Tu es notre héros / tu vas sauver la paix du monde entier / tu feras preuve de courage ! / Godzilla et Jet Jaguar / PUNCH PUNCH PUNCH ! / Ne pleurons pas, devenons aussi fort que toi ! » Bonheur
ringard suprême de cette indicible japoniaiserie…



 



Mise en perspective :



- Chronique des combats sur Nanarland































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vendredi 4 juin 2010

Le fil ciné de Phil Siné 3 : Mois de mars 2010


Le "fil ciné de Phil Siné", c'est la synthèse mensuelle des films que je vois au cinéma, en DVD, à la TV ou par le biais de tout autre moyen ou support... Il s'agit ainsi de dresser un bilan très
personnel et subjectif, un "vade mecum" récapitulatif et synthétique de ma "cinémathèque virtuelle", afin de pouvoir la parcourir d'un seul regard ! Les films y sont classés par niveaux
d'appréciation, ce qui permet de repérer leur intérêt en un clin d'oeil. Un lien vers la chronique critique des films est fait lorsque celle-ci existe sur le blog...



 



guerrier silencieuxghost writerbad lieutenant escale nouvelle orleans



 



En mars 2010, Phil Siné a vu 50 films au total. 39 ont été vu au cinéma, parmi lesquels 26 films sortis en 2010 (surlignés en rouge). Parmi les 50 films, 13 sont français et 23 sont
américains.



 




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Fenêtre sur cour, d’Alfred Hitchcock (Etats-Unis, 1954)



Flandres, de Bruno Dumont (France, 2006)



The ghost writer, de Roman
Polanski (France, 2010)



Les témoins, d’André Téchiné (France, 2007)



La vie est belle, de Frank Capra (Etats-Unis, 1946)



 




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Achille et la tortue, de
Takeshi Kitano (Japon, 2010)



Bad Lieutenant, d’Abel Ferrara (Etats-Unis, 1992)



Bad Lieutenant
: escale à la Nouvelle-Orléans, de Werner Herzog (Etats-Unis, 2010)



Basket case (Frères de sang), de Frank Henenlotter
(Etats-Unis, 1982)




Le guerrier
silencieux, de Nicolas Winding Refn (Danemark, 2010)



L’inconnu du Nord-Express, d’Alfred Hitchcock (Etats-Unis,
1951)




A single man, de Tom Ford (Etats-Unis,
2010)








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Adam’s apple, d’Anders Thomas Jensen (Danemark, 2006)



Bus Palladium, de Christopher
Thompson (France, 2010)



La collectionneuse, d’Eric Rohmer (France, 1967)



Une éducation, de Lone Scherfig (Etats-Unis, Grande-Bretagne, 2010)



Soul Kitchen, de Fatih Akin
(Allemagne, 2010)




Les trois jours du Condor, de Sydney Pollack (Etats-Unis,
1975)



White material, de Claire Denis
(France, 2010)




 




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L’arbre et la
forêt, d'Olivier Ducastel & Jacques Martineau (France, 2010)



L’arnacoeur, de Pascal Chaumeil
(France, 2010)




Les chèvres du
Pentagone, de Grant Heslov (Etats-Unis, 2010)



Chicas, de Yasmina Reza (France,
2010)



Chloé, d'Atom Egoyan (Etats-Unis, 2010)



Daybreakers, de Michael
& Peter Spierig (Etats-Unis, 2010)



L’étrange créature du lac noir, de Jack Arnold (Etats-Unis,
1954)



Kids return, de Takeshi Kitano (Japon, 1996)



Nord, de Rune Denstad Langlo (Norvège,
2010)



La révélation, de
Hans-Christian Schmid (Allemagne-Danemark, 2010)




Sonatine : mélodie mortelle, de Takeshi Kitano (Japon, 1993)



Star Wars épisode 6 : Le retour du Jedi, de Richard Marquand (Etats-Unis, 1983)



La stratégie du
choc, de Michael Winterbottom et Mat Whitecross (Grande-Bretagne, 2010)



Tête de Turc, de Pascal Elbé (France,
2010)




Tucker, l'homme et son rêve, de Francis Ford Coppola (Etats-Unis, 1988)



Une nuit en enfer, de Robert Rodriguez (Etats-Unis, 1996)



 




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Audition, de Takashi Miike (Japon, 2002)



Eastern plays, de Kamen Kaler (Bulgarie, 2010)



Edvard Munch, la danse de la vie, de Peter Watkins (Norvège, Suède, 1973)



Giallo, de Dario Argento (Italie, 2008)



Halloween 2, de Rob Zombie (Etats-Unis, 2008)



Légion : l’armée des
anges, de Scott Charles Stewart (EU, 2010)




Liberté, de Tony Gatlif (France, 2010)



Sexy boys, de Stéphane Kazandjian (France, 2001)



Tout ce qui brille, de Géraldine Nakache et Hervé Mimran (France, 2010)



 




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Alice au pays des
merveilles 3D, de Tim Burton (Etats-Unis, 2010)



La part des ténèbres, de George A. Romero (Etats-Unis, 1993)



Precious, de Lee Daniels (Etats-Unis,
2010)



Tarzan, l’homme singe, de W.S. Van Dyke (Etats-Unis,
1932)




 




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Dreamcatcher, l'attrappe-rêves, de Lawrence Kasdan (Etats-Unis, 2003)



Nine, de Rob Marshall (Etats-Unis,
2010)
































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jeudi 3 juin 2010

Harvie Krumpet, d'Adam Elliot (2003)


 








 



Avant de réaliser le sublime et si subtil  "Mary et Max", Adam Elliot avait déjà commis plusieurs courts métrages d'animation, dont celui-ci, "Harvie Krumpet", dans la pure lignée de son
long métrage... ou comment évoquer avec beaucoup d'humour (noir) le bien triste destin de la plus grande partie des mortels. Une pure merveille !



 



Mise en perspective :



- Mon Top 10 des films d’animation































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mercredi 2 juin 2010

Sex & the city le film, de Michael Patrick King (Etats-Unis, 2008)



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Note :
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Bien sûr, au cours des quatre années qui nous séparent de la fin de la série au moment de la sortie de ce premier film, il ne s'est rien passé dans la vie de nos quatre "célibattantes" désormais
toutes accouplées. Ou si peu de choses, à dire vrai, d'après l'introduction que nous propose Sex & the city le film. On se doute pourtant bien que si la série avait continué, "Big"
et Carrie en seraient probablement à leur quinzième rupture, pour au final encore mieux se retrouver et s'aimer follement. Mais bon, c'est la loi des séries, comme on dit, quand elles meurent,
leurs personnages meurent aussi...



Passons cependant un peu, puisque l'enjeu est quand même de taille : la série culte de tous les homos et des bourgeoises salopes débarque sur grand écran ! Et il faut bien remarquer que le
problème est un peu là, comme souvent lorsqu'un produit télévisuel est adapté au cinéma : s'il est aisé de créer une "illusion cinéma" à la télévision, il est nettement moins évident de
transposer un format court très "calibré" TV en long métrage. Du coup la "longueur" du film (2h30 tout de même !) joue quelque peu en défaveur des épisodes de la série : tout semble un peu
émoussé, moins vif, moins percutant, moins incisif, bref moins drôle finalement... ou comment faire du moins avec du plus, quand on y réfléchit ! Pourquoi ne pas avoir choisi de faire cinq
nouveaux épisodes de 30 minutes plutôt qu'un seul à rallonge ? Le format court renferme souvent une plus grande intensité dramatique, spécialement pour Sex and the city...



Ne boudons quand même pas complètement notre plaisir, car on est plutôt content de retrouver nos quatre meilleures amies et de les voir vieillir doucement... et s'assagir évidemment. Moins
délurées, mais peut-être plus touchantes ? Derrière la débauche de luxe et du fric tout puissant, Carrie Bradshaw demeure cette chroniqueuse hors pair des sentiments amoureux. Sous le vernis se
cache toujours la profondeur des sentiments, qui n'ont ici rien de superficiel, comme pourtant tout ce qui semble les entourer ! Simplement ici, les filles, qui auparavant cherchaient l'amour -
le vrai ! -, l'ont enfin trouvé... (même si la pantoufle de vair de Cendrillon est fatalement remplacée par une paire de Manolo Blahnik à plus de 500 dollars !)



A noter aussi que le film nous réserve quelques surprises et révélations : le nom complet de "Big" John par exemple, mais surtout (et enfin ! on n'en pouvait plus d'attendre...) l'âge véritable
de la botoxée Samantha (et ça reste impressionnant, croyez moi...)



Mais j'en viens au problème (que posait déjà la série, de façon un chouilla moins exagéré cependant) de la débauche de fric et de frime qui transforme un peu le film en publicité gigantesque pour
marques de luxe et de mode super chic... De là était né chez moi (déjà à l'époque de la série) un étrange paradoxe personnel : comment je pouvais adorer une série qui glorifiait tout ce que je
détestais, tous ces symboles honteusement vains de la croissance inutile. Moi, chantre de la décroissance et de la simplicité volontaire, je me mettais à avoir pour héroïne une fille qui
préférait lire Vogue au lieu de se payer à manger et qui garnissait son placard de chaussures hors de prix pour le commun des mortels n'habitant pas Manhattan... En fait, pour me rassurer,
j'accordais bien plus d'importance aux mésaventures sentimentales de ces filles, et puis après tout, Carrie n'était qu'une pauvresse avant de rencontrer Big, simplement elle ne dépensait pas
vraiment son argent comme il aurait fallu... Sous le vide et la superficialité du décorum, j'avais toujours la conviction que les héroïnes savaient de toute évidence que ce qui comptait vraiment,
c'était l'amour, l'argent n'étant en fin de compte là que pour mieux l'enrober... Et ne pourrait-on pas dire que le film se montre en partie (et très modestement, il faut l'avouer) "impertinent"
à l'égard du luxe et de la mode ? Je m'explique... La fin du film s'impose en effet comme une profonde contradiction à toute cette gloire de l'inutile qu'il montre à longueur de pellicule, d'où
d'ailleurs mon adoration finale et mon sourire niais en voyant apparaître le générique de fin. Tout d'un coup, c'est presque "adieu les paillettes et les robes à plumes dans le cul" pour un
retour à la simplicité volontaire et au plaisir des "vraies choses" : un petit tailleur anonyme en guise de robe de mariée (hum...) et un repas tout simple mais entouré de ceux qu'on aime pour
célébrer un mariage d'une sobriété émouvante (!)... Et puis ne négligeons pas non plus l'ultime réplique du film, rejetant presque tout ce matérialisme auquel on croyait Carrie tellement
attachée, célébrant l'amour et l'amitié comme les seules choses qui ne seront jamais démodés... contrairement à la mode, donc, CQFD !































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mardi 1 juin 2010

Dernières séances : Ca commence par la fin, Infectés


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Ca commence par la fin
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de Michaël Cohen (France, 2010)
> La passion amoureuse, dévorante, ses excès, le tout monté dans le désordre et incarné par des personnages visiblement déjà bien schizophrènes… Le couple d’acteurs Michaël Cohen et Emmanuelle
Béart étant autant couple à la ville qu’à l’écran, on se demande parfois si le film ne leur a pas servi de thérapie de couple… Tout n’est certes pas mauvais, sans compter qu’on rigole bien aussi,
même si on a du mal à comprendre si cet humour-là est voulu ou totalement involontaire.

Infectés
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d’Alex et David Pastor (Etats-Unis, 2010)
> Malgré un début qui intrigue à défaut de passionner, il n’y a pas grand chose à sauver dans ce film entre road-movie et film épidémique à la « 28 jours plus tard ». Mise en scène
mollassonne, scénario inepte, personnages inintéressants… et surtout : frisson loin d’être garanti, le comble pour un film d’épouvante !































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