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mercredi 1 janvier 2014

[Critique] Jurassic Park 3, de Joe Johnston



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Jurassic Park 3



de Joe Johnston



(Etats-Unis, 2001)




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Pour le troisième volet de « Jurassic Park », Steven Spielberg cède les rennes de la grosse machine à Joe Johnston, qui voulait d’ailleurs réaliser une suite au premier film dès sa sortie… Après
« Le monde perdu » dirigé par Spielberg lui-même, il obtient
ainsi carte blanche pour imaginer un nouveau volet à la saga qui aura chamboulé à jamais notre vision des dinosaures ! Habitué à l’artillerie lourde (« Chéri, j’ai rétréci les gosses », « Jumanji
»), il s’en sort d’ailleurs plutôt bien, du moins si l’on part du principe que « Jurassic Park III » n’est rien d’autre qu’une « série B de luxe », un blockbuster de pur divertissement, aux
effets visuels d’enfer mais au scénario au fond assez sommaire…

Il faut dire que la prise de risque en matière d’imagination est ici à son minimum… Sans être véritablement un copier-coller des films précédents, ce troisième « Jurassic Park » ne va néanmoins
guère au-delà ! Nous voilà de retour sur « Isla Sorna », le site B de John Hammond, dont on découvrait l’existence dans « Le monde perdu ». Alors que l’île est interdite d’accès (un nouvel
écosystème préhistorique l’a entièrement repeuplée), un couple décide d’y aller coûte que coûte, en mission de sauvetage pour leur fils disparu… Après l’avoir manipulé, ils entraînent dans leur
folie le paléontologue Alan Grant, toujours incarné par l’excellent Sam Neill, que l’on prend d’ailleurs plaisir à retrouver après son absence dans le second film ! Et à partir de là, à peu près
rien d’autre, sinon un enchaînement époustouflant de scènes d’action montrant la difficile survie de nos héros perdus au milieu des dinosaures…

Mais même si le film n’apporte pas grand chose à l’histoire de la saga et assène une fois encore les mêmes idées (en gros, que l’homme est un fou qui se prend pour Dieu avec sa science !), il
faut bien reconnaître que le plaisir – certainement coupable – de se laisser emporter dans une aventure pleine de bruit et de fureur, un peu comme on fait un tour de grand huit à la fête foraine,
est bien là ! D’autant que l’on ressent une certaine sincérité de la part des concepteurs du film, ou tout du moins l’envie d’un travail soigné et bien fait, qui provoque l’enthousiasme du
public… « Jurassic Park 3 » bénéficie ainsi de l’expérience des deux films précédents et d’effets spéciaux au top, mêlant images de synthèse et animatroniques dans une fusion quasi-merveilleuse !
La mise en scène de Johnston se révèle elle aussi plutôt efficace et se lance dans des séquences proprement ébouriffantes : le crash de l’avion sur l’île, attaqué par un Tyrannosaure puis un
Spinosaure (un dinosaure encore plus gros et plus féroce, qui deviendra un peu la star de ce nouveau film), les apparitions renouvelées des Vélociraptors (montrés de plus en plus intelligents,
Alan Grant parvenant même au final par communiquer avec eux dans une scène assez kitsch mais toujours fun !), l’attaque des Ptéranodons dans une volière géante, le retour du Spinosaure dans une
rivière enflammée… Et c’est d’ailleurs bien dans ces moments que le film se révèle à lui-même : avec plus de dinosaures, plus d’effets spéciaux, plus d’action, plus d’esbroufe – en d’autres
termes plus de moyens –, « Jurassic Park III » cherche juste à nous en ficher plein les mirettes, au détriment peut-être de la capacité d’émerveillement qui constituait l’essence même des deux
opus signés Spielberg… Sans doute moins marquant que ses brillants modèles, le film de Joe Johnston n’en est pas moins un spectacle réjouissant !



Perspectives :



- Jurassic Park



- Le monde perdu : Jurassic Park 2



Bonne année !































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dimanche 26 mai 2013

[Critique] Freddy – Chapitre 7 : Freddy sort de la nuit, de Wes Craven



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(Etats-Unis, 1994)



Le Jour du Saigneur # 117




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Septième film de la saga « Freddy », ce « Freddy sort de la nuit » (« New Nightmare » en V.O.) n’est pourtant pas une « suite » au sens traditionnel du terme. En effet, après avoir tué pour de bon le vilain croquemitaine
dans le sixième opus
aussi poussif que les quelques précédents, difficile de poursuivre l’air de rien la franchise. C’est ainsi que pour fêter les dix ans de la série à succès, Wes Craven a
l’idée en 1994 de reprendre en main le personnage de Freddy Krueger et de revenir sur la matrice originelle de sa créature : soit « Les griffes de la nuit », son propre film… Il va alors au-delà de tout ce
qu’on pouvait imaginer, en ébauchant un travail de mise en abyme aussi étonnant que passionnant, travail qu’il poursuivra et approfondira bien plus largement à travers sa saga « Scream » !

Ainsi, il fait intervenir non pas les personnages du premier film dans le script de ce « Freddy sort de la nuit », mais leurs propres interprètes, ainsi que les jour_du_saigneur_bis.jpgproducteurs et concepteurs du long métrage, allant jusqu’à apparaître lui-même à l’écran ! Il part du postulat que suite à la fin de la
saga, la créature cauchemardesque essaie de réapparaître dans la réalité elle-même… L’actrice Heather Langenkamp (l’héroïne Nancy dans « Les griffes de la nuit ») fait ainsi des cauchemars et semble poursuivie
par l’ombre de Freddy (un tremblement de terre fissurant un mur de sa maison comme des griffes, des appels anonymes lui chantant la comptine du célèbre monstre griffu, son fils terrifié par un
homme qui veut l’enlever…) Parallèlement, un nouveau film est sur le point de se monter et Wes Craven himself, dont les cauchemars sont également revenus, est en train d’en écrire le scénario… On
vous laisse imaginer tous les effets de troubles que le film réserve pour le spectateur, perdu entre fiction et réalité, cauchemars des personnages ou des acteurs eux-mêmes… Qui joue ? Qu’est-ce
qui est vrai ? Est-on en train d’assister à un film en train de se faire au fur et à mesure ? Craven interroge au fond la force de la fiction au sein même du réel… Une scène assez curieuse nous
montre par exemple Heather Langenkamp jouant à être Heather Langenkamp jouant malgré elle le personnage de Nancy : le spectateur peut commencer à avoir le vertige, même si cela demeure très
timide par rapport à ce que sera « Scream ».

Cette perspective de la fiction agissant sur la réalité est d’ailleurs d’autant plus vraie que le film met en scène la « Freddy mania » du monde réel, dont les fans étaient frustrés de voir leur
saga préférée ainsi achevée pour toujours… L’ironie du cinéaste va jusqu’à filmer un plateau de télévision où Heather Langenkamp se fait interviewer et où Robert Englund (l’interprète de Freddy
dans la « réalité ») vient se trémousser déguisé en Freddy sous les hourras d’un public en délire… On y voit bien sûr les dérives de starisation du monstre que les suites de la saga ont engendré,
laissant le sadique originel devenir une sorte de bête de foire venue faire son show et s’autoparodiant pathétiquement.

Pour clore le bec à tout le monde, Wes Craven ressuscite alors un Freddy nouvelle génération, qui se rapproche plus de la version qu’il avait initiée à la base : soit un être sanguinaire et
vraiment terrifiant… Son relooking lui donne un côté presque fétichiste (ça doit être le pantalon en cuir…) et des griffes plus acérées que jamais ! Les scènes de terreur de « Freddy sort de la
nuit » sont en outre souvent impressionnantes, malgré quelques effets numériques malheureux (qui étaient alors déjà à la mode…) : on pense notamment au meurtre de la baby-sitter à l’hôpital,
montrant un Freddy capable de grimper aux murs et au plafond, hommage direct à l’une des scènes de meurtres les plus fameuses du premier opus… La débauche d’effets spéciaux devraient ainsi ravir
les amateurs (voire notamment le finale assez grandiose dans le monde de Freddy), même si son aspect par nature ostentatoire la rende pourtant moins terrifiante ou efficace que les effets plus
diffus du film « matrice », auquel on ne pourra probablement jamais cesser de faire allusion lorsqu’on évoquera Freddy…



La saga Freddy :



- Freddy : les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984)



- Freddy 2 : la revanche de Freddy, de Jack Sholder (1985)



- Freddy 3 : les griffes du cauchemar, de Chuck Russell (1987)



- Freddy 4 : le cauchemar de Freddy, de Renny Harlin
(1988)



- Freddy 5 : l’enfant du cauchemar, de Stephen Hopkins
(1989)



- Freddy 6 : La fin de Freddy – L’ultime
cauchemar, de Rachel Talalay (1991)



- Freddy : les griffes de la nuit (reboot), de Samuel Bayer (
2010)































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dimanche 28 avril 2013

[Critique] Evil Dead III : L’armée des ténèbres, de Sam Raimi



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(Etats-Unis, 1993)



Le Jour du Saigneur # 113




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S’il demeure probablement le meilleur épisode de la franchise, « Evil dead 3 » n’en reste pourtant pas moins un film nettement surévalué par rapport au phénomène de culte qui l’a entouré… Bien
sûr, son côté foutraque et baroque, qui était également la marque de fabrique des deux précédents volets, parvient à distraire et même à offrir un spectacle régulièrement jouissif, d’autant plus
que l’histoire prend une direction complètement « What The Fuck » dans cette « Armée des ténèbres »… Propulsé au moyen âge par le démon à sa poursuite, Ash (encore une fois interprété par le
délirant Bruce Campbell) va bientôt se retrouver en quête du Nécronomicon, livre à l’origine de tous ses malheurs ! Toujours avec sa tronçonneuse à la place d’un bras, il va alors se confronter à
mille situations « n’importe nawak », d’un groupe de « mini-lui » lilliputiens hargneux à une jour_du_saigneur_bis.jpgarmée de squelettes belliqueux… les
effets spéciaux sont au passage plutôt impressionnants et ont bien plus de gueule que certaines productions contemporaines, misant sur le tout numérique !

Si l’imagination est au rendez-vous et si l’humour est souvent assez tordant, entre non-sens loufoque et parodies diverses (une formule qui ressemble par exemple à celle du « Jour où la Terre
s’arrêta » de Robert Wise), on reprochera néanmoins à « Evil Dead III » la même chose qu’aux films précédents. D’abord, tout semble arriver sans la moindre cohérence, comme un spectacle
incompréhensible et improvisé au fur et à mesure qu’il s’écrit, ce qui donne au final quelque chose d’assez déséquilibré et brouillon… Ensuite, l’univers baroque créé est certes inventif et
impressionnant, mais il en propose au fond presque trop, mis au service d’une histoire qui enchaîne les situations à un rythme endiablé, sans jamais de répit, au point d’épuiser son spectateur,
qui finira par ne plus rien ressentir devant un gigantesque barnum devenu indigeste… On passera également sur un dénouement un peu neuneu, auquel on préfèrera la fin alternative disponible sur un
DVD, qui montre le héros se réveillant dans un futur trop lointain, celui de son monde désormais détruit…



Dans les épisodes précédents :



Evil Dead, de Sam Raimi



Evil Dead 2, de Sam Raimi



Remake :



Evil Dead, de Fede Alvarez































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dimanche 21 avril 2013

[Critique] Freddy – Chapitre 6 : La fin de Freddy – L’ultime cauchemar, de Rachel Talalay


freddy_6.jpg(Etats-Unis, 1991)



Le Jour du Saigneur # 112




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Les années passant, Freddy s’aperçoit qu’il a épuisé le stock d’ados de la ville où il perpétue ses cauchemardesques méfaits, ville qu’il ne peut visiblement pas quitter… Heureusement, il reste
un survivant adolescent, qu’il envoie valdinguer dans le décor (littéralement !) pour aller voir ailleurs s’il y est… Or, une réplique du croquemitaine nous apprend que « dans chaque ville, il y
a une Elm Street », ce qui permet à celui-ci de trucider des jeunes gens là où se retrouve le garçon qu’il a envoyé paître, devenu amnésique et croyant bientôt être le fils de Freddy, ce qui
expliquerait pourquoi le monstre ne le tue pas… Sauf que non, même s’il est bien aussi question ici de la progéniture de Freddy, mais également de son enfance et de son piètre rôle de père
autrefois, le tout dispersé en autant de flash-back dans ce sixième opus qui déborde de toute part… L’histoire est d’ailleurs tellement riche, et le scénario sans doute si mal écrit, qu’on y
comprend au fond pas grand chose, dans tout ce salmigondis brouillon et globalement médiocre…

Mais faut-il parler d’une trop grande ambition, mêlant un passé rempli de révélations à un présent nous promettant bel et bien la « fin » de Freddy cette jour_du_saigneur_bis.jpgfois-ci ? ou plus certainement d’un manque de talent évident ?! Les moyens sont pourtant là (un des plus gros budgets de la saga), ainsi
qu’un certain degré d’inventivité. Comme dans le volet précédent, cette « ultime cauchemar » (dont on s’interroge sur l’abondance de sous-titres au titre !) révèle en effet une certaine
originalité dans les quelques meurtres qu’il propose (malheureusement toujours pas assez !), avec une recherche graphique évidente et plutôt réussie dans la plupart des scènes : d’un jeu
d’amplification ou de réduction des sons pour faire exploser la tête d’un jeune sourd à un autre adolescent plongé dans un jeu vidéo et agissant sous l’impulsion de la manette télécommandée par
Freddy, le film ne nous met néanmoins pas à l’abri d’autres séquences plus ridicules…

L’autre principal défaut de cette énième aventure du psychopathe culte, outre son côté fatalement répétitif et sans surprise, provient de sa quasi absence de sang qui tache, ce qui dans un film
d’horreur, justement, fait tache ! Pour le coup, on se croirait presque dans un film pour enfants (ou du moins tout public…), d’autant que le personnage de Freddy se comporte de plus en plus
comme un personnage de dessins animés, avec ses gags débiles et très visuels : lorsqu’il se met à placer un tapis de clous sur le sol où va s’écraser un ado, on croirait voir Coyote tout fier
d’enfin pouvoir tuer Bip-Bip… Ce qui demeure néanmoins plutôt amusant… mais est-ce le but fondamental du film ? On passera vite fait sur l’idée saugrenue d’avoir tourné la dernière séquence du
film en relief (les acteurs tenant eux-mêmes des lunettes 3D dans leur main, comme pour mieux signaler aux spectateurs de mettre les leurs sur le nez à ce moment-là ?), pour conclure avec cet
étrange générique de fin, sorte de « best of » des apparitions de Freddy dans les six longs métrages de la série, s’achevant sur un « R.I.P. » pour Freddy, ajoutant encore à l’étrange décalage
que les scénaristes de la saga avaient entrepris depuis plusieurs épisodes déjà… Bien sûr, « la fin de Freddy » n’était alors qu’un leurre, et un septième film finirait par voir le jour ! (à
suivre…)



La saga Freddy :



- Freddy : les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984)



- Freddy 2 : la revanche de Freddy, de Jack Sholder (1985)



- Freddy 3 : les griffes du cauchemar, de Chuck Russell (1987)



- Freddy 4 : le cauchemar de Freddy, de Renny Harlin
(1988)



- Freddy 5 : l’enfant du cauchemar, de Stephen Hopkins
(1989)



- Freddy : les griffes de la nuit (reboot), de Samuel Bayer (
2010)































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dimanche 31 mars 2013

[Critique] Evil Dead 2, de Sam Raimi



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(Etats-Unis, 1987)



Le Jour du Saigneur # 109




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Fort d’un budget de 3 millions de dollars (le premier film, « artisanal », en avait coûté
375 000), « Evil Dead 2 » respire tout de suite plus la richesse, essentiellement d’un point de vue visuel, dans le soin apporté aux effets spéciaux… Il s’agit d’ailleurs là du principal défaut
que l’on pourra reprocher au film : tenir lieu finalement plus de « remake » que de « suite », avec plus d’argent, plus d’effets spéciaux, plus de fun… plus de tout en somme !

En s’intéressant à l’histoire proprement dite, on s’aperçoit en effet qu’il s’agit d’un quasi décalque du premier « Evil Dead » (des manifestations démoniaques au sein d’une cabane perdue au milieu de nulle
part), si ce n’est la fin qui nous emporte tout à fait ailleurs, à travers une séquence jour_du_saigneur_bis.jpgcomplètement « WTF » qui annoncera
d’ailleurs le troisième et dernier volet de la saga ! Après un bref résumé de l’épisode précédent (dont Sam Raimi a dû retourner certaines scènes – en simplifiant bizarrement l’intrigue et le
nombre de personnages – parce qu’il n’en avait plus les droits pour en réutiliser les images), « Evil Dead 2 » nous refait finalement partir pour un autre tour de manège, enchaînant les séquences
plus ou moins gores, avec des cris, des démembrements, des possessions… et du grand n’importe quoi de fête foraine !

Même si le ton se révèle parfois humoristique (on retient le gag de la main qui se balade toute seule et fait des doigts d’honneur, ou encore celui où tous les objets de la maison semblent rire
de conserve), la mise bout à bout de toutes les scènes du film, souvent répétitives et sans enjeux narratifs, finit par lasser… Certes, les maquillages et les trouvailles visuelles demeurent très
en avance pour l’époque et plutôt convaincantes, mais ce scénario en roue libre et des acteurs cabotins à mort (Bruce Campbell en tête) confèrent à l’ensemble un caractère vain et brouillon, tel
que pouvait l’être déjà le premier « Evil Dead », la surprise et le charme du film bricolé en moins…



La saga Evil Dead :



Evil Dead, de Sam Raimi



Evil Dead 3 : L’armée des ténèbres, de Sam Raimi



Evil Dead, de Fede Alvarez



Autres films de Sam Raimi :



- Evil Dead



- Le monde fantastique d’Oz



- Spider-Man































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vendredi 25 janvier 2013

[Critique] Le monde perdu : Jurassic Park 2, de Steven Spielberg



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Le
monde perdu : Jurassic Park 2



de Steven Spielberg



(Etats-Unis, 1997)




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Avec son titre hommage à l’univers d’Arthur Conan Doyle et à un film qui l’a émerveillé petit garçon (une adaptation du roman de Conan Doyle, donc…), « Le monde perdu » est l’occasion pour Steven
Spielberg de donner une suite à « Jurassic Park », admirable chef-d’œuvre de
divertissement et plus gros succès commercial de tous les temps au cinéma ! S’inspirant comme pour le premier d’un roman de Michael Crichton, son scénario – écrit par David Koepp – semble avoir
évolué au fil du temps, hésitant sur la direction à prendre et changeant radicalement sa fin au dernier moment. Si la préoccupation du cinéaste était avant tout de penser aux spectateurs, en
évitant par exemple de se contenter d’un « Jurassic Park » bis, on sent qu’il s’est aussi fait plaisir, en citant les modèles qui l’ont inspiré plus jeune, notamment « King Kong »…

Pour éviter le parcours « découverte » qui caractérisait le premier film, « Le monde perdu » nous plonge tout de suite dans l’action et nous montre d’emblée les dinosaures, à travers l’agression
sur une île d’une petite fille par une multitude de petits compsognathus vicieux. L’émerveillement lié à la découverte des dinosaures et de la révolution numérique en matière d’effets spéciaux
avait déjà été proposé dans le premier opus, il fallait donc désormais foncer, au risque de jouer la carte de la surenchère… L’île où a lieu l’agression est ainsi en réalité le « site B » du
milliardaire John Hammond, sur lequel avait lieu les naissances des animaux pour le parc d’attraction : après l’échec de ce « zoo » hors du commun, les dinosaures ont survécu et ont même
développé tout un écosystème autonome, sans la présence de l’homme… Hammond constitue alors une équipe de scientifiques afin d’aller observer ces bêtes dans leur milieu naturel, et le
mathématicien Ian Malcolm – à l’humour toujours bien trempé – se retrouve pris dans l’aventure bien malgré lui, surtout pour aller y rejoindre – et si possible « sauver » – sa fiancée déjà sur
place… Ce que cette petite troupe pacifique ignore, c’est que le neveu de Hammond a envoyé une autre équipe afin de capturer des dinosaures pour un nouveau projet de parc, cette fois-ci sur le
continent !

Si la folie des hommes à vouloir maîtriser une nature qui les dépassera toujours reste encore au cœur de cette suite – finissant au fond par offrir un message redondant par rapport au premier
film –, Spielberg sait pourtant offrir à son public un spectacle plus impressionnant encore, multipliant le nombre de dinosaures à l’écran et se lançant dans des scènes d’action plutôt
audacieuses : la partie de chasse aux dinos façon « safari » avec de nombreux véhicules à l’assaut d’autant de bestioles gigantesques demeure un morceau d’anthologie en matière de mise en scène
et d’effets spéciaux ! Un climat de tension est en outre constamment relancé à l’aide de séquences rudement bien troussées : l’attaque du van par maman et papa T-Rex venus récupérer leur petit
que l’équipe de gentils scientifiques est en train de soigner est proprement terrifiante ; le festin des vélociraptors dans les hautes herbes se révèlent glaçant dans la mesure où l’ennemi
devient alors invisible et peut surgir de tous côtés et à tout instant ; et l’ultime confrontation de Malcolm, sa fille et sa fiancée aux voraces raptors est chorégraphiée avec une belle
efficacité !

Si le discours et la morale du « Monde perdu » restent globalement les mêmes que dans « Jurassic Park » et si l’effet de surprise s’avère essentiellement compensé par une forme de surenchère
(plus de dinos, plus d’action, plus de tension… etc.), Steven Spielberg sait néanmoins surprendre par des personnages à l’ambiguïté plutôt à rebours de son cinéma habituel (le méchant chasseur,
interprété par l’excellent Pete Postlethwaite, est rendu émouvant et complexe) ou par une dernière partie qui tranche avec le reste du long métrage. Le dénouement se joue en effet sur le
continent, à mille lieues de l’île, où le T-Rex ramené en bateau crée un carnage en plein centre ville. On sent que Spielberg se fait ici plaisir, rendant hommage à tous ces films de monstres,
éternelle source d’inspiration pour ses propres films : il fait ici autant référence à Godzilla (un groupe de japonais paniqués devant le tyrannosaure qui les prend en chasse) qu’à King Kong,
lorsque l’animal est ramené à New York… La filiation avec le singe géant se retrouve également dans le lien étrange que le T-Rex semble nouer avec la fiancée du héros : mais l’explication
scientifique prend ici le dessus, puisque si le dinosaure est attirée par la jeune femme, c’est surtout parce qu’elle est couverte du sang du bébé tyrannosaure…



Autres films de Steven Spielberg :



Cheval de guerre (2011)



Les dents de la mer (1975)



E.T. l’extra-terrestre (1982)



Jurassic Park (1993)



Lincoln (2012)



Sugarland Express (1974)



Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne
(2011)



Joyeux Noël !































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dimanche 13 janvier 2013

[Critique] Freddy - Chapitre 5 : l’enfant du cauchemar, de Stephen Hopkins


freddy_5.JPG(Etats-Unis, 1989)



Le Jour du Saigneur # 98




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Si « Freddy 5 » met une nouvelle fois au cœur de l’action le personnage d’Alice, survivante avec son copain du précédent film, le scénario fourmille pourtant d’incohérences
autant par rapport à « Freddy 4 » que par rapport à la
mythologie générale du personnage de Freddy… On se demande par exemple pourquoi Alice n’utilise plus ses « pouvoirs » lui permettant de s’introduire dans les rêves des autres ou pourquoi plus
personne ne semble se souvenir des évènements survenus pourtant peu de temps auparavant : les personnages se sentent du coup obligés de faire une énième recherche sur l’origine de ce Freddy, dans
le but un peu trop évident, pour le coup, d’en informer les spectateurs mongoliens…

Certes, le film étoffe sensiblement l’histoire du monstrueux croquemitaine, en montrant notamment le viol de sa maman par des dizaines d’horribles bonhommes qui lui donnèrent ainsi naissance,
mais Freddy n’est au fond ici jour du saigneurdevenu plus que l’ombre de lui-même, soit un
guignol qui montre son minois brûlé vif et agite ses griffes lors de ses fugaces apparitions à l’écran… On oubliera donc bien vite les désastres d’un scénario mal torché qui vire au cauchemar
(c’est le cas de le dire !), présupposant que l’enfant que porte Alice et qui passe son temps à dormir dans son ventre (et donc à faire de sales rêves !) est peut-être sur le point de devenir
celui de Freddy… à moins que je n’ai rien compris, tellement le tout paraît complètement embrouillé et / ou débile ?

On préfère nettement se concentrer sur la mise en scène plutôt efficace de cet opus, qui à défaut de nous offrir un vrai spectacle horrifique – prenant ainsi le risque de décevoir tous ceux qui
attendraient des meurtres bien saignants en pagaille (le film n’en contient guère plus de trois ou quatre au final) – propose néanmoins une inventivité graphique des plus inattendues… Certaines
scènes de meurtres demeurent alors aussi surprenantes que réussies, comme celle où un personnage voit les câbles de son véhicule fusionner avec son propre corps ou celle où une jeune fille meurt
gavée de la nourriture que Freddy lui force à avaler alors même qu’elle refusait d’avaler quoi que ce soit à ce repas-là… cette séquence fait d’ailleurs rejaillir l’humour un peu carnavalesque
que l’on avait déjà observé chez Freddy et que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans ce chapitre 5, notamment lorsqu’un fan de bandes dessinées se fait « happer » dans les cases d’un de ses
comic-book ou se transforme de lui-même en superhéros : mais qui peut lutter contre « super Freddy », qui reste forcément le plus fort dans le monde des rêves ! Quant à la plus grosse surprise du
film, elle provient probablement de cette étonnante séquence où les perspectives sont complètement embrouillées, avec de nombreux jeux d’escaliers entrecroisés dans des directions physiquement
impossibles : un moment plutôt ludique, voire parodique vu comme les acteurs surjouent, à défaut d’être tout à fait digne d’un film d’horreur !



La saga Freddy :



- Freddy : les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984)



- Freddy 2 : la revanche de Freddy, de Jack Sholder (1985)



- Freddy 3 : les griffes du cauchemar, de Chuck Russell (1987)



- Freddy 4 : le cauchemar de Freddy, de Renny Harlin
(1988)



- Freddy : les griffes de la nuit (reboot), de Samuel Bayer (
2010)































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mardi 1 janvier 2013

[Critique] Retour vers le futur 3, de Robert Zemeckis



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(Etats-Unis,
1990)




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Comme toutes les bonnes choses ont une fin, Robert Zemeckis achevait sa saga « Retour vers le futur », avec ce troisième et dernier opus, tourné dans la foulée du second… Cette conclusion marque avec une belle virtuosité la grande réussite de
la série, dont la parfaite cohérence aussi bien tonale que narrative demeure un exemple rarement aussi bien atteint au cinéma. L’intrigue se suit d’ailleurs parfaitement d’épisode en épisode,
avec à chaque fois un cliffhanger haletant à la fin (qui ne frustre néanmoins jamais le spectateur !), et se déroule d’ailleurs sur une période assez courte d’à peine plus de quelques semaines,
au cours desquelles on ne lâche finalement jamais les héros ! Un vrai challenge, qui fut remporté haut la main !

Dans cet ultime chapitre, le cinéaste a voulu se faire plaisir en rendant un hommage non dissimulé à un genre mythique du cinéma américain : le western ! Renvoyé en 1885 pour sauver son ami Doc
Brown d’une mort imminente, revoilà notre héros Marty McFly embarqué dans de nouvelles aventures trépidantes à travers le temps… Les décors recréent un Far West épatant, avec les cow-boys (et
même un peu les indiens, marquant de façon ludique le changement temporel à bord de la Delorean), les plaines désertiques, la ville Hill Valley avec son shérif et son saloon, les duels au colt…
et même le train à vapeur, référence presque directe à « Il
était une fois dans l’Ouest
», à l’image du travelling montrant la découverte de la ville par Marty, calque quasi exact de celui présent dans le film de Sergio Leone ! Mais la référence la
plus explicite demeure celle à l’acteur le plus emblématique du western : Clint Eastwood, dont Marty emprunte le nom en 1885 et singe quelques attitudes vues dans plusieurs de ses films…

Ce troisième volet poursuit également le principe d’autoréférencement aux films précédents et aux divers éléments ou dialogues qui se répondent d’une époque à l’autre, pour un résultat bien
souvent savoureux, qui fait d’ailleurs tout le sel et la drôlerie de la saga… Doc et Marty assistent ainsi par exemple à l’édification de la fameuse horloge de l’hôtel de ville, frappée par la
foudre en 1955, menacée d’être détruite en 1985 et réparée en 2015 ! Et puis les personnages continuent de ressembler à leurs avatars des autres temps : Marty tombe par hasard sur son aïeuls (ce
qui permet une nouvelle fois à Michael J. Fox de jouer plusieurs rôles à la fois) et l’ancêtre de Biff Tannen possède le même gêne de la méchanceté que sa descendance…

Toujours rempli de péripéties qui rend l’aventure génialement réjouissante, « Retour vers le futur 3 » délaisse d’ailleurs cette fois-ci la famille McFly pour s’attacher au personnage de Doc
Brown, à qui le scénario va même jusqu’à offrir une grande et belle histoire d’amour ! On en apprend plus sur sa jeunesse, nourrie aux récits de Jules Verne, qui furent à l’origine de sa vocation
pour les sciences… le faisant délaisser au passage les filles ? Qu’à cela ne tienne, la fin du film, complètement inattendue et un peu « What the fuck ? » nous révèle qu’il s’est bien rattrapé
sur ce point, allant même jusqu’à fonder une famille ! Il est en outre le fil conducteur de la morale parfaite à toute cette folle histoire de voyages dans le temps, qui consiste à rappeler que
le futur n’est jamais écrit à l’avance et qu’il est le reflet exact de ce que chacun décide de faire de son présent… le tout symbolisé par une feuille de papier devenue parfaitement blanche après
avoir contenu un message ramené du futur : à chacun d’écrire aujourd’hui de quoi demain sera fait ! Ca peut sembler niais dit comme ça, mais à l’écran, c’est carrément merveilleux… La conclusion
idéale d’une trilogie parfaite !



Perspective :



- Retour vers le futur, de Robert Zemeckis



- Retour vers le futur 2, de Robert Zemeckis



- La trilogie Retour vers le futur































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dimanche 14 octobre 2012

[Critique] Freddy - Chapitre 4 : le cauchemar de Freddy, de Renny Harlin



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(Etats-Unis, 1988)



Le Jour du Saigneur # 87




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Premier film américain du finlandais Renny Harlin (réalisateur qui se fera par la suite un nom à Hollywood avec des long métrages comme « 58 minutes pour vivre », « Cliffhanger » ou « Peur bleue »), ce quatrième chapitre de la saga du croquemitaine brûlé vif Freddy Krueger est
malheureusement le moins fameux comparé aux trois qui le précèdent… On sent bien que la série s’essouffle, non seulement parce que le concept du tueur d’adolescents qui chasse ses victimes dans
leurs cauchemars sent désormais grandement le réchauffé, mais surtout parce que le scénario semble ici un calque inintéressant et mal fichu des précédents opus ! En manque d’idées neuves pour
construire une histoire cohérente et palpitante, les auteurs du « Cauchemar de Freddy » se contentent du coup de susciter l’intérêt via des scènes de meurtres plus ou moins originales, un vague
jour du saigneurhumour noir (un peu ras des pâquerettes cependant !) et des idées plus ou moins saugrenues pompées à droite ou à gauche mais donnant surtout
l’impression au final d’un grand n’importe quoi qui ne veut plus dire grand chose (on pense au personnage aspiré par le film dans un cinéma, séquence certes joliment réalisée mais à l’intérêt
narratif nul, ou au concept fumeux de « Dream master » (le titre original de l’épisode) que l’on a bien du mal à saisir nous-même malgré les explications limite didactiques au cours du film).

Si le film commence comme une suite liée directement au chapitre
3
(on retrouve trois des adolescents survivants de l’hôpital psychiatrique, dont la petite Kristen, capable de faire venir ses amis dans ses rêves), on regrette que l’idée soit vite expédiée
ensuite par la mort de ces personnages pour en aborder d’autres, assez mal caractérisés et introduits de façon trop chaotique : le côté brouillon du film et le manque de clarté du scénario
prennent vite le dessus sur tout le reste !

Certes, tout n’est pas à jeter dans cet épisode. Un petit clin d’œil ludique à d’anciens personnages disparus dans l’épisode précédent (Roland Kincaid, Donald et Nancy Thompson) via leurs noms
qui apparaissent sur des pierres tombales, ainsi que quelques scènes un peu « What The Fuck ? » assez délirantes et drôles (Freddy accoutré en infirmière, Freddy se transformant en aileron de
requin sur la plage puis apparaissant avec ses lunettes de soleil pour achever sa victime, ou sa façon de littéralement vider l’air d’une jeune fille asthmatique en lui « faisant un bisous »,
comme il dit, alors qu’on la voit se dégonfler à vue d’œil…), permettent de nous réveiller un peu du ton globalement neurasthénique du film ! Car il faut bien avouer que niveau efficacité, « Le
cauchemar de Freddy » ne vaut pas tripette : sa mise en scène se révèle plate et mou du genou, et le rythme est mystérieusement soporifique malgré l’abondance de scènes d’action… On regrette
également un manque d’hémoglobine plutôt handicapant pour un film d’horreur, en dépit pourtant de nombreux effets spéciaux réussis et visiblement coûteux ! Et on passera rapidement sur une fin
complètement pourrie et inepte au possible, dans laquelle le cinéaste se contente de nous montrer le reflet de Freddy disparaître dans l’eau d’une fontaine… et hop, générique ! Affligeant…



La saga Freddy :



- Freddy : les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984)



- Freddy 2 : la revanche de Freddy, de Jack Sholder (1985)



- Freddy 3 : les griffes du cauchemar, de Chuck Russell (1987)



- Freddy : les griffes de la nuit (reboot), de Samuel Bayer (
2010)































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jeudi 16 août 2012

[Critique] Les dents de la mer 4 : la revanche, de Joseph Sargent



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(Etats-Unis,
1987)



The Shark Attacks Summer, c'est tout l'été sur le blog de Phil Siné !




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Faisant allègrement l’impasse sur le volet précédent de la saga, « Les dents de
la mer 4 » ne se gêne pas pour resituer entièrement les personnages de Mike et Sean, les enfants Brody, incarnés d’ailleurs ici par d’autres acteurs que dans le troisième chapitre. Ainsi, Sean,
qui avait une peur panique de l’eau dans le film qui précède, est intronisé ici chef de la police nautique d’Amity en digne successeur de son père défunt (Roy Scheider ayant refusé de reprendre
le rôle), et Mike, marié avec enfant, qui était déjà ingénieur dans « Jaws 3 », achève désormais ses études en préparant un doctorat sur les promenades de santé des palourdes aux Bahamas qui
devrait réjouir tous les scientifiques du monde entier ! Oubliant l’incident du parc aquatique comme s’il s’était agit d’un mauvais rêve (et d’un mauvais film ?), Joseph Sargent croit sans doute
réaliser son chef-d’œuvre en se remettant plus directement sur les pas du film
original de Spielberg
, dont il a réussi à débaucher l’actrice Lorraine Gary dans le rôle de la mère Ellen Brody… Il en pille d’ailleurs sans rougir quelques images, comme des flash-back
balourds censés donner une certaine émotion aux spectateurs et surtout une plus grande cohérence d’ensemble à son intrigue… Vu le résultat final, autant dire que c’est raté !

Si le ridicule ne tue pas, comme on dit, on peut dire qu’il n’aide pas vraiment ces « Dents de la mer 4 », affublé d’un sous-titre assez débile qui respire le Z à plein nez ! Cette « revanche »,
ce serait celle d’un requin à l’égard de toute la famille Brody, qui aurait effrayé le père au point de lui faire avoir une attaque, qui ne ferait qu’une bouchée du petit Sean au début du film,
et qui suivrait la mère l’air de rien d’Amity jusqu’au Bahamas où elle part rejoindre Mike après la mort de son autre fils, et cela alors même que les grands blancs ne s’aventurent jamais dans
ces eaux tempérées… Mais quand un requin est déterminé à ce point, après tout… On image qu’il s’agit peut-être d’un cousin hargneux des requins tués par ce bon vieux Brody dans les deux premiers
épisodes ! A moins bien sûr que cette vengeance ne soit en réalité celle de la mère, qui pourchasse avec véhémence le vilain poisson à la fin du long métrage ?!

Mais peu importe son intrigue ridicule et truffée d’incohérences, ou même le degré zéro de la psychologie de ses personnages, « Les dents de la mer 4 » est bien plus rigolo dans son grand
n’importe quoi visuel ! D’abord, Joseph Sargent montre son faux requin tant qu’il peut (pour amortir le coût de la maquette ?), au point de le faire jaillir hors de l’eau dans des excès
d’irréalisme savoureux, lui faisant mordre et bouffer à pleines mâchoires à peu près n’importe quoi ! Si la mise en scène de la première attaque (la mort de Sean) est incroyablement nulle
(montage épileptique rendant le tout irregardable, incohérence entre la position du requin et les blessures qu’il engendre…), on reste carrément pantois devant un finale hallucinant de connerie !
La palme à l’attaque de l’avion, à l’explosion du requin et surtout aux survies miraculeuses : celle de Mario Van Peebles encore en vie après un séjour prolongé dans la gueule du monstre, mais
surtout celle du nouveau petit copain de la mère, qui après avoir été enseveli avec son avion par le requin réapparaît tranquillement aux abords du bateau et provoque un dialogue mémorable du
genre « Mais comment as-tu fait pour survivre ? – Oh ! Trop long pour le dire, mais ça n’a vraiment pas été facile… » Devant un achèvement aussi piteux d’une saga qui avait pourtant si
fastueusement commencée, on se dit qu’il vaut mieux en rire qu’autre chose…



Perspectives :



- Les dents de la mer, de Steven Spielberg



- Les dents de la mer 2, de Jeannot Szwarc



- Les dents de la mer 3, de Joe Alves































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jeudi 2 août 2012

[Critique] Les dents de la mer 3, de Joe Alves



dents_de_la_mer_3.jpg
(Etats-Unis,
1983)



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Afin de renouveler la saga, Joe Alves a le mérite (le seul ?) de proposer un certain dépaysement avec ce troisième opus des « Dents de la mer » : adieu cette bonne vieille station balnéaire
d’Amity et bonjour la Floride, où les fils du chef Brody (en outre absent de cette aventure) fêtent l’inauguration d’un parc aquatique, dont l’aîné (Michael) a travaillé à la conception… Le récit
se révèle plutôt faiblard et carrément futile, avec quelques badinages amoureux assez ineptes, des hordes de touristes forcément stupides et des animations aquatiques comme autant de prétextes à
quelques pirouettes sur des skis nautiques par de jolies pépées…

Côté requin, on sent que l’histoire fait un petit effort, même si la dramaturgie est épouvantablement maladroite et plate comme une raie manta ! Un premier requin fait son apparition et les
soigneurs du parc tenteront même – en vain – de le maintenir en vie après une capture trop fastoche… Sauf que le corps d’une personne disparue est retrouvé avec une trace de morsure bien
supérieure à la mâchoire de ce premier spécimen, qui n’était en fait qu’un bébé… Qu’à cela ne tienne, la mère du petiot entre en scène et elle n’est vraiment pas contente ! Détruisant tout sur
son passage, elle sème la terreur dans le parc…

Au fur et à mesure que le récit avance et que les attaques du requin se multiplient, on est finalement à chaque fois un peu plus déçu : il faut dire que si l’argent du film semble bien présent
dans les décors et dans le dressage des orques et autres dauphins qui nous font des numéros marins aussi réussis qu’inutiles, on se demande cependant ce qu’ont pu coûter les effets spéciaux, tant
ceux-ci rivalisent de médiocrité ! Outre un manque de victimes et par là même de bains de sang, l’apparition d’un bras coupé ou d’un poisson à moitié bouffé bien détourés au centre de l’écran est
loin de contenter tout spectateur avide de vraies attaques de requin ! Si l’on se dit que ces petits effets devaient probablement être sympas en relief (le film ayant été initialement proposé en
3D dans les cinémas équipés à l’époque de sa sortie), on reste néanmoins navré de la maquette du requin, si mal articulée qu’elle en est incapable de saisir ses proies entre ses mâchoires… Du
coup, on a parfois l’impression que les personnages eux-mêmes font exprès de se mettre dans la gueule du monstre, ce qui donne finalement au film un petit côté comique plutôt risible.

La déception face à ces « Dents de la mer 3 » est évidente tant tout apparaît comme mal fichu dans cet épisode dont le potentiel de départ aurait pourtant pu donner tout autre chose… si le
scénario avait été relu au moins une fois par exemple, si les acteurs et leurs personnages n’avaient pas été aussi niais ou si la mise en scène s’était avérée un peu plus percutante !
Heureusement, Joe Alves, pourtant réalisateur de seconde équipe sur les deux premiers volets de la saga, ne persista pas dans la mise en scène après ce coup d’essai raté… Mais tempérons un peu
notre jugement en pensant à l’ultime suite à venir de la franchise, car si ce troisième opus est un ratage, le quatrième allait se révéler un véritable naufrage !



Perspectives :



- Un blog de fan consacré exclusivement aux "Dents de la mer 3" : décalé et impressionnant !



- Les dents de la mer, de Steven Spielberg



- Les dents de la mer 2, de Jeannot Szwarc































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jeudi 19 juillet 2012

[Critique] Les dents de la mer 2, de Jeannot Szwarc


dents_de_la_mer_2.jpg(Etats-Unis,
1978)



The Shark Attacks Summer, c'est tout l'été sur le blog de Phil Siné !




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Malgré son titre français pas très flatteur (prononcé un peu vite, on peut entendre « Les dents de la merde », ce qui valu d’ailleurs au film de sortir en salles sous le titre tout de suite plus
subtil de « Les dents de la mer : 2ème partie »), cette suite du chef-d’œuvre
de Spielberg
, même s’il souffre évidemment énormément de la comparaison avec son prédécesseur, n’est pourtant pas si mauvaise que ça… Certes, le scénario semble un peu un calque légèrement
modifié du premier, mais l’ensemble se laisse regarder comme un film de terreur familial plutôt sympa et efficace.

Steven Spielberg étant trop occupé à chasser les extraterrestres sur le tournage de « Rencontres du troisième type », c’est le tâcheron Jeannot Szwarc (l’un des premiers réalisateurs français
exilé aux Etats-Unis) qui se colle à l’ouvrage de ce deuxième volet des aventures de la petite station balnéaire d’Amity, de nouveau en proie à un énorme requin mangeur d’hommes ! Et c’est sans
doute là que le bât blesse le plus : car si le cinéaste sait grosso modo filmer ce qu’il faut, il le fait sans grande originalité ni la moindre audace… Sa mise en scène est finalement un peu
l’antithèse de celle de Spielberg : là où ce dernier savait donner du relief à son film avec une réalisation et un montage précis qui savait faire monter la tension et la terreur chez le
spectateur, on ne retrouve ici qu’une illustration un peu plate d’un scénario bien construit, certes, mais sans véritables effets de surprises… On est par exemple un peu navré devant les divers
plans présentant la station d’Amity, propices à nous montrer quelques scènes de plages inutiles et bassement voyeuristes sur des jeunes femmes en maillots de bain, notamment… Mais le manque de
panache de la mise en scène se voit bien plus encore à chaque attaque du requin : quand celui de Spielberg savait se faire désirer, avec une attente angoissante créée par quelques plans
sous-marins bien sentis ou une musique annonciatrice, celui de Szwarc apparaît probablement trop vite à l’écran, rendant ses attaques plus directes et moins terrifiantes…

Du côté de l’histoire, si l’on n’est pas mécontent de retrouver quelques personnages déjà présents dans le premier film (à commencer par le chef Brody, incarné par Roy Scheider), on reste
cependant sur sa faim, tant l’enchaînement des évènements ressemble à s’y méprendre à celui qu’on avait déjà connu : premières disparitions mystérieuses, toujours le même entêtement de la
municipalité à faire la sourde oreille… et Brody qui se retrouve vite très seul à rester convaincu de l’existence du requin, jusqu’à ce finale en mer, où il se retrouve à porter secours à une
bande d’adolescents (dont ses enfants) dérivant sur des voiliers attaqués par le monstre marin… Bien sûr, Brody réussira à vaincre le terrible squale, mais dans un moins grand fracas pourtant
qu’à la fin du film original. Nouvelle déception de spectateur…

Bien sûr, il suffit de ne pas voir « Les dents de la mer 2 » en pensant à son modèle pour savoir en profiter et ne voir en cette suite qu’un gentil film de terreur plutôt plaisant, avec ses
victimes qu’on prend plaisir à voir se faire dévorer et un requin qui reste plutôt crédible malgré ses nombreuses apparitions à l’écran.



Perspective :



- Les dents de la mer, de Steven Spielberg































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dimanche 17 juin 2012

[Critique] Freddy 3 : les griffes du cauchemar, de Chuck Russell


freddy_3.jpg(Etats-Unis, 1987)




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Une épidémie de suicides se répand chez les adolescents, dont certains se retrouvent dans un hôpital psychiatrique qui servira de cadre à l’action de ce troisième opus de la saga culte du
terrifiant Freddy Krueger… La première bonne idée du film est d’y faire intervenir le personnage de Nancy Thompson (toujours campée par Heather Langenkamp), l’héroïne et survivante du premier épisode, qui a grandit et intervient ici comme psychiatre
débutante auprès de ces jeunes gens suicidaires. Elle ne tardera pas à comprendre qu’ils sont les victimes de leurs propres cauchemars, hantés par son vieil ennemi, et elle jour du saigneurfera de son mieux pour les aider à le combattre…

Écrit puis réécrit par Wes Craven (réalisateur du film original), Chuck Russell ou encore Frank Darabont, le scénario des « Griffes du cauchemar » revient ainsi en partie aux origines de la saga
et permet même aux spectateurs d’en apprendre un peu plus sur les origines même de Freddy : une mystérieuse nonne, qui apparaît aussi vite qu’elle disparaît, se révèlera notamment être le fantôme
de la mère du monstre, tombée enceinte suite au viol qu’elle a subi jadis par une horde de psychopathes, qui peuplaient la prison abandonnée aux abords de l’hôpital psychiatrique et du cimetière…
ambiance !

Même si l’amateur d’horreur pourra sans doute rester un peu sur sa faim, tant le film est un peu avare en hémoglobine, ce « Freddy 3 » se révèle ainsi quand même plutôt inventif, autant dans son
histoire (Kristen, l’une des jeunes héroïne, a par exemple le pouvoir de réunir tous ses camarades dans un même rêve) que dans la mise en scène des interventions du tueur sanguinaire… Les scènes
de cauchemar et de mises à mort sont en effet pour la plupart assez originales et soignées en terme d’effets spéciaux : un adolescent somnambule se fait arracher les veines dont Freddy se sert
comme de ficelles pour le manipuler à la façon d’une marionnette ; une fille qui rêve de devenir actrice à la télé se fait littéralement « mettre en boîte » par le croquemitaine, qui lui encastre
la tête dans l’écran ; une jeune droguée se fait injecter une dose létale de drogue en intraveineuse, grâce aux griffes du monstre transformées en seringues pour l’occasion… L’ironie de Freddy
est également encore plus présente qu’à l’accoutumée, à travers des répliques à l’humour morbide du tueur mais aussi grâce à ses métamorphoses étonnantes, en serpent géant ou en récepteur de
télévision… Inventif et amusant, « Les griffes du cauchemar » évite bel et bien à la saga de lasser et l’emporte même vers de nouveaux horizons à l’aide du développement de sa « mythologie ».



La saga Freddy :



- Freddy : les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984)



- Freddy 2 : la revanche de Freddy, de Jack Sholder (1985)



- Freddy : les griffes de la nuit (reboot), de Samuel Bayer (
2010)



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mercredi 25 janvier 2012

[Critique] Retour vers le futur 2, de Robert Zemeckis


retour vers le futur 2(Etats-Unis,
1989)




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Le premier « Retour vers le futur » avait été tourné comme une simple
comédie et sans la moindre intention d’en faire une saga cinématographique. Pourtant, son succès imposa très vite l’idée d’une suite, d’autant que la fin du film le suggère très fortement. Cette
scène finale, où le Doc revenait du futur pour embarquer Marty et son amie afin de sauver leurs enfants à venir, qui n’était finalement qu’une bonne blague de plus dans le scénario, devenait donc
le point de départ et la gageure de ce second film ! La présence de la petite amie de Marty à bord de la Delorean à voyager dans le temps s’averra d’ailleurs un vrai casse-tête (ce qui apparaît
sensiblement à l’écran, tant on sent que les scénaristes ne savent parfois plus quoi faire du personnage, finalement abandonné à la fin du premier tiers du long métrage…), mais l’ensemble du film
lui-même allait multiplier – parfois exprès – les difficultés et les exploits cinématographiques, autant narratifs que visuels !

Si à l’origine, « Retour vers le futur » 2 et 3 ne devaient faire qu’un seul film dont le titre aurait du être « Paradoxe », on se demande bien comment autant de péripéties pouvaient être
contenues en deux heures seulement… Le second volet doit ainsi être le film où les personnages explorent le plus d’époques différentes : le « présent » fictionnel et référent de 1985, le futur de
2015, une réalité alternative de 1985 (dû au détournement discret de la Delorean par le « vieux » Biff dans le futur) et un retour en 1955, où Biff a transmis à son « lui » jeune un objet du
futur qui changera sa vie et où se déroulait l’action principal du premier film ! Entre tous ces voyages dans le temps, Zemeckis excelle à livrer une histoire jubilatoire et complexe, mais
néanmoins parfaitement cohérente… Il faut dire que le charme des multiples paradoxes temporels se révèle fichtrement efficace et savoureux !

La construction du film en trois étapes, liées chacune à une époque, permet en outre au cinéaste de créer des atmosphères parfaitement différentes, rendant toute lassitude impossible au
spectateur mais créant en outre des sous-épisodes au sein même d’un épisode de saga, chose parfaitement délirante pour du cinéma ! Il propose par exemple une vision du futur qui tranche
radicalement avec l’imaginaire habituel que l’on trouve dans le cinéma de science-fiction : un futur certes truffé de technologies nouvelles et incroyables (voitures volantes, vêtements
auto-séchant et auto-ajustables, le fameux « overboard », véritable skateboard en suspension…), mais un futur coloré et presque « logique », loin du fatalisme et de la noirceur que l’on retrouve
dans des œuvres comme « Blade Runner ». C’est d’ailleurs plutôt le
présent alternatif de 1985 qui offre cette vision plus sombre, les personnages se retrouvant presque en pleine guerre civile où tout est permis !

Mais la partie du film la plus hallucinante se révèle étrangement être la dernière, nous renvoyant une nouvelle fois dans cette bonne vieille année de 1955… Pas seulement parce qu’elle revient
avec nostalgie sur l’histoire qui a fait la gloire du premier volet, mais surtout parce qu’elle propose des audaces complètement folles et suicidaires en matière de cinéma, surtout à une époque
où le numérique n’était pas encore là pour tout sauver. « Retour vers le futur 2 » s’amuse ainsi à recréer très exactement les décors et les scènes du premier film, en incrustant dans certains
plans les doubles des personnages de cette suite, qui ne doivent surtout pas entrer en contact avec eux-mêmes, au risque de provoquer de nouveaux paradoxes temporels parfaitement insolubles ! Le
résultat final demeure absolument fascinant et joyeusement divertissant.

L’humour ne manque d’ailleurs pas dans cette suite, qui se rappelle constamment le fondement même du premier film : la comédie ! Ainsi, certains clins d’œil sont parfaitement savoureux, comme
cette suite des « Dents de la mer » en devanture d’un cinéma du futur :
déjà le dix-neuvième film de la saga, avec surtout une 3D révolutionnaire sans lunettes polarisantes : encore deux ans à attendre pour savoir si cette prédiction technologique sera effective dans
nos propres salles de cinéma ! Le principe de répétition de scènes ou de gimmicks du premier « Retour vers le futur » est lui aussi très amusant : voulant rejouer la scène
de la course poursuite de 1955 autour de l’hôtel de ville en 2015, Marty se retrouve fort marri devant des « trucs » qui ne fonctionnent plus aussi bien qu’avant, comme faire croire à l’autre
qu’il y a quelque chose derrière lui pour lui filer une bonne droite ou comme le fonctionnement d’un overboard, plutôt décontenançant par rapport au skateboard traditionnel… Celui qui était en
avance sur son temps en 1955 se retrouverait presque un peu has-been en 2015 ! Michael J. Fox excelle d’ailleurs toujours autant dans le rôle de Marty McFly, prouvant ses nombreux ressorts
comiques, d’autant plus qu’il incarne également d’autres rôles, comme son double plus âgé et ses propres enfants, parfois même réunis dans un même plan par la magie des effets spéciaux ! L’acteur
semble s’amuser comme un petit fou, et nous amuse assurément par la même occasion…



Perspective :



- Retour vers le futur, de Robert Zemeckis



- La trilogie Retour vers le futur































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