samedi 15 novembre 2014
[Anniversaire] La Cinémathèque de Phil Siné : An V
"Comment veux-tu que je trouve la morale quand moi-même suis atteinte par ce terrible mal ? Moi aussi, je m'ennuie, je m'ennuie, je m'ennuie. C'est pour ça que tu vis... C'est pour ça que j'écris !"
Merci...
et...
Adieu ?
mardi 2 septembre 2014
[Festival] L’étrange festival 2014
Alors pour célébrer dignement (mais toujours très étrangement) la vingtième édition de cet étonnant festival, véritable événement culte pour le cinéphile excentrique, les organisateurs nous réservent une progra du tonnerre de Zeus ! Entre une « ouverture » et une « clôture », vous aurez droit à une compétition d’une vingtaine de longs métrages de « ouf », à des cartes blanches (proposées notamment à Jacques Audiard et Sono Sion), à des inédits et à des avant-premières exclusives, à des évènements, à des invités, à des pépites… et même à une sorte de « best of » du festival, sous la mention « 20 ans, 20 films » !
Bien sûr, Phil Siné y sera et tâchera de vous rendre compte en léger différé des films qu’il y verra sur ce joli blog…
Bon, je suis sûr que vous mourrez d’envie d’en savoir plus, alors ne perdez plus une seconde et ‘fêtez’ votre programme en consultant sans attendre le site internet de l’Etrange Festival 2014 ! Bonnes proj’ à toutes et à tous !
samedi 9 août 2014
[Déménagement] Phil Siné quitte Overblog et débarque sur Blogger !
vendredi 14 février 2014
[Jour de colère] Nymphomaniac : Cachez-moi ce Lars que je ne saurais voir…
Qu’un film sorte avec un visa d’exploitation
agrémenté d’une interdiction aux moins de 12, 16 ou 18 ans est une chose, certes, parfois discutable. Mais que ce visa soit modifié au cours de l’exploitation du film en salles par un tribunal,
suite à la plainte d’une association ultra-catho et conservatrice, est, il me semble, un peu inquiétant quant au climat réactionnaire qui ronge peu à peu notre société et la fait retourner
progressivement dans l’obscurantisme…
Si le système d’attribution des visas demeure très probablement imparfait et n’évite certainement pas la corruption par les studios les plus fortunés prêts à tout pour permettre à leurs films,
quel que soit leur degré de violence, d’être vus par le plus grand nombre, l’affaire « Nymphomaniac » révèle tout de même des aspects peu rassurants quant à la conception de progrès social ou
moral dans la France d’aujourd’hui… Il est vrai que la vraie fausse polémique autour du film de Lars von Trier à sa sortie n’était pas des plus subtiles et que sa façon de se « vendre » comme un
objet de pornographie « grand public » (ce qu’il n’est finalement en aucune façon !) relevait visiblement plus d’un opportuniste mercantilisme que d’un pur amour de l’art… « art » que glorifie
pourtant chaque image du long métrage, immense film d’auteur que l’on ne manquera pas de qualifier de chef-d’œuvre, même si ce n’est pas forcément le propos de ces quelques lignes de colère…
Il faut dire que l’association Promouvoir, à l’origine de la requête de révision du visa (rehaussant l’interdiction de 12 à 16 ans pour le volume 1 de « Nymphomaniac » et de 16 à 18 ans pour le
volume 2), n’en est pas à son coup d’essai. Association se targuant de faire la « promotion des valeurs judéo-chrétiennes, dans tous les domaines de la vie sociale », Promouvoir a déjà tenté
d’interdire « Antichrist » (un autre film de Lars von Trier, comme par hasard !) aux moins de 18 ans, en vain d’ailleurs, même si leur plainte avait fini par retarder la sortie du film dans les
salles… Ce groupuscule réputé homophobe et proche de l’extrême droite (ça fait envie, non ?) était à l’origine de la création de l’interdiction aux mineurs pour un film qui ne soit pas
pornographique, lors de l’affaire « Baise-moi », le film de Virginie Despentes qui avait tenu à peine quelques jours en salles avec une interdiction aux moins de 16 ans avant d’être retiré de
l’affiche, temporairement purement et simplement interdit… Sans compter que d’autres films encore ont fait les frais de Promouvoir, comme notamment le « Ken Park » de Larry Clark.
Sur le site internet de l’association, on trouve notamment ce texte mémorable : « La pornographie représente un danger capital pour la jeunesse. Elle déforme en effet de manière grossière et
racoleuse la réalité de l’union charnelle, en donne une image fausse, et peut aboutir au résultat exactement inverse de celui recherché par ceux qui s’y adonnent : l’impuissance amoureuse, avant
que la recherche de la violence ne vienne « compenser » ce phénomène dévastateur. Le caractère artificiel des relations qui en découle décourage un nombre croissant de jeunes gens, avec un dégoût
pour le sexe opposé qui conduit tout droit à l’homosexualité, masculine ou féminine, dont il est l’un des agents déclencheurs». Bon, ça, c’est juste pour vous les situer un peu mieux… bien qu’il
soit apparemment extrêmement difficile d’en savoir plus sur ce charmant collectif !
Pour en revenir à « Nymphomaniac », il est assez clair que la décision prise par le tribunal est tout bonnement inique et insultante pour la liberté. Les raisons exprimées dans l’ordonnance
demeurent d’ailleurs assez souvent floues et fallacieuses, sujettes à une subjectivité extrême : "des scènes de sexe montrées avec un certain réalisme" (ça c’est « certain » !), "[le film] se
déroule dans un climat d'ensemble assez sombre" (sans blague ?), "l'utilisation de la sexualité à des fins de manipulation" (manipulation de qui ? pourquoi ?), "le film présente de nombreux gros
plans de sexes féminins et masculins, à l'état flaccide et en érection, notamment dans une scène évoquant la pédophilie pour l'une et le triolisme pour l'autre" (et voilà que la pédophilie et la
partouse sont mis sur le même plan, dans une société bien pensante où une sexualité libre ne peut pas être admise en dehors d’un schéma purement judéo-chrétien du couple marié)…
S’il faut très certainement admettre que le film de Lars von Trier ne s’adresse clairement pas à des mineurs (et ne les passionnera d’ailleurs guère pour la plupart), une interdiction au moins de
18 ans est un risque important dans son exploitation. Il se trouve que les salles qui programmaient le film ne l’on apparemment pas retiré de l’affiche pour autant, comprenant que les mineurs
n’étaient pas vraiment le public cible du long métrage. Cependant, une telle interdiction aurait pu être fatale à un film moins réputé, dont le nombre de copies aurait forcément été revu à la
baisse au regard d’un public potentiel forcément plus réduit… Mais la carrière d’un film ne se limitant largement plus, de nos jours, à sa distribution au cinéma, la question du devenir de «
Nymphomaniac » demeure bel et bien posée : quid, notamment, de ses futurs passages à la télévision, sachant que les films pour adultes ne peuvent y être diffusés qu’entre minuit et 5h du matin et
uniquement sur certaines chaînes accessibles par abonnement et permettant un système de verrouillage de leurs programmes afin d’éviter que des mineurs y aient accès…
A ne rater sous aucun prétexte :
- Nymphomaniac : Volume 1, de Lars von Trier
- Nymphomaniac : Volume 2, de Lars von Trier
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vendredi 15 novembre 2013
[Anniversaire] La Cinémathèque de Phil Siné : An IV
J’ai quatre ans aujourd’hui. Je ne suis au fond encore qu’un enfant. Et je suis tout de même encore un peu jeune pour déjà penser à la mort… ou tout du moins à la finitude, des choses. Pourtant,
je pense que l’on n’a jamais assez de temps pour comprendre – et accepter – que tout ce que l’on peut faire n’est qu’une peine inutile et absurde en vue d’un achèvement inévitable. On devrait
toujours avoir conscience de notre mortalité, et surtout de notre ineptie… Cela rendrait probablement le monde meilleur, ou en tout cas moins laid.
"L'ineptie consiste à vouloir conclure. Nous sommes un fil et nous voulons savoir la trame." Cette citation de Flaubert nous rappelle combien nous sommes vaniteux et combien nous pensons pouvoir
tout prévoir… "Contentons-nous du tableau, c’est ainsi, bon." Il serait plus simple de se montrer moins pressé, moins affamé… un peu plus simple, ou modeste. Et accepter.
J’ai quatre ans aujourd’hui et je ne suis que le résultat de la folie d’un homme. Je suis le produit de son ambition, de l’affirmation de sa vanité, de son sentiment de grandeur… alors qu’il
n’est rien. Et moi dans tout ça ? Je ne suis que le produit d’un grand rien ? N’est-ce pas au fond encore moins que rien ? Et vous continuez à me lire, pauvres fous !
J’ai quatre ans aujourd’hui et je serais bien incapable de prédire mon avenir. Je ne sais pas où je vais, ni même si seulement je vais… Vous aurez certainement observé des signes de faiblesse de
ma part ces derniers temps. Je ne suis peut-être plus aussi régulier qu’avant, sans doute encore moins complet… mais la complétude est une chose tellement illusoire : pourquoi s’abîmer à lui
courir après, alors ? Je doute de demain, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de demain… Après tout, nous verrons bien ensemble de quoi demain sera fait pour moi…
J’ai quatre ans aujourd’hui et je suis un blog qui parle. Qui vous parle. Et qui vous rappelle que je ne signifie rien. Si je vous plais, ou que je vous apporte un peu de satisfaction, quelle
qu’elle puisse être, alors tant mieux… Mais ne comptez pas sur moi pour que tout cela dure éternellement ! Pas seulement parce que je ne le veux pas… mais plus certainement parce que je ne le
peux pas… Souvenez-vous toujours de l’impermanence de toute chose, et surtout acceptez-la : vous n’en vivrez que mieux !
"Vois comme la vie est éphémère
comme les nuages
juste un passage
une goutte d’eau nécessaire
au voyage"
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jeudi 29 août 2013
[Festival] L’étrange Festival : 19e édition !
Du 5 au 15 septembre, « L’étrange festival » revient au Forum des images de Paris ! Pour la seconde année, Phil Siné aura l’honneur d’y participer et
de vous en faire régulièrement des comptes-rendus… En attendant, n’hésitez pas une seconde à vous plonger dans le programme comme
toujours hallucinant et excitant de ce festival hors du commun à la frontière de tous les genres du cinéma mondial : vous n’en reviendrez pas et aurez certainement vous aussi bien du mal à
constituer votre programme sans la frustration de ne pas pouvoir tout aller voir !
Entre une carte blanche à Albert Dupontel et une autre à Jello Biafra, vous pourrez retrouver 20 longs métrages en compétition (dont les nouveaux Ben Wheatley, Sono Sion ou Quentin Dupieux !),
des avants premières de malade (dont un « film surprise » pour ceux qui aiment vraiment l’inconnu…), un focus fripon sur Stephen Sayadian, des hommages sensuels et glamour aux actrices Martine
Beswick et Marilyn Monroe Caroline Munro, des documentaires sûrement passionnants (dont certains signés Frank Henenlotter ou Richard Stanley !), une séance spéciale très très gay, des pépites,
des courts métrages, des expositions, d’étranges musiques… ou encore deux nuits thématiques consacrées à des « Bad girls » ou à la « Divine » de John Waters !
Vous voilà suffisamment alléchés ? Alors foncez sur le site de « L’étrange festival 2013 » découvrir toute la programmation fabuleuse qui vous y
attend !
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lundi 22 juillet 2013
[Scandale] Phil Siné interdit de projection pour le film « Océane »
A événement exceptionnel billet exceptionnel : je me permets
donc de revenir aujourd’hui sur une mésaventure déplorable qui m’est arrivée récemment en tant que « blogueur ciné », histoire de libérer un peu ma colère et de vous prendre à témoin, si jamais
vous acceptez de me dire par exemple si c’est moi qui suis fou ou s’il vous est déjà arrivé une chose pareille, dans le cas où vous seriez vous-mêmes blogueur… Les commentaires de cet article
sont ouverts à la discussion !
Tout d’abord, les faits. Comme de nombreux blogueurs écrivant sur le cinéma, on m’invite parfois à découvrir les films avant leur sortie, par le biais des projections de presse. Il se trouve
qu’une attachée de presse m’avait invité à la projection du film « Océane » de Philippe Appietto, qui sortira en septembre. J’y réponds favorablement et je reçois un mail confirmant mon
inscription à la projection du jeudi 18 juillet à 18h dans une salle dédiée pas loin des Champs-Élysées à Paris… Comme je connais depuis un certain temps cette attachée de presse et qu’elle s’est
excusée platement pour ce que j’ai du subir (sans vraiment comprendre elle non plus comment ça a pu arriver…), je ne remets nullement en question ses compétences et sa fiabilité… Je n’en dirai
néanmoins pas autant d’une autre personne, qui elle m’a accueilli lors de la fameuse projection !
Je me présente donc comme convenu à la séance prévue, entouré d’un petit nombre d’autres personnes invitées. L’attachée de presse qui nous accueille, que je n’avais jamais vu et que l’on
appellera par exemple « Cerise » (dans la mesure où je n’ai pas réussi à démasquer sa véritable identité), ne trouve pas mon nom sur sa liste d’invités et me demande quel est mon « média » et qui
m’a invité. Quand j’ai visiblement le malheur de lui dire que je tiens un simple blog, je vois son visage se figer et son sourire disparaître : j’ai senti en elle une forme de mépris abyssal pour
la blogosphère, elle qui a sans doute plutôt l’habitude de faire de la lèche aux journalistes critiques des « Inrocks » ou de « Première »… Et lorsque je lui donne le nom de la personne qui m’a
invité, elle prétend ne pas la connaître. Etrange… Devant la suspicion visible et humiliante qu’elle me lance alors à la figure, je lui montre le mail de confirmation que j’ai reçu pour la
projection, histoire de montrer patte blanche et pensant que ça résoudrait le « problème », qui ne me semblait pourtant pas en être vraiment un… Ce n’est en effet pas la première fois que je ne
figure pas sur une liste (oubli ou étourderie, ça peut arriver…) et la personne qui me reçoit reste généralement cordiale et se contente de noter mon nom et celui de mon blog sur le liste, sans
que ça ait l’air de poser le moindre problème…
Mais la Cerise, elle, demeurait intraitable ! Dans sa bêtise et sa mauvaise foi, elle prétendait que la séance était complète, alors que sa liste devait contenir 15 pauvres noms et que 10
personnes à tout casser ont du se présenter au final ce soir-là… Il restait donc largement assez de places pour me faire entrer dans la salle ! Comme je commençais à trouver sa connerie plutôt
crispante et agaçante, je me suis permis d’ironiser en lui demandant si son but n’était pas au fond d’empêcher au film d’être vu et aux gens de pouvoir en parler… Comme ça ne lui a visiblement
pas trop plu, elle a coupé court de façon très impolie et insultante à la conversation, prétendant avoir « des comptes à rendre »… Sans doute à ses supérieurs, pour leur dire qu’elle a réussi à
interdire l’accès au film à une personne ? Une personne qui a un blog plutôt populaire, qui aurait pu parler positivement du film à son lectorat pour permettre à « Océane » de faire peut-être
quelques entrées supplémentaires lorsqu’il sortira ? Il me semble que ces projections de presse ouvertes aux blogueurs sont justement un échange de bons procédés : les blogueurs sont contents de
se faire un peu mousser en ayant accès aux films avant leur sortie en salles et permettent en contrepartie de faire un peu plus parler des longs métrages, certes à leur petit niveau de petits
acteurs insignifiants de l’internet… mais quand même !
Toutes ces problématiques devaient néanmoins échapper à la petite Cerise (perchée trop haut sur son gâteau ?), qui a comme elle le prétend inflexiblement des « comptes à rendre »… Elle a
vraisemblablement eu pour instruction de suivre la liste qu’on lui a donné à la lettre, et d’exécuter de refuser tous ceux qui n’y figurent
pas… un peu à l’image, au fond, d’un Adolf Eichmann, petit être médiocre qui prétendait simplement exécuter les ordres de sa hiérarchie. Cerise est l’un des nouveaux noms de cette « banalité du
mal » qui ronge nos sociétés de l’intérieur, en s’imposant comme des murs indestructibles face à nous, nous empêchant par là même d’avancer… et me faisant me demander, après l’humiliation qu’elle
m’a ainsi infligé, si je vais continuer d’accepter la moindre projection de presse désormais !
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vendredi 21 juin 2013
[Eté 2013] L’été ‘en chanté’ de Phil Siné
Quel plus beau film que « Les Parapluies de Cherbourg » pour commencer
cet été sous les meilleurs auspices ? D’ailleurs, c’est bien simple, sur la Cinémathèque de Phil Siné on a décidé de vous proposer un été complètement « en chanté », exactement comme le film de
Jacques Demy ! Et comme avec Demy, on ne fait jamais les choses qu’à moitié (Demy, Moitié… vous l’avez compris, c’est bon ?), non seulement ces prochaines semaines seront l’occasion d’évoquer
quelques films – forcément les plus musicaux – de la carrière du cinéaste sur ce blog, mais nous ouvrirons cette thématique « en chanté » à tout le cinéma !
Exit ainsi les requins de l’été 2012 et bonjour les chansons et les symphonies de l’été
2013 ! Jusqu’à la rentrée prochaine, je vous parlerai donc régulièrement d’une bonne dizaine de comédies musicales ou tout du moins de « films musicaux », qu’ils soient immensément connus (et
reconnus !) ou qu’ils le soient un peu moins… Je ne voudrais pas déflorer à l’avance la liste des films que j’ai choisi, mais sachez qu’il devrait y en avoir pour tous les goûts, à condition bien
sûr d’apprécier les œuvres où l’on chante et où l’on danse !
Et comme un plaisir ne vient jamais seul, j’ai demandé à plusieurs éminents blogueurs que j’apprécie d’écrire sur un film qu’ils aiment en insistant sur la bande originale et la musique de
celui-ci, afin de vous livrer ici même une « nouvelle vague » de « cartes blanches
» du tonnerre, orientées elles aussi dans la thématique « en chanté » de cet été ! Je les remercie d’ailleurs tous ici du super cadeaux qu’ils m’ont fait avec leurs textes enchanteurs…
Voici donc tous les ingrédients réunis pour passer un nouvel été merveilleux sur votre site préféré ! (à savoir le mien, si jamais vous avez du mal à suivre…) En espérant que vous apprécierez
cette nouvelle tentative cinéphile de distraction estivale, je vous souhaite un très bel été (sur mon blog ou ailleurs) et de très chouettes vacances (si vous en avez) !
Les films "en chanté" de l'été :
- Les Parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy
- Drôle de frimousse (Funny face), de Stanley Donen
- West Side Story, de Robert Wise et Jerome Robbins
- Les demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy
- Tout le monde dit « I love you », de Woody
Allen
- Le magicien d’Oz, de Victor Fleming
- Trois places pour le 26, de Jacques Demy
- Velvet Goldmine, de Todd Haynes
- Leave it on the floor, de Sheldon Larry
- Dancer in the dark, de Lars von Trier
- Happy Feet, de George Miller
- Phantom of the Paradise, de Brian De Palma
- Chantons sous la pluie, de Stanley Donen et Gene Kelly
- Huit femmes, de François Ozon
- Une chambre en ville, de Jacques Demy
- Backstage, d'Emmanuelle Bercot
- Jeanne et le garçon formidable, d’Olivier
Ducastel et Jacques Martineau
Les cartes blanches "en musique" :
- Tabou (Gohatto), de Nagisa Ôshima (vu par Not-Zuul)
- Les chansons dans la saga James Bond (vu par CTCQJ)
- La petite musique de Hong Sang Soo (vu par Thomas
Fioretti)
- Nino Rota, Federico Fellini et "Les nuits de
Cabiria" (vu par Dom)
- Sexe intentions, de Roger Kumble (vu par Gaspard
Granaud)
- Des bribes de musiques de films
remontent à la surface... (par David Tredler)
- Musique classique et musique de films (par Cachou)
- La musique dans l'oeuvre de Sono Sion (vu par Alex
Torrance)
- Yentl, de Barbra Streisand (vu par Not-Zuul)
Bonus :
- Comic strip : Hommage à Jacques Demy par Les Spectateurs (Part
I)
- Comic strip : Hommage à Jacques Demy par Les Spectateurs (Part
II)
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samedi 4 mai 2013
[Exposition] Le monde enchanté de Jacques Demy (à la Cinémathèque française)
Exposition du 10 avril au 4 août 2013
A la Cinémathèque française (Paris)
Infos sur le site de la Cinémathèque
En pénétrant dans l’exposition consacrée au cinéaste à la Cinémathèque française, c’est à dire en pénétrant dans le monde merveilleux et « en chanté » – comme il le qualifiait lui-même – de
Jacques Demy, on entre forcément dans un univers unique et coloré, où le rêve le dispute à l’enchantement… Il faut dire que les grandes thématiques du cinéma de Demy s’y prêtent à merveille,
qu’il s’agisse de l’amour, de la recherche d’un idéal ou du déploiement de l’imaginaire. La forme de tous ses films relève d’ailleurs de l’illusion et du fantastique, depuis ses long métrages
intégralement « chantés », comme un « réenchantement » du quotidien des personnages d’ailleurs plutôt terne et mélancolique (« Les parapluies de Cherbourg », « Une chambre en ville »), jusqu’à
l’adaptation de contes (« Peau d’âne », « Le joueur de flûte ») ou même de manga japonais localisé dans la France du 18e siècle (« Lady Oscar »). Si ses films paraissent parfois improbables sur
le papier, c’est tout simplement que l’imaginaire du cinéaste demeurait finalement sans limite !
Si une large part des salles d’exposition reste dédiée assez logiquement aux trois joyaux de la filmographie de Demy (« Les parapluies de Cherbourg », « Les demoiselles de Rochefort », « Peau
d’âne »), ses autres œuvres, pas systématiquement à la hauteur de leurs ambitions mais toujours follement imaginatives et stimulantes, sont heureusement bien représentées et s’intègrent
parfaitement à la scénographie plutôt vivante et bien pensée des lieux… On traverse ainsi les décors de certains films, reconstitués pour l’occasion, ou l’on passe devant de nombreuses
tapisseries tape-à-l’œil et colorées, répliques exactes de ces excès de kitsch qui caractérisent assez bien le style même du réalisateur. Au gré de nos pérégrinations dans ces espaces
indémodables et chargés en souvenirs de spectateurs, on peut alors observer divers objets, divers documents de tournage précieux (castings envisagés, scénarios annotés, lettres…), de nombreuses
photos de plateaux (découvrir Jeanne Moreau de « La baie des anges » en couleurs est notamment un pur plaisir…), ou encore des costumes (on reste bien sûr subjugué devant les robes couleur du
temps, de Lune et du soleil de « Peau d’âne », recrées pour l’occasion (les vraies ont été perdues ou décousues-recousues pour d’autres films dans d’obscures réserves d’habits de cinéma), mais
aussi devant la fameuse « peau d’âne » de Catherine Deneuve, qui elle est authentique !) Divers écrans diffusent également en boucle extraits de films et témoignages, qui participent à ce voyage
nostalgique : on reste très ému de découvrir Jacques Demy dirigeant toujours joyeusement ses comédiens sur les plateaux, ou bien par cet étonnant aveu d’Harrison Ford, dans la salle consacrée à
la mitigée aventure américaine (avec « Model Shop »), qui déclare presque devoir toute sa carrière à Demy !
On ressort de l’expo littéralement émerveillé et « enchanté » - du moins si l’on adhère aux œuvres du cinéaste -, peut-être « trop », pourrait-on dire, tant tout ce déballage finit assez
logiquement par sembler factice et débordant de guimauve… Depuis cette enfance idéalisée et forcément cinéphile du futur réalisateur (quasiment mythifiée par Agnès Varda dans son « Jacquot de
Nantes »), l’exposition demeure très discrète, pour ne pas dire secrète, sur la véritable vie de Jacques Demy, qu’il serait pourtant très intéressant un jour de mettre en perspective et en
résonance avec son œuvre ! Son existence risque néanmoins de continuer de ressembler à un pur conte de fées aux yeux du grand public tant que sa famille (Agnès et Rosalie Varda, Mathieu Demy…)
continuera d’être pleinement associée à ce type de projets…
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mardi 22 janvier 2013
[Classement] Le Top cinéma 2013 de Phil Siné
01. Cloud Atlas, de Lana Wachowski, Tom Tykwer, Andy Wachowski
(Etats-Unis)
01*. Le loup de Wall Street, de Martin Scorsese (Etats-Unis)
02. L’inconnu du lac, d’Alain Guiraudie (France)
03. La vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche (France)
04. Snowpiercer : le transperceneige, de Bong Joon Ho (Corée du Sud)
05. A Touch of Sin, de Jia Zhang Ke (Chine)
06. La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski (France)
07. Prisoners, de Denis Villeneuve (Etats-Unis)
08. Star Trek Into Darkness, de J.J. Abrams (Etats-Unis)
09. Camille Claudel 1915, de Bruno Dumont (France)
10. Jeune et Jolie, de François Ozon (France)
11. Inside Llewyn Davis, d’Ethan et Joel Coen (Etats-Unis)
12. La maison de la radio, de Nicolas Philibert (France)
13. Only God Forgives, de Nicolas Winding Refn (Danemark)
14. Yossi, de Eytan Fox (Israël)
15. Sous surveillance, de Robert Redford (Etats-Unis)
16. Les chevaux de Dieu, de Nabil Ayouch (Maroc)
17. La cinquième saison, de Peter Brosens et Jessica
Woodworth (Belgique)
18. Zero Dark Thirty, de Kathryn Bigelow (Etats-Unis)
19. Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky (Etats-Unis)
20. Quai d’Orsay, de Bertrand Tavernier (France)
Le cinéma sait parfois nous délivrer des œuvres ultimes, des sortes de « films monde » incroyablement riches et aboutis, dont la vision fascine et hypnotise, forçant ainsi le respect et
l’admiration pour les auteurs de ces authentiques « chef-d’œuvres »… Si ces joyaux sont rares, 2013 nous en a apporter un de taille, qui occupe immanquablement la première place de notre Top 2013
: « Cloud Atlas » ! Les Wachowski (réalisateurs de «
Bound » et de la trilogie « Matrix »), aidés par Tom Tykwer, y élabore un
scénario si complexe et une mise en scène si subtile que le film donne l’impression de contenir en lui tout le cinéma : à la fois tous les genres, toutes les techniques, toutes les audaces…
Dommage qu’il n’ait d’ailleurs pas rencontré le succès qu’il méritait, obstacle auquel doivent souvent se heurter les films d’un genre nouveau, peut-être trop en avance sur leur temps ? Gageons
en tout cas pour l’avenir que « Cloud Atlas » deviendra l’œuvre culte et de référence qu’elle devrait être !
Il est intéressant de constater que la seconde et troisième places de ce classement sont occupées par deux films proposant une représentation crue et explicite de la sexualité : l’un en décrivant
l’histoire d’amour d’un couple de lesbiennes (« La vie d’Adèle »), l’autre en
situant son action sur un lieu de drague gay en plein air, au cœur d’une sexualité libre et décomplexée (« L’inconnu du lac »). Si l’homosexualité sert de sujet à ces deux films, il est fascinant
de constater combien les thèmes et le messages qu’ils délivrent demeurent universels, rendant ces œuvres visibles par un large public… Reste leurs images en partie pornographiques, qui ont le
mérite de bousculer les conventions et d’interroger le spectateur de cinéma sur la représentation du sexe à l’écran, généralement masqué et rejeté par un cinéma traditionnel, pour être cantonné à
la médiocrité artistique d’une industrie vidéo purement pornographique… Quand la violence explose sur les écrans, sommes-nous si conditionné par notre culture judéo-chrétienne et notre hypocrisie
pour refuser la représentation cinématographique d’une chose aussi banale et quotidienne que la sexualité telle que nous pouvons la vivre ? Phil Siné prolonge
ce débat sur le CTCQJ blog, où on lui a proposé de faire un bilan ciné de l’année 2013…
Le reste du classement reflète nous l’espérons l’éclectisme que ce blog tâche de revendiquer au fil du temps : l’éclectisme aussi non pas d’un cinéma mais de nombreux cinémas, ou tout du moins de
nombreuses visions de celui-ci... Sur la vingtaine de films sélectionnés pour résumer cette année 2013, on trouve ainsi tout aussi bien des films d’auteurs que des films à grand spectacle, des
films venus d’horizons géographiques variés, un film documentaire, des films de science-fiction et une comédie (bien que l’humour soit aussi présent dans bon nombre de longs métrages cités), des
films travaillant autant les structures narratives des scénarios que la forme et la force purement plastique du septième art… Et si certains films de grands auteurs auront été en partie déceptifs
cette année (le Spielberg, le Malick, le Desplechin…), si d’autres n’auront pas semblé assez forts pour entrer dans
le palmarès (le Tarantino, le Allen, le Jeff Nichols ou le Paul Thomas Anderson), on reste heureux de retrouver toujours avec
le même plaisir ceux de Polanski, Bruno Dumont, François Ozon ou des frères Coen, dont le talent demeure en dépit du temps qui passe irrémédiablement…
Perspectives :
- Index de tous les films sortis en 2013
* "Le loup de Wall Street", vu après la constitution initiale de ce top, a été ajouté ultérieurement à la première place, ex-aequo avec "Cloud Atlas"
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lundi 21 janvier 2013
[Analyse] Le style de Quentin Tarantino : un cinéma de pédés ?
Loin de moi l’idée de semer le trouble sur
la personnalité ou l’identité sexuelle du cinéaste culte Quentin Tarantino, à qui l’on prête régulièrement des liaisons « éclair » avec des stars (une façon discrète de faire diversion ?), mais
son cinéma contient néanmoins divers éléments pour le moins assez étonnants en matière de « culture gay »… La plupart des arguments que je m’apprête à vous énumérer sont honteusement pillés d’un
court article du magazine Têtu (numéro 184 de janvier 2013), mais ils m’ont tellement amusé que je tenais à les partager avec vous ! (dites-le que je suis sympa, allez !)
D’abord, ses films proposent généralement un univers très masculin, fleurant bon la testostérone et mettant en scène des hommes qui se trouvent généralement plutôt bien entre eux, échangeant
d'ailleurs verbalement des "fuck" à tout va... Le milieu des gangsters de ses premiers films démontre la beauté d’une belle et forte amitié entre garçons (sensibles ?) : les dialogues si joueurs
entre John Travolta et Samuel L. Jackson dans « Pulp Fiction » l’attestent ardemment ! Mais l’exemple le plus parlant demeure le film fondateur « Reservoir Dogs », probablement le plus « gay » du
réalisateur. Une bande de gangsters qui prend le soin de se saper en costards, déjà c’est louche, mais lorsqu’ils s’amusent à se renommer selon les couleurs de l’arc-en-ciel (avec notamment un
Mister Pink), on en reste coi… mais le plus flagrant se situe sans doute dans leurs conversations, notamment lorsqu’ils passent tout un repas à faire
l’analyse sémantique des paroles de « Like a virgin » de Madonna, icône gay par excellence ! Et lorsque Tim Roth se vide de son sang sous le regard d’Harvey Keitel et qu’il le supplie de le
prendre dans ses bras, la scène est tellement émouvante, leur étreinte se révélant pleine d’amour…
La sexualité, souvent absente, de ses personnages est en outre une donnée importante à prendre en compte dans cette perspective… Si les relations hétérosexuelles se situent souvent hors champs
(voire encore la scène elliptique où Django retrouve enfin sa bien-aimée dans le dernier « Django Unchained »), le sexe entre hommes y est montré de façon explicite, même s’il
s’avère carrément trash : le « plan cave » dans lequel Bruce Willis et Ving Rhames se retrouvent dans « Pulp Fiction », joliment ficelés de cuir,
bâillonnés avec une boule en latex et sodomisés abruptement par leurs geôliers, finit d’ailleurs par un bel échange de bons procédés SM avec le personnage de Ving Rhames qui va terminer les
méchants « à la flamme bien moyenâgeuse »… Et lorsqu’il y a désir de femme, celle-ci est généralement mythifiée, adulée, voire fétichisée (le trip de Tarantino sur les pieds, c’est bien connu !),
comme si l’objet de ce désir devait finalement être tenu en respect, et par là même à distance…
Cette dévotion à la femme provoque d’ailleurs dans le cinéma de Tarantino un féminisme typiquement rallié à la cause gay ! Qu’il s’agisse de « Kill Bill » ou de « Boulevard de la mort », ces
films mettent en scène des femmes fortes et carrément butches (demeurant toutefois toujours hyper féminines), qui se battent comme des hommes et soumettent justement les hommes, desquels elles
ressentent le besoin de se venger, en les humiliant exactement comme elles-mêmes ont été humiliées… et les héroïnes de « Boulevard de la mort » deviennent en cela le parfait exemple de lesbiennes
über-militantes !
Et si l’on n’oubliera pas la tirade hilarante de Quentin Tarantino l’acteur à propos de « Top Gun
» dans « Sleep with me », faisant du film de Tony Scott un pur plaidoyer de la cause homosexuelle, on demeure fasciné de la manie qu’a le cinéaste de s’entourer de stars sur lesquelles
planent diverses rumeurs sur leur orientation sexuelle : Leonardo DiCaprio, Jamie Foxx (qui s’est senti d’ailleurs obligé de démentir officiellement les soupçons, tant il avait été pris en flag)…
et peut-être bientôt Lady Gaga, icône gay toute contemporaine, que Tarantino trouve « fascinante » et avec laquelle il a récemment déclaré vouloir travailler. (To be continued…)
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dimanche 20 janvier 2013
[Vœux] Joyeuses fêtes 2013 sur le blog de Phil Siné !
Et revoilà décembre, l’hiver et les fêtes de fin d’années… La course aux cadeaux qui ne servent à rien, la bousculade pour acheter une nourriture hors de prix qui nous rendra malade, la joie de
décorer un sapin qui a participé activement à la déforestation et qu’on se fera chier à ramener à la déchèterie : ah, c’est tout de même rudement sympa tout ce pataquès !
Toutefois, entre les orgies réveillonnaires et les cadeaux qu’on va essayer de refourguer sur ebay sitôt les invités partis, n’oublions pas l’essentiel dans tout ça : le bilan cinéma de l’année
écoulée qui sera publié sur le blog de Phil Siné ! Une vision certes subjective et orientée de la création cinématographique contemporaine, mais une vision ô combien éclairée et attendue par tous
les professionnels de la profession ! (n’est-ce pas ?) Et qui nous fera d’ailleurs l’insigne honneur d’être consultable plus tôt que d’habitude cette année, soit dès dimanche prochain : le 22
décembre…
Mais les fêtes ne se résument pas au bilan ciné de Siné sur ce blog, puisqu’un petit programme sympatoche vous sera en outre proposé au cours de cette période hystérique… Dans la cinémathèque de
Phil Siné, on a ainsi décidé de vous faire passer un Noël à l’ancienne, et même carrément « préhistorique » ! Vous aurez ainsi le bonheur de découvrir les critiques de trois films débordant de
dinosaures : « Jurassic Park » 2 et 3 vous seront proposés les mercredis de Noël et du Jour de l’an, histoire de vous faire passer des fériés d’enfer, et une obscure série B infâme vous amusera
gentiment entre les deux, pour le dernier Jour du Saigneur de l’année !
Avec ce programme qui vous fait probablement déjà trépigner d’envie, il ne me reste plus qu’à vous souhaitez malgré tout d’excellents fêtes… Joyeux Noël et Bonne année à toutes et à tous !
Perspective :
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jeudi 15 novembre 2012
[Anniversaire] La Cinémathèque de Phil Siné : An III
3
ans de blog = 3 super t-shirts à gagner !!!
Plus de 1200 articles et 5000 commentaires plus tard, le blog de Phil Siné tient toujours et fête même aujourd’hui ses 3 ans ! Il paraît que 3 ans, c’est l’âge de la maturité pour un blog, ou
tout du moins la durée moyenne de vie après laquelle on se dit, quand même, il serait peut-être temps d’arrêter et de penser à autre chose… Je mentirais, bien évidemment, si je vous disais que je
n’y pense jamais : il y a d’ailleurs eu une période, cette année, où j’étais bel et bien à deux doigts de le faire… et puis non ! A croire que la passion dure encore… et j’avoue en outre que
l’univers palpitant et proliférant de la ciné-blogosphère a ceci de fascinant que j’aurais sans aucun doute bien du mal à m’en passer complètement si je devais le quitter du jour au lendemain
!
Je pourrais me livrer ici à un énième bilan chiffré de ces trois ans de blogage compulsif, mais les chiffres, n’est-ce pas un truc de comptables, d’économistes et de statisticiens ? Tout ce que
je déteste en ce monde au fond, et qui s’oppose tant à l’idée que je me fais du cinéma… Au fond, j’ai juste envie de poursuivre en votre compagnie mon petit bonhomme de chemin de ciné-blogueur
modeste et amoureux des films qu’il vous fait partager au jour le jour… Pour cela, j’essaie tant bien que mal de vous parler d’un nombre toujours plus grand de longs métrages, via par exemple
la rubrique « P.S. » que j’ai créée voilà quelques semaines et qui permet de passer en revue des films auxquels je n’ai pas
le temps de consacrer un article complet. Je tâche aussi d’évoquer – pour mon plus grand plaisir, mais j’espère aussi un peu pour le votre – les films en amont de leurs sorties en salles, ainsi
que tout un pan du cinéma dont les pépites ne sortiront probablement jamais sur grand écran, en assistant par exemple à divers festivals parfois bien étranges : « Paris cinéma », « L’étrange festival » plus récemment, et le « PIFFF » dès ce week-end !
Mais trêve de bavardage ! Pour célébrer dignement cet anniversaire et récompenser par là même votre fidélité, je vous propose de gagner 3 super t-shirts de « Red is dead », le
film dans le film de la comédie culte de Les Nuls « La cité de la peur », offerts par Serishirts.com, un chouette site de vente de t-shirts « so cool
& so fun », et port inclus qui plus est ! Pour cela, avide de popularité éphémère et affublé d’un besoin d’amour inassouvible, j’aurais pu vous demander de me retweeter, de me facebooker ou
de signaler cet article sur votre blog le cas échéant, mais non même pas ! Je suis vraiment trop sympa et du coup je vous demande simplement de m’envoyer un joli message d’anniversaire,
accompagné de vos coordonnées postales et du sexe et de la taille du t-shirt que vous souhaitez recevoir, à 3615philsine@free.fr avant la date fatidique
du dimanche 25 novembre à 23h59. Les auteurs des trois messages les plus drôles et / ou originaux – que je publierai peut-être ici bas (comprendre juste en dessous) – gagneront chacun un t-shirt
! Mais que cela ne vous empêche pas néanmoins de me souhaiter un bon anniversaire en commentaires de ce billet ou sur les réseaux sociaux…
[Edit du 29/11] Le jeu est terminé ! Bravo aux trois gagnants : Raf, Not-Zuul (qui m'a envoyé la magnifique étoile
ci-dessous !) et Eulalie... et tant pis pour le petit Bruce, qui a trop tardé à m'envoyer ses coordonnées après son magnifique et vibrant message anniversaire en commentaire de cet article :
j'aurais pourtant tant aimé te faire plaisir ! :'(
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mardi 13 novembre 2012
[Evènement] Paris International Fantastic Film Festival : 2e édition !
Site officiel du
PIFFF : http://www.pifff.fr/
Et Paf ! Phil Siné est accrédité pour le PIFFF ! (Gadget ?) Le quoi ?! M’enfin, le « PIFFF », soit le « Paris International Fantastic Film Festival », qui célèbre
en fanfare sa seconde édition cette année, du 16 au 25 novembre… 10 jours de programmation démentielle, soit déjà deux fois plus longtemps que les cinq petits jours de l’année précédente : si
l’accroissement se poursuit à ce rythme-là, le festival durera presque toute l’année dès sa septième édition ! (Chiche !)
Au Gaumont Opéra Capucines de Paris, c’est rien de moins que 27 longs métrages et 17 courts qui seront projetés durant ce PIFFF 2012 ! Le programme y est plus qu’alléchant, avec le nouveau Don «
Phantasm » Coscarelli dès la soirée d’ouverture (« John dies at the end »), le superbe « Citadel » (déjà vu et approuvé par votre serviteur), une histoire de clown tueur
visiblement très prometteuse (« Stitches »), le nouvel opus d’« Universal Soldier » (avec JCVD et Dolph Lundgren !), des « séances cultes » à base de Peter Jackson et de Dario Argento, une nuit
entière consacrée à Clive Barker, ou encore de véritables encyclopédies de l’horreur via les films à sketches « The ABC’s of Death » et « V/H/S »… Autant dire que le festival promet d’être bien
gore et bien fun, comme il se doit ! A se demander ce que vous attendez pour consulter toute la programmation et acheter votre pass sur le site officiel de
l’événement…
Si l’on ajoute à ça des séances de dédicaces, un jury pour choisir parmi 10 films en compétition et une pléthore d’invités, on peut le dire bien fort : le PIFFF (et Hercule ?) est bel et bien le
rendez-vous immanquable des amateurs parisiens de cinéma de genre ! S’il a encore un peu de chemin à parcourir pour égaler l’Etrange Festival ou
le BIFFF, références de poids dans le domaine, force est de constater qu’il rivalise déjà sans rougir avec le
Festival de Gerardmer… mais qui a dit que ce dernier était devenu has-been ? (c’est pas moi en tout cas… au cas où quelqu’un voudrait m’y inviter et m’y héberger ;o) Et qui pense qu’il n’a de
toute façon jamais atteint la grandeur de feu le Festival d’Avoriaz ? (hein ? qui a demandé ce que c’est que ce festival d’Avoriaz ? Dieu que je me sens vieillir…)
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lundi 3 septembre 2012
[Evènement] L’étrange Festival : 18e édition !
Aussi curieux – pour ne pas dire « étrange » – que cela puisse paraître, Phil Siné n’avait encore jamais pleinement participé à une édition de « L’étrange festival », l’un des festivals
les plus cools et les plus excitants consacré au cinéma de genre ! Certes, il avait eu le privilège d’assister à quelques évènements des précédentes années, découvrant au passage des films aussi
brillants que « ouf » comme « A Serbian Film », « Super » ou « Stake Land », mais jamais le bonheur et la jubilation de se vautrer plus avant dans le maelström
dégénéré et conséquent que propose chaque année le festival…
Cette année, à l’occasion de la majorité de cet « Etrange Festival » (qui fête donc en fanfare sa dix-huitième édition !), les choses changent enfin et Phil Siné pourra assister à une dizaine de
films parmi les dizaines et dizaines qui seront présentés au Forum des images à Paris du 6 au 16 septembre prochain… Le choix
ne fut d’ailleurs pas de tout repos, tant la sélection est comme d’habitude d’une variété et d’un intérêt foutrement réjouissants ! Jugez plutôt…
D’abord, « L’étrange festival » sait recevoir des invités de marque ! Cette année, vous pourrez y retrouver Jan Kounen,
Alexander Vartanov, Kenneth Anger, ou encore Ben Wheatley, le réalisateur de l’incroyable électrochoc de cet été : « Kill List », que vous pourrez d’ailleurs voir en séance de rattrapage si besoin, accompagné de
deux autres films inédits du monsieur…
Il y aura bien sûr des avant-premières aussi bien françaises que mondiales à foison ! Ainsi que des inédits en pagaille, des raretés extrêmes appelées « les pépites de l’étrange », des nuits de
malades (dont une avec des zombies !), des ciné-concerts, des expositions… et bien sûr une compétition de pas moins (mais pas plus non plus !) de 21 longs métrages, avec à la clé le « Prix
Nouveau Genre » et pour la première année le « Prix du public » ! On attend le « Prix des blogueurs » avec impatience, du coup, peut-être pour l’année prochaine ?
Entre des sushis tueurs (« Dead Sushi ») et les monstres de Tod Browning (« Freaks, la monstrueuse parade »), je vous invite à vous élaborer vous-mêmes votre programme en consultant le site du Festival : tous les films et toutes les infos s’y trouvent… Bon festival à tous !
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mercredi 29 août 2012
[Shark Attack Summer] Un été requinquant !
Quand j’ai lancé mon été « spécial requins au cinéma » fin juin, j’étais loin d’imaginer que le monde entier me
suivrait sur ce coup en se saisissant du sujet avec autant de passion et d’enthousiasme, à croire que mon blog n’a plus aucune frontière et possède désormais une audience supérieure à celle des
JO de Londres (où les performances des beaux nageurs de France et d’ailleurs n’avaient d’ailleurs rien à envier à la flottabilité exceptionnelle de certains squales !)
En effet, combien revêtaient cette année sur les plages des débardeurs et des maillots de bain à l’effigie de ces superbes créatures des mers ? Combien de cinéphiles arboraient dans les salles
clairsemées de la saison estivale des t-shirts et des casquettes affichant fièrement « Les dents de la mer » ? Combien de requins, si joyeux que l’on évoque ainsi leurs
talents de festoiement carnassier, se sont mis à dévorer des surfeurs à
foisons aux abords de l’île de la Réunion ? Même Steven Spielberg a suivi le mouvement que j’avais initié ici même en ressortant mi-août son chef-d’œuvre sur le sujet dans une édition Blu-Ray complètement restaurée et
bourrée à bloc de bonus, alors c’est dire !
Mais il est pourtant temps de rectifier certains mythes sur les requins que le cinéma a très largement exagéré au fil des diverses productions que nous avons passé en revu cet été sur ce blog… Si
ces animaux admirables et extraordinaires, au sommet de la chaîne alimentaire dans tous les océans, ont fait bombance cet été aux abords des plages réunionnaises, il faut tout de même rappeler qu’il n’y a généralement que cinq humains tués par
un requin chaque année, ce qui n’est qu’une broutille comparé par exemple aux 100 millions de requins tués par les hommes au cours de la même année ! Sans compter que seules trois espèces (sur
quelques 440 !) sont à l’origine de 99 % des attaques sur l’homme : le requin tigre, le requin bouledogue et le grand blanc… Et si le requin baleine peut mesurer jusqu’à 20 mètres de long, sachez
cependant que c’est un poisson tout à fait adorable ! (enfin presque…)
Dépourvu de squelette, le requin est structuré par du cartilage et possède des organes étonnants : son foie, par exemple, peut atteindre 25 % de son poids et prendre 90 % de l’espace intérieur !
Son zizi n’est en fait qu’une nageoire pelvienne qu’il introduit dans le cloaque de la femelle… (ça vous excite, n’est-ce pas ?) Quant à son organe épigonal, exclusif aux requins et aux raies, on
ignore un peu à quoi il sert… Certaines facultés exceptionnelles (son odorat ou des cellules électriques sur son museau) lui permettent de repérer des poissons (ou des nageurs…) à des kilomètres
à la ronde ! Comme l’extrapolent un peu des films comme « Sharkman » ou « Peur bleue », un composé appelé angiogénine sécrété par leur cartilage permettrait aux requins de lutter contre le cancer et d’autres maladies
dégénérescentes ou tout du moins de ralentir leur développement…
Il est en outre bien connu que si le requin s’arrêtait de nager, il mourrait, car sa respiration est liée au mouvement de l’eau qui entre puis sort par ses branchies, filtrant l’oxygène
nécessaire à l’animal… Du coup, le squale ne peut jamais dormir complètement : il est capable cependant de se reposer dans un « demi-sommeil », au sens propre du terme, puisqu’il peut endormir en
alternance une moitié de son cerveau pendant que l’autre demeure vigilante… classe, non ? Quant au Mégalodon, l’ancêtre du requin en vedette de films aussi inspirés que « Shark Attack 3 » ou « Killing Sharks », si aucun fossile de l’animal entier n’a
jamais été retrouvé, des traces de dents ou de vertèbres tendent néanmoins à confirmer son existence passée, avec une taille trois fois supérieure à celle du grand requin blanc ! Mais même
en se contentant du requin actuel, on peut lui trouver une
puissance de prédateur préhistorique, dans la mesure notamment où sa morsure aurait une force bien plus importante que la puissance que l’on attribue à celle du T-Rex de « Jurassic Park » !
On pourrait encore s’étendre sur les capacités incroyables de cet animal devenu légendaire grâce à l’histoire et au cinéma, mais l’été touche à sa fin et il est déjà temps de remiser les
maillots, les bonnets de bain à aileron, les bouées en forme de requin et les planches de surf potentiellement mortelles… contrairement à ce que promettait les films que l’on a vu cet été, nos
petits corps bronzés ne serviront pas encore de festin aux requins cette année !
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