lundi 15 octobre 2012

[Ciné Boy 7] Ernst Umhauer


ernst_umhauer_3.jpgernst_umhauer_2.jpg



Né le 2 décembre 1989 à Cherbourg, Ernst Umhauer doit son prénom étrange au nom du peintre Max Ernst. Evoluant dans un milieu artistique (son père est photographe), il « contracte » très tôt un
vrai désir de cinéma. Outre le fait qu’il visionne avec boulimie des films dès l’âge de six ans, il choisit une option cinéma au lycée, qu’il quitte néanmoins après avoir redoublé sa classe de
seconde…

Il incarne justement un élève de seconde dans le film de François Ozon actuellement à
l’affiche : « Dans la maison »
. Mais un élève visiblement bien plus doué que celui qu’il était, qu’il incarne pourtant à la perfection, prouvant par là même l’évidence de ses talents de
comédien ! Son personnage est un adolescent mystérieux et ambigu, au regard tout à la fois pervers et angélique… La beauté et le charme de l’acteur ne font d’ailleurs qu’ajouter à la grâce de
l’interprétation qu’il livre devant la caméra !



ernst_umhauer_4.jpg



Avant cette foudroyante révélation chez Ozon, le jeune Ernst avait fait pas mal de figuration et multiplié les petits rôles, notamment à la télévision ou dans des courts métrages… Premier rôle
dans celui de Raphaël Mathié (« Le cri »), on l’a également vu dans la peau d’un novice dans « Le Moine » de Dominique Moll

Alors qu’il est déjà pressenti pour le prochain César du meilleur espoir masculin et qu’un autre grand rôle, dont il ne veut rien dire par superstition, l’attend déjà l’année prochaine, Ernst
Umhauer inspire l’admiration, ne serait-ce que pour avoir côtoyé l’excellence dès son premier grand rôle : car un film d’Ozon, avec Fabrice Luchini et Kristin Scott Thomas pour partenaires, ce
n’est pas rien ! Sans compter non plus qu’il y embrasse langoureusement la sublime
Emmanuelle Seigner
… et qu’un garçon lui vole un baiser, aussi ! (comme il se doit pour un film du réalisateur de « Sitcom », après tout…)



ernst umhauerA voir : Dans la maison, de François Ozon































  • Plus










dimanche 14 octobre 2012

[Critique] Freddy - Chapitre 4 : le cauchemar de Freddy, de Renny Harlin



freddy_4.jpg
(Etats-Unis, 1988)



Le Jour du Saigneur # 87




attention.gif


Premier film américain du finlandais Renny Harlin (réalisateur qui se fera par la suite un nom à Hollywood avec des long métrages comme « 58 minutes pour vivre », « Cliffhanger » ou « Peur bleue »), ce quatrième chapitre de la saga du croquemitaine brûlé vif Freddy Krueger est
malheureusement le moins fameux comparé aux trois qui le précèdent… On sent bien que la série s’essouffle, non seulement parce que le concept du tueur d’adolescents qui chasse ses victimes dans
leurs cauchemars sent désormais grandement le réchauffé, mais surtout parce que le scénario semble ici un calque inintéressant et mal fichu des précédents opus ! En manque d’idées neuves pour
construire une histoire cohérente et palpitante, les auteurs du « Cauchemar de Freddy » se contentent du coup de susciter l’intérêt via des scènes de meurtres plus ou moins originales, un vague
jour du saigneurhumour noir (un peu ras des pâquerettes cependant !) et des idées plus ou moins saugrenues pompées à droite ou à gauche mais donnant surtout
l’impression au final d’un grand n’importe quoi qui ne veut plus dire grand chose (on pense au personnage aspiré par le film dans un cinéma, séquence certes joliment réalisée mais à l’intérêt
narratif nul, ou au concept fumeux de « Dream master » (le titre original de l’épisode) que l’on a bien du mal à saisir nous-même malgré les explications limite didactiques au cours du film).

Si le film commence comme une suite liée directement au chapitre
3
(on retrouve trois des adolescents survivants de l’hôpital psychiatrique, dont la petite Kristen, capable de faire venir ses amis dans ses rêves), on regrette que l’idée soit vite expédiée
ensuite par la mort de ces personnages pour en aborder d’autres, assez mal caractérisés et introduits de façon trop chaotique : le côté brouillon du film et le manque de clarté du scénario
prennent vite le dessus sur tout le reste !

Certes, tout n’est pas à jeter dans cet épisode. Un petit clin d’œil ludique à d’anciens personnages disparus dans l’épisode précédent (Roland Kincaid, Donald et Nancy Thompson) via leurs noms
qui apparaissent sur des pierres tombales, ainsi que quelques scènes un peu « What The Fuck ? » assez délirantes et drôles (Freddy accoutré en infirmière, Freddy se transformant en aileron de
requin sur la plage puis apparaissant avec ses lunettes de soleil pour achever sa victime, ou sa façon de littéralement vider l’air d’une jeune fille asthmatique en lui « faisant un bisous »,
comme il dit, alors qu’on la voit se dégonfler à vue d’œil…), permettent de nous réveiller un peu du ton globalement neurasthénique du film ! Car il faut bien avouer que niveau efficacité, « Le
cauchemar de Freddy » ne vaut pas tripette : sa mise en scène se révèle plate et mou du genou, et le rythme est mystérieusement soporifique malgré l’abondance de scènes d’action… On regrette
également un manque d’hémoglobine plutôt handicapant pour un film d’horreur, en dépit pourtant de nombreux effets spéciaux réussis et visiblement coûteux ! Et on passera rapidement sur une fin
complètement pourrie et inepte au possible, dans laquelle le cinéaste se contente de nous montrer le reflet de Freddy disparaître dans l’eau d’une fontaine… et hop, générique ! Affligeant…



La saga Freddy :



- Freddy : les griffes de la nuit, de Wes Craven (1984)



- Freddy 2 : la revanche de Freddy, de Jack Sholder (1985)



- Freddy 3 : les griffes du cauchemar, de Chuck Russell (1987)



- Freddy : les griffes de la nuit (reboot), de Samuel Bayer (
2010)































  • Plus










samedi 13 octobre 2012

[Critique] Dans la maison, de François Ozon



dans_la_maison.jpg
(France, 2012)



Sortie le 10 octobre 2012




star.gif

star.gif

star.gif

coeur


Un professeur de français en lycée croit faire sa pire rentrée des classes en lisant les copies navrantes de ses élèves à sa femme galeriste d’art contemporain (le couple Fabrice Luchini /
Kristin Scott Thomas fait mouche dans ces rôles taillés sur mesure !) Persuadé que la société est en train de fabriquer des monstres et que l’école n’y peut plus rien, il tombe soudain sur une
copie d’exception et cet élève-là, le genre de ceux que l’on ne croise qu’une fois dans une carrière de professeur (et encore, si on a de la chance !), va très vite devenir son obsession… à un
point tel que le lien qui va se nouer entre eux – l’élève écrivant et le professeur lui apprenant à écrire – va peu à peu dégénérer…

Cet élève, c’est Claude. Incarné à l’écran par un jeune prodige que nous a dégoté une fois encore François Ozon pour le plaisir des yeux : Ernst Umhauer. Beau et troublant, il interprète un
personnage d’une ambiguïté ernst_umhauer.jpgfascinante : apparemment sage et timide, son étrange regard semble contenir une perversité sournoise et indéfinissable… Ce qu’il écrit à son professeur, c’est sa découverte de la
famille d’un de ses camarades de classe depuis l’intérieur de sa maison, où il se fait inviter plus pour l’expérimentation nécessaire à ses textes que pour approfondir sa relation avec son ami…
L’expérience devient vite bizarre et malsaine, chacun de ses récits à l’intérieur de la maison posant parfois un regard distancié, quand il n’est pas méprisant, à l’égard de cette famille de la «
classe moyenne »…

Mais l’essentiel est que Claude « tient » son professeur avec ses rédactions, qu’il le « tient » en haleine comme un auteur omniscient, notamment à coups de « à suivre » à la fin de ses copies,
mais qu’il le « tient » aussi dans une forme de rapport de domination qui ne dit pas son nom… Au fond, Ozon dresse avec « Dans la maison » un véritable traité de manipulation ! On assiste alors à
un jeu du chat et de la souris entre les protagonistes, chacun se servant tour à tour des uns et des autres pour accomplir une forme de désir, dont il n’est pas forcément tout de suite conscient…
Pourquoi le professeur aide cet élève par exemple : pour l’encourager dans ses efforts comme un simple professeur ? pour faire de lui un simulacre du fils que sa femme n’a jamais pu lui donner ?
parce qu’il en est tombé amoureux ? Un mystère entoure chaque personnage et le cinéaste passe en revue leurs diverses motivations possibles, créant en quelque sorte un jeu de Cluedo géant et
hypnotisant son spectateur avec un récit à tiroirs absolument passionnant !

« Dans la maison » est d’ailleurs aussi une exploration admirable de la fabrication même des histoires ! La construction d’un récit, le choix d’un style ou d’un genre, les intentions de l’auteur,
les motivations des personnages, toutes les questions de la fiction y passent, créant à l’écran des retours incessants sur les scènes et semant un peu plus le trouble dans une intrigue où réel et
fiction deviennent progressivement indémêlables… Que se passe-t-il véritablement « dans la maison » ? La fiction écrite par Claude s’appuie sur une certaine réalité, mais jusqu’à quel point ?
Jusqu’où peut-il aller dans le fantasme autour de la famille de son ami ? Qui est qui ? Qui veut quoi ? Qui manipule qui ? reste au fond la question au cœur du nouveau film de François Ozon,
probablement l’un de ses meilleurs !

Demeurant exceptionnel de bout en bout, « Dans la maison » dérape en outre comme il se doit, à l’image de la plupart des films du réalisateur, depuis la matrice originelle « Sitcom ». Mais ce
dérapage se fait subtilement, de façon presque invisible et sinueuse… et quand la fin arrive, comme le professeur le « professe » : tout ce qui arrive est parfaitement inattendu, mais cette
conclusion s’impose pourtant comme une évidence… Le plan final est en ce sens d’une beauté et d’une subtilité extraordinaire, ouvrant en grand une boite de Pandore de la fiction, chaque récit
proliférant et s’enchâssant toujours à la nécessité de raconter encore et encore, lorsque l’on est écrivain, ou artiste… ou bien sûr cinéaste ! Ozon s’impose alors comme un conteur hors pair,
truffant qui plus est ses récits d’une ironie et d’une distance qui en font toute la personnalité et la drôlerie… On retiendra ici les discours du couple Luchini / Scott Thomas sur l’inutilité de
l’art ou de la littérature, le nom – et surtout le prénom – du professeur qui apparaît au détour d’une couverture (Germain Germain !), les parodies parfois proche de la « sitcom » justement que
livre parfois Claude sur son expérience « dans la maison », le dédoublement d’une Yolande Moreau pour notre plus grand plaisir ou encore le personnage de Luchini qui se retrouve assommé par le
livre de Céline, « Voyage au bout de la nuit », que l’acteur a lu pendant des années au théâtre… au point donc d’être assommant ? Avec humour, Ozon nous manipule ainsi constamment, et on se
laisse faire avec complaisance et volupté…



Autres films de François Ozon :



Potiche (2010)



Le refuge (2010)































  • Plus










vendredi 12 octobre 2012

[Fil ciné] Les films de septembre 2012


Index des sorties ciné



Semaine après semaine, suivez le fil des sorties ciné et des films vus par Phil Siné. Les liens renvoient aux critiques des films présentes sur le blog...



 



Semaine du 5 septembre 2012



- Wrong, de Quentin Dupieux (France, 2012)
star.gif



- Premium Rush, de David Koepp (Etats-Unis, 2012)
attention.gif

star.gif



- Cherchez Hortense, de Pascal Bonitzer (France, 2012)
star.gif



- Killer Joe, de William Friedkin (Etats-Unis, 2011)
star.gif

star.gif



- The Secret, de Pascal Laugier (Etats-Unis, Canada, 2012)
attention.gif



 



Semaine du 12 septembre 2012



- The We and the I, de Michel Gondry (Etats-Unis, Grande-Bretagne, 2012)

star.gif

star.gif



- Would you have sex with an Arab ? de Yolande Zauberman
(France, 2011)
attention.gif

star.gif



- Camille redouble, de Noémie Lvovsky (France, 2011)
star.gif

star.gif



- Des hommes sans loi, de John Hillcoat (Etats-Unis, 2012)
star.gif



- Boy, de Taika Waititi (Nouvelle-Zélande, 2010)
star.gif



 



Semaine du 19 septembre 2012



- For Ellen, de So Yong Kim (Etats-Unis, 2012)
attention.gif



- Dirty Dancing, d’Emile Ardolino (Etats-Unis, 1987)
star.gif



- Quelques heures de printemps, de Stéphane Brizé (France, 2012)

attention.gif



- Captive, de Brillante Mendoza (France, Philippine, Grande-Bretagne,
Allemagne, 2012)

star.gif



- Robot and Frank, de Jake Schreier (Etats-Unis, 2012)
attention.gif



 



Semaine du 26 septembre 2012



- Vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais (France, 2011)
star.gif

star.gif



- Le magasin des suicides, de Patrice Leconte (France, 2012)
star.gif

star.gif



- Compliance, de Craig Zobel (Etats-Unis, 2012)
star.gif



- Savages, d'Oliver Stone (Etats-Unis, 2012)
star.gif































  • Plus










jeudi 11 octobre 2012

[Jeu] La Star mystère # 16


1616_michelle_williams.jpg



Réponse : Michelle Williams



Trouvée par Dom



Jouez et gagnez plein de cadeaux avec Phil Siné : guettez la publication des jeux sur le blog, soyez le premier à donner la bonne réponse en commentaire et accumulez un maximum
de points afin de choisir le lot que vous convoitez parmi la liste mentionnée un peu plus bas…



Règle de la « Star mystère » : Devinez quelle personnalité du cinéma se cache sur l’image ci-dessus et gagnez un point si vous parvenez à être le premier à donner la bonne
réponse en commentaire !



A partir de 3 points cumulés, vous pourrez choisir un cadeau parmi les suivants :
- 1 badge collector « I [love] Phil Siné » (3 points)
- 1 badge collector « I [star] Phil Siné » (3 points)
- 1 lot des 2 badges collector (4 points)
- DVD « The calling » de Richard Caesar (4 points)
- DVD « L’étrange créature du lac noir » de Jack Arnold
(accompagné du documentaire "Retour sur le lac noir") (5 points)
- DVD « Flandres » de Bruno Dumont (dans une superbe édition collector digipack
double-DVD, débordante de bonus passionnants !) (5 points)
- DVD  "Karaté Dog", de Bob Clark (5 points)
- DVD « Tropical Malady », d’Apichatpong Weerasethakul (5
points)
- 1 TV écran plasma 100 cm (1000 points)
- 1 voyage pour 2 personnes à Hollywood (1300 points)
- DVD « Sugarland Express » de Steven Spielberg (6 points)
- DVD « Le candidat » de Niels Arestrup (5 points)
- ! Nouveau ! DVD "Killing Sharks" de Pat Corbitt et Gary J. Tunnicliffe (5
points)



Scores actuels :
Romainst : 12 points
Titoune : 4 points
Foxart : 4 points
Cachou : 4 points



π : 3 points
Docratix : 2 points
MaxLaMenace_89 : 2 points
Papa Tango Charlie : 2 points
Bruce Kraft : 1 point
Niko (de CinéManga) : 1 point
Squizzz : 1 point
FredMJG : 1 point
Marc Shift : 1 point
Cinédingue : 1 point



Maitre Savalle : 1 point



 



Bonne chance à toutes et à tous !































  • Plus










mercredi 10 octobre 2012

[Best Of] Septembre 2012


Le meilleur du cinéma en septembre 2012...



wrong biskiller joethe we and the i



boycamille redoublevous n avez encore rien vu



savagesmagasin des suicidescompliance



Tous les films de septembre 2012



Dans les "Best Of" précédents :



- Août 2012



- Juillet 2012



- Juin 2012



- Mai 2012



- Avril 2012



- Mars 2012



- Février 2012



- Janvier 2012



- Décembre 2011



- Novembre 2011



- Octobre 2011



- Septembre 2011



- Août 2011



- Juillet 2011



- Juin 2011



- Mai 2011



- Avril 2011



- Mars 2011



- Février 2011



- Janvier 2011































  • Plus