jeudi 27 janvier 2011

[Vidéo] Alien dans la Séance des Branleurs


[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ZcM8LcsZIw8]


"La Séance des Branleurs", c'est deux grands malades qui font absolument n'importe quoi (mais toujours avec passion et respect) des grands classiques du cinéma "mainstream" ! Comme Phil Siné
propose actuellement une lecture singulière de la saga "Alien", il était juste pas possible de ne pas vous présenter la
géniale parodie que ces fous furieux en ont tiré
... Enjoy !



Pour aller plus loin avec les branleurs, retrouvez-les sur Youtube !



Pour aller plus loin avec "Alien", retrouvez les avis éclairés de Phil Siné :



- Alien, le huitième passager, de Ridley Scott



- Aliens, le retour, de James Cameron



- Alien 3, de David Fincher



- Alien 4 : la résurrection, de Jean-Pierre Jeunet































  • Plus










Le Canardeur, de Michael Cimino (Etats-Unis, 1974)



canardeur.jpg



 



Note :
star.gif

star.gif



 



Premier film réalisé par Michael Cimino, « Le Canardeur » se situe à une époque charnière du cinéma américain et semble procéder à une synthèse entre l’ancien et le futur, entre le classicisme et
le modernisme… En sublimant les paysages américains à l’écran et en transformant ses personnages en archétypes, le cinéaste penche souvent du côté du pur western, avec d’ailleurs beaucoup d’éclat
et de talent ! Mais un western où les chevaux des cow-boys et des braqueurs de banques auraient été remplacés par des voitures de sport décapotables… Un humour grotesque et très étonnant vient
lui aussi bien souvent désamorcer un simulacre de mythologie filmique !

L’histoire ressemble à celle de n’importe quel western, au cours duquel les personnages pourront faire la démonstration de leur virilité : John Doherty (surnommé « thunderbolt »), ancien braqueur
réputé, se cache sous la soutane d’un pasteur, quand ses anciens coéquipiers le retrouvent, pas très contents, persuadés qu’il s’est tiré avec le fric de leur dernier hold-up… Heureusement, un
voleur de voiture jeune et fougueux, se faisant appeler « Lightfoot », passe par là et le sauve de la mitraille ! En fait, l’argent avait été caché dans une école qui a aujourd’hui disparue :
Thunderbolt et Lightfoot, finalement rattrapés par leurs poursuivants, vont tous finir par faire équipe pour se lancer dans un nouveau casse important…

Dis comme ça, ça a l’air bateau, mais tout est pourtant constamment détourné ou abordé d’une façon totalement inhabituelle. Les personnages, à commencer par celui de Clint Eastwood, respirent une
forme de mélancolie, liée à leur âge avancé et à un passé gâché. Et puis il y a surtout ces gags complètement délirants et impromptus, qui donnent au film une dimension plus humaine et sensible.
Avant de faire leur « grand coup », la bande doit d’abord gagner de l’argent pour le préparer et accepte toute une série de petits boulots merdiques, comme celui de glacier : il faut les voir
tous défiler à la queue leu leu dans leurs petits camions à glaces pour aller vendre leur marchandise aux enfants… Bref ! On se marre quand même bien…

Mais le plus incroyable de ce film inclassable demeure sans doute la figure de Jeff Bridges, volant littéralement la vedette à Eastwood dans son rôle de Lightfoot, jeune chien fou aux mœurs
déviantes et modernes ! Dès les premiers plans, il a carrément l’air d’un pédé dans son pantalon en cuir trop serré, puis dans sa voiture de sport genre « je m’expose à mort, regardez-moi comme
je suis trop beau et trop cool dans ma caisse de tapiole ! » Plus tard, il devra même se travestir en femme pour les besoins du hold-up ! Les allusions fourmillent ainsi à son égard au cours du
film, avec entre autre sa façon de tortiller du cul ou de rire comme une petite folle. Le duo qu’il finit par former avec Thunderbolt relève quasiment du parfait petit couple d’homos modernes,
qui s’assument totalement : dialogues cryptés, conduite côte à côte en décapotable, échange de gros cigares, etc. Un film complètement gay, en somme, dissimulé sous des allures de « buddy movie »
viril et testostéroné !































  • Plus










mercredi 26 janvier 2011

[Critique] Elvira, maîtresse des ténèbres, de James Signorelli



elvira.jpg



Elvira, maîtresse des ténèbres, de James Signorelli (Etats-Unis, 1988)



Note :
star.gif

star.gif



Film culte par excellence, « Elvira, maîtresse des ténèbres » exploite un personnage haut en couleurs (mais pourtant intégralement vêtu de noir) créé par l’actrice Cassandra Peterson pour la
télévision : mélange délirant entre une Morticia Addams (mère de la célèbre famille…) et une héroïne à forte poitrine issue d’un film de Russ Meyer, elle est à l’origine la présentatrice déjantée
à l’érotisme macabre d’une émission à la gloire des plus belles pépites du cinéma de série Z !

On retrouve ainsi cet incroyable personnage sur grand écran, animé pour l’occasion d’une vie trépidante… Croupissant dans les coulisses crasses de son émission au début du film, Elvira rêve
secrètement de monter un grand show à Las Vegas. Manquant malheureusement du financement pour réaliser son rêve, l’héritage de sa grand tante Morgana, décédée à point nommé, pourrait bien changer
la donne… La voilà donc partie dans un bled paumé de la province américaine ultra-conservatrice, où ses mœurs relâchées et peu conventionnelles ne vont pas manquer de provoquer la colère des
villageois (Elvira finira d’ailleurs sur un bûcher pour sorcellerie !) Déçue par son héritage, Elvira va cependant rester quelques temps dans le coin pour tenter de réhabiliter et revendre la
vieille bicoque de sa tante. Quant au reste des biens qu’on lui transmet (un chien et un mystérieux livre de cuisine), ils vont s’avérer bien plus étranges et surprenants qu’ils en ont l’air, le
caniche (très vite relooké tendance « punk » par Elvira) se transformant en gros chien protecteur quand il le faut, et le livre s’avérant en réalité un grimoire magique devant revenir au maître
des ténèbres…

Si l’argument fantastique du long métrage possède un charme fou, il sert avant tout l’atmosphère résolument comique et déjanté de l’ensemble. Les origines surnaturelles d’Elvira, par exemple,
sont un pur moment de rigolade : improbable bébé abandonné devant un orphelinat dans un berceau noir porté par le fameux chien, déjà toute maquillée et fin prête pour la fête d’Halloween dans ses
langes soyeuses… « Elvira, maîtresse des ténèbres » enchaîne les gags à un rythme endiablé, qui nous permet de savourer le film d’un bout à l’autre sans le moindre ennui et de rire surtout quasi
constamment à gorge déployée !

On s’amuse bien sûr des nombreuses références et parodies distillées au fil des scènes : projection de « L’attaque des tomates tueuses » dans un cinéma, Elvira dansant façon « Flashdance » avant
de se prendre un saut sur la tête comme dans « Carrie au bal du Diable », Elvira sortant d’une armurerie avec une grosse artillerie autour du cou à la manière d’Ellen Ripley dans « Aliens, le retour »… Mais on se marre bien plus encore quand la comédie se fait plus
critique et se transforme en véritable ode à la tolérance et à la différence ! Elvira, qui enchaîne les jurons et les provocations, contraste dans ce village puant la bigoterie, mais s’attire
très vite la faveur des jeunes gens, en particulier celle de garçons rendus tout chose devant ses formes affriolantes… Quand, aidée par une de ses fameuses « recettes magiques », Elvira
transforme un banquet organisé par la ligue de vertu locale en véritable orgie graveleuse et lubrique, le film tape un grand coup sur la connerie humaine tout en emportant son spectateur dans la
franche rigolade !

Porté avec fougue par l’excellente Cassandra Peterson, « Elvira, maîtresse des ténèbres » se révèle un énorme plaisir coupable, que l’on pourrait très vite prendre plaisir à se repasser sans
compter, tant il fourmille d’idées et de moments absolument cultes et savoureux, dont le sous-texte n’est bien souvent pas aussi idiot que l’on pourrait croire…































  • Plus










Je suis un No Man’s Land, de Thierry Jousse (France, 2011)



je suis un no man s land



Note :
star.gif



Sortie cette semaine de "Je suis un no man's land" de Thierry Jousse et avec Philippe Katerine





















Découvrez la
critique de Phil Siné sur le film en cliquant ici



Consultez la liste des grands gagnants du concours sur le
film en cliquant là































  • Plus










mardi 25 janvier 2011

[Critique] Gremlins, de Joe Dante


jour du saigneurgremlins.jpg



Gremlins, de Joe Dante (Etats-Unis, 1984)



Note :
star.gif

star.gif

star.gif



A la veille de Noël, Rand Peltzer, inventeur raté d’objets aussi originaux qu’inutiles ou disfonctionnants, trouve un étonnant cadeau pour son fils Billy dans l’obscure boutique d’un mystérieux
chinois… Il s’agit d’un Mogwai nommé Gizmo, mignonne et étrange créature pour laquelle on le met en garde de suivre strictement trois règles importantes : ne pas le mouiller, ne pas l’exposer à
une lumière trop vive (sans quoi il mourrait) et surtout ne jamais – oh, grand jamais ! – le nourrir après minuit… Le Mogwai arrivé au sein de la maison des Peltzer, famille aussi pauvre que
généreuse, ces trois règles seront bien évidemment malencontreusement transgressées et la petite ville tranquille où ils habitent se verra très vite infestée d’abominables créatures avides de
crimes et de sang !

« Gremlins » est le rejeton culte de la fornication accidentelle du cinéma de Spielberg (ici comme producteur) et de celui de Joe Dante. On pourra d’ailleurs observer le curieux accouplement de
leurs deux univers à travers le contraste qu’il existe entre l’atmosphère des fêtes de Noël (innocence spielberguienne) et l’horreur dans laquelle les Gremlins vont plonger la ville (épouvante
typiquement « dantesque »), ou encore entre la créature aux allures de peluche adorable de départ (le Mogwai) et l’immonde transformation qu’elle subit devant la caméra de Dante (le Gremlin)… De
la douceur à l’horreur, le réalisateur de « Gremlins » transforme rapidement ce qui commençait comme un gentil film sirupeux à voir en famille pour les fêtes en terrible spectacle ne lésinant
parfois pas sur certaines scènes gores et violentes : la mère de Billy se débattant avec des Gremlins dans sa cuisine (dont un sera passé au mixer et un autre au micro-onde !), le professeur
sauvagement assassiné par un Gremlin vengeur, le redoutable combat au supermarché à la fin, à coups de tronçonneuse et projections de clous ! « Gremlins » ou comment Joe Dante inventa le premier
film d’horreur pour enfants, rejoignant par là même assez fidèlement l’univers du conte, dans lequel la violence et la cruauté s’avèrent finalement fondateur et formateur pour le jeune
lecteur…

D’un scénario brillamment construit, marqué par des personnages parfaitement campés, le réalisateur tire un film palpitant et jouissif, qui n’a quasiment pas pris une ride avec le temps ! Au
croisement de multiples influences, en particulier celle de la série B, le ton de « Gremlins » demeure probablement ce qui le caractérise le mieux : car le spectacle de l’horreur n’est ici jamais
réaliste, mais au contraire constamment tourné en dérision… Il faut dire que les Gremlins sont de sacrés boute-en-train, jouant autant avec la bêtise qu’avec l’ironie : il faut les voir reprendre
des chants de Noël devant le porche de la maison d’habitants terrifiés, jouer à des jeux pervers dans un bar ou s’esclaffer et se gaver de pop-corn au cinéma devant « Blanche-Neige et les sept
nains »… Ils ont toujours plus d’un gag dans leur sac et redoublent de fantaisie pour tuer les gens d’un air goguenard : foncer dans une maison avec un chasse-neige, dérégler le fauteuil
électrique d’une vieille qui finira par traverser le toit de sa maison… Qu’est-ce qu’on se marre ! Mais d’un rire jaune, à l’image au fond de l’histoire de noël que la petite amie de Billy lui
raconte sur la mort de son père, dont les circonstances sont à la fois drôles et tragiques…

Le titre du film vient d’une sorte de légende urbaine que le voisin un peu fou de Billy lui raconte à moitié saoul : les Gremlins seraient des créatures qui déréglaient les armes et les appareils
technologiques pendant la guerre… Et si tout cela était vrai ? Le film de Joe Dante possède au fond le charme et l’universalité de ces histoires que les enfants se racontent pour se faire peur
dans le noir avant de s’endormir… On sait qu’elles vont nous terrifier et nous faire faire des cauchemars, mais on ressent l’envie, voire le besoin, de les entendre ! Le plaisir d’avoir peur, une
régression peut-être un brin infantile, mais qui vivra toujours en nous tant que d’aussi talentueux cinéastes existeront pour faire des films comme « Gremlins » !



Hommage à Joe Dante



Le jour du Saigneur à l'index !































  • Plus










10 ans de Labo (en DVD)



10_ans_de_labo.jpg



Sortie en DVD le 2 février 2011




A l'occasion de la 33e édition du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand du 4 au 12 février 2011 et surtout de sa 10e Compétition "Labo", qui propose généralement les courts les plus "hors
norme" et détonnant, les éditions vidéos Potemkine rassemblent en DVD une sélection de 10 petits films s'étant illustrés dans cette section du festival... Une galette intrigante et fort
intéressante pour les amateurs d'expériences audiovisuelles en tout genre !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le programme est éclectique ! Bien sûr, il y a à prendre et à laisser, mais sur les 10 courts métrages, la plupart présente un intérêt propre, ajoutant à
chaque fois sa pierre à l'édifice...

On passera assez vite sur des choses dont on ignore un peu ce qu’elles font là, comme un type apparemment très angoissé qui essaie de faire hurler le plus fort possible un public de supporters
sportifs endiablés (« Wir sind dir Treu ») ou comme ces images tournées dans un camping qui ressemblent à s’y méprendre à un film de vacances, avec de jolis décors et de jolis visages certes,
mais sans grand intérêt à nos yeux (« Lila »).

On reconnaîtra ensuite tout l’intérêt plastique d’œuvres comme « Délices » ou « Energie ! », qui par un enchaînement stroboscopique rapide d’images diverses donnent l’impression que les éléments
de ces images se retrouvent finalement dans le même plan… Esthétique, mais inconfortable pour les yeux, ces films lorgnent du côté de l’art contemporain et relèvent quand même plus d’un travail
de vidéaste…

On restera enfin bien plus enthousiaste devant quelques pépites visuelles complètement allumées ! On pense au « I am (not) Van Gogh » de David Russo, qui par des jeux d’accélération et des
incrustations de dessins animés dans des plans réels démontre un véritable talent et offre en même temps un discours plein d’humour sur la fabrication même de son court métrage… « The raftman’s
razor », de Keith Bearden, propose également une histoire comico-philosophique suffisamment décalée pour être réjouissante : des enfants fascinés par une nouvelle bande dessinée qui ne propose au
fil des pages que les pensées du rasoir d’un naufragé dans un canot pneumatique au milieu de l’océan !

« Raymond », de Bif, est quant à lui un petit bijou d’humour noir et débridé sur un jeune homme utilisé comme un objet élastique pour une expérience scientifique : le film est bourré d’effets
spéciaux astucieux et hilarants ! Et si vous aimez rire, ne manquez pas non plus le petit bonus caché, court mais percutant !



 



Pour commander le DVD



Pour visionner le court métrage "Raymond" de Bif































  • Plus










[Webliographie] Joyeux Noël !


joyeux_noel_gremlins.jpgEn ce magique et féerique jour de Noël
(que je vous souhaite heureux !), je vous propose de lire, voire relire, divers articles de blogueurs intrépides et téméraires qui un jour ont eu l’idée d’évoquer des films sur cette fête
chrétienne et / ou mercantile…




Claire Fayau évoque la magie des contes de Noël avec l’adaptation du « Drôle de Noël de Scrooge »
par Robert Zemeckis
.



Fred de Myscreens propose pas moins de 5 films pour Noël : on est gâté !



Vance nous gratifie de ses chroniques sur « Love actually », « Gremlins », « Les quatre filles du docteur March » et « Tokyo Godfathers »…



Tred nous raconte son « impossible » soirée cinéphile en compagnie de Jack Frost et d’un
cinémaniaque à l’ex-Absurde séance parisienne
!



Cineaster ne se lance pas moins cette année que dans un incroyable « Calendrier de l’Avent du cinéma nordique » à parcourir de
jour en jour…



Zirko balance son coup de cœur pour la dernière petite curiosité nordique : « Père Noël
Origines
».



Les malades de « La Pellicule brûle » voue « Saint »-Nicolas au pilori mais s’extasie devant un bon «
Piège de cristal » le soir de Noël…



Quant à votre serviteur Phil Siné, il vous rappelle simplement avoir déjà écrit sur l’affreux « Scrooge », sur « Home for Christmas », sur « Mardi après Noël » ou sur le plus honteux dessin animé de Disney « Renne d’un jour »… Plus récemment dans le «
Jour du Saigneur », il a également manifesté son point de vue sur « Père Noël Origines » et sur « Gremlins » !

Excellentes lectures à toutes et à tous pour une « nativité » pour le moins éclectique !































  • Plus