mardi 20 juillet 2010

Jeu "Oh my Godzilla !" : Joueur 2 (Cachou)


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Quoi ? Vous n'avez pas encore participé au plus fabuleux jeu de l'été, qui vous permet
de remporter plein de merveilleux cadeaux ?! C'est un scandale !! Surtout que tout vous est
expliqué très clairement en cliquant par ici
...



 



Cachou vous montre l'exemple vaillamment en proposant cet incroyable "haïku godzilien" :




Il se balladait
Monstre vert
Quand tout à coup... GRRRRRRRRRRRRRRRR































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lundi 19 juillet 2010

Cellule 211, de Daniel Monzon (Espagne, 2010)



cellule 211



 



Note :
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Sortie nationale le 4 août 2010



 



Après « Un prophète » de Jacques Audiard l’année dernière, et plus récemment « Dog pound », qui en offrait en quelque sorte une version pour « enfants »,
le film carcéral n’a visiblement pas fini de nous surprendre ! La preuve en est avec « Cellule 211 », un film espagnol visiblement déjà « prophète » en son pays, puisqu’il a déjà été récompensé
par une bonne huitaine de Goya, l’équivalent de nos César en Espagne…

Basé sur une histoire vraie, le scénario de cette « Cellule 211 » a d’ailleurs toutes les qualités pour passionner le spectateur dès les premières scènes… On est très vite happé par une intrigue
efficace et fichtrement bien construite. Tout commence avec Juan, ce jeune gardien de prison qui, pour se faire bien voir, décide de venir visiter les lieux de sa nouvelle affectation la veille
de son entrée en fonction. Comme c’est justement ce jour là que les prisonniers choisissent pour se révolter, le mignon petit maton ne sera pas déçu de son entrée dans l’univers carcéral ! Pris
au piège d’une cellule pendant l’alerte, il n’aura bientôt plus d’autre choix que de se faire passer lui-même pour un prisonnier pour ne pas se faire massacrer par tous ceux qui l’entourent
désormais… Le plus fort, c’est que de rebondissements en rebondissements, le film est constamment sous tension et parvient à nous tenir en haleine jusqu’au bout, sans le moindre temps mort !

Mais non content de posséder une histoire en or, certes pas toujours pleine de finesse ni exempt d’incohérences mais pourtant d’une redoutable efficacité, « Cellule 211 » parvient aussi à nous
plonger dans une atmosphère remarquablement décrite et composée. L’effet de huis clos fonctionne à plein pour décrire un milieu anxiogène et étouffant, où les vies ne tiennent qu’à un fil et
peuvent basculer vers la mort en un instant… Le film se rapproche ainsi plus de l’expérience à sensations, aux effets souvent soignés et haletant, que du grand film de prison à thèse à la
Audiard, plus subtil et réfléchi.

La qualité d’interprétation joue pour beaucoup en faveur de la réussite du film. La plupart des prisonniers sont vraiment convaincants, et la prestation de Alberto Amman, dans le rôle du jeune
gardien de prison, est époustouflante ! Il parvient avec une intensité renversante à exprimer ce basculement progressif et incroyable entre le côté de la loi et celui des prisonniers. Les
implications personnelles qui se révèlent peu à peu font exploser en effet toute la rage contenue en lui et le transforme lui même en criminel : sa descente aux enfers est totale et absolue ! Son
rôle surprend enfin par l’ambiguïté qu’il existe entre son allure de garçon sensible (voir les flash-back où on le voit avec sa jeune épouse) et la fermeté de son comportement d’homme déterminé
et capable de poussées de violence inouïes ! En somme, c’est un maton qui ne se laisse pas mater, et qui pourrait même bien tous les démonter, étant visiblement TTBM, d’après les autres
prisonniers connaisseurs qui le font se désaper devant eux, le transformant par là même symboliquement en simple prisonnier, tel qu’il se revendique désormais. La morale de cette histoire
serait-elle donc la suivante : « petit maton, mais gros bâton ? ! »

Reste que le film de Daniel Monzon possède quelques implications politiques plutôt intéressantes. Dans les négociations des prisonniers et des autorités, on s’aperçoit notamment que la vie de
détenus de l’ETA peut s’avérer plus précieuses que celle d’un gardien de prison aux prises avec les prisonniers. Quant à la « cellule 211 » du titre, dont l’occupant précédent ouvre le film dans
une séquence insoutenable, elle est le révélateur des conditions de vie abominables dans les prisons, qui ne peuvent mener qu’à encore plus de violence ou à la folie… Edifiant !































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dimanche 18 juillet 2010

Hedwig and the angry inch, de John Cameron Mitchell (Etats-Unis, 2001)



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Note :
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Hedwig est un peu un « transsexuel malgré lui ». L’une de ses chansons raconte d’ailleurs comment un médecin a bâclé et salopé son opération, en finissant par ne lui laisser que ce petit morceau
de chair rabougri entre les jambes, le fameux « angry inch » du titre… En fait, il s’est surtout transformé en « femme » sur les conseils de sa mère et du soldat « papa gâteau » qui voulait se
marier avec lui et lui permettre ainsi de passer à l’Ouest, vers le monde libre ! Car Hedwig a grandi à Berlin-Est, aux côtés de sa maman un peu sèche, qui a tôt fait de chasser le père, trop
porté à abuser sexuellement de son petit garçon… L’enfance d’Hedwig se passe la tête dans le four, à se bercer avec les chansons rocks ou jazzys diffusés par la radio d’un autre monde ! Comme
vous l’aurez compris, la vie d’Hedwig est plutôt merdique, ce qui n’empêche pas le film d’être souvent drôle et délirant, d’un humour autant savoureux que généreux… Parce que le regard que porte
le réalisateur sur sa créature n’est jamais misérabiliste ou condescendant, mais bien au contraire toujours attachant et profondément humain.

Adapté d’un show « off-Broadway » à succès, « Hedwig and the angry inch » est une sorte de comédie musicale à tendance opéra-rock complètement foutraque et décalé, très vite devenue culte dans
certains milieux underground… Tout au long du long métrage, grâce aux nombreux passages chantés, à tendance très glam façon « Velvet Goldmine », on sent toute la rage et l’énergie rock irradier à
fond les enceintes ! On n’est pas très loin de toutes les icônes bisexuelles d’un rock hyper glamour, comme David Bowie ou Iggy Pop… Les séquences musicales, extraites du show qu’Hedwig donne sur
des scènes improvisées dans des bouges dépeuplés, sont toutes formidables et extraordinaires, comme autant de tranches d’une vie terrible et apocalyptique. Parce que lors de ses concerts, Hedwig
« vit » ses chansons et se permet même de les introduire par des petites évocations de sa triste existence, toujours par le biais de l’anecdote et de l’humour salvateur… Le personnage principal,
« brillamment » interprété (dans tous les sens du terme !) par le réalisateur lui-même, s’en donne ainsi à cœur joie à travers ses petits concerts, à la fois plein d’exubérance et
d’extravagances, finissant dans un délire souvent incontrôlable ou proche de l’émeute générale !

Sous les strass et les paillettes de son « trans-(wo)man-show » se glisse pourtant bien souvent une mélancolie douce et moite… On sent la douleur d’Hedwig transparaître plus sombre et plus sourde
sous les spots trop forts ou trop chauds. Le film en devient du coup très beau et sincère, et l’on s’attache bien volontiers à ce personnage presque mythique et magique, prônant
l’anti-conformisme le plus absolu et admirable. Une belle leçon de tolérance apparaît ainsi en transparence, même si Hedwig demeure avant tout guidé par l’amour… L’amour qu’il porte au beau Tommy
Gnosis, par exemple, rock star plus connue que lui, qu’il a pourtant « fait » en lui écrivant ses chansons et qui l’a trahi et abandonné. Sa gueule d’ange possède d’ailleurs les traits de Michael
Pitt, encore hyper juvénile, à l’époque tout juste sorti de la série « Dawson »…

Empreint d’un romantisme magnifique, « Hedwig » surprend et ne peut laisser ses spectateurs indifférents… On y rit, on y pleure, on y chante et on y danse : il s’agit là d’une immense odyssée à
vivre ! Une expérience de cinéma jouissive et déjantée, que l’on ne peut oublier de sitôt. La mise en scène hyperprotéinée et pleine de vitalité nous emporte avec elle et nous incite même un
instant à chanter tous ensemble par le biais d’un « karaoké » cinématographique… Une œuvre « extra » !



 



Mise en perspective :



- Mon Top 15 des films les plus Gay !



- The Rocky Horror picture show, de Jim Sharman (Etats-Unis,
1975)































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samedi 17 juillet 2010

New York, New York, de Martin Scorsese (Etats-Unis, 1977)



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Note :
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Boudé lors de sa sortie en salle, « New York, New York » a depuis été largement réhabilité en devenant une pure merveille dans l’œuvre de Martin Scorsese. D’abord accusé de posséder un style «
vieillot », le film sera ensuite perçu comme un hommage à la comédie musicale des années 40 et 50, qui transcende le genre bien plus qu’il ne l’imite ! D’une bravoure technique incommensurable,
on voit bien que le film est le fruit d’un cinéaste qui a mis tout son talent et toute son énergie à recréer une époque disparue : les couleurs, les décors, la façon de mettre en scène, avec ces
plans larges ou ces longs travellings fluides et merveilleux… Je crois que ça s’appelle « l’extase cinétique » !

Mais avec « New York New York », Scorsese met surtout en scène une grande et bouleversante histoire d’amour, aussi belle que tragique. Juste après la fin de la seconde guerre mondiale, Jimmy
Doyle et Francine Evans se rencontrent. La première séquence du film, d’une durée de plus de trente minutes (!), est l’une des plus incroyables scènes de rencontre amoureuse que le cinéma n’ait
jamais filmé ! Lors d’une fête de la victoire américaine, on y voit Jimmy draguer lourdement Francine, qui repousse immanquablement toutes ses avances… C’est à la fois très drôles et
cinématographiquement exemplaire, ces premiers échanges entre les personnages préfigurant finalement toute leur histoire à venir. Les deux tourtereaux ont effectivement des caractères si
différents, si opposés, que toute relation ne peut que les mener à l’échec… Et l’échec de leur relation s’effectue d’ailleurs en parallèle sur deux plans au cours du film : leur histoire d’amour
et leur façon d’appréhender la musique. Jimmy est impulsif et rustre, quand Francine est plus classe et sophistiquée. Lui est un saxophoniste sauvage, qui joue fort et improvise beaucoup, alors
qu’elle est une chanteuse plus « classique », qui a besoin de précision rythmique. Leur union symbolise donc aussi l’opposition entre deux styles musicaux : le music-hall et le jazz, et par là
même entre deux époques : l’une classique, l’autre moderne… On suit à l’écran avec passion leur mariage inattendu et rapide, puis la lente destruction de leur couple, par déchirements successifs,
jusqu’à leur séparation implacable. On passe peu à peu de la comédie au drame, dans un rendu filmique absolument magistral et impressionnant. On est charmé par ces deux personnages, qui doivent
aussi beaucoup à leurs interprètes inoubliables : Robert DeNiro et la sublime Liza Minnelli !

Dans la dernière partie du film, où l’on assiste à une longue scène de comédie musicale intitulée « Happy Endings » (c’est en réalité un film dans lequel joue Francine), c’est à un autre Minnelli
que l’on pense : Vincente, le père de Liza… C’est là que Scorsese rend un hommage merveilleux et talentueux aux plus grandes comédies musicales américaines, notamment à celles de Minnelli, où de
longues scènes musicales venaient clore joyeusement le film… Sauf que là, le « Happy Endings » chanté vient s’opposer au refus du « Happy End » dans l’histoire de Jimmy et Francine. Les deux
personnages se retrouvent des années plus tard, se donnent même rendez-vous pour se revoir… Et Jimmy finira cependant tout seul sous la pluie ! Une pluie mélancolique à milles lieues de celle
sous laquelle jouait comme un enfant Gene Kelly dans « Chantons sous la pluie ». On est clairement à la fin des années 70 ici, et Scorsese souligne le désenchantement de sa cinéphilie, en
confirmant d’une certaine façon la mort de la comédie musicale classique, d’un âge d’or mythique à tout jamais révolu… D’ailleurs, « New York New York » peut être vu comme une « anti-comédie
musicale », car malgré cette ultime séquence tout à fait symptomatique du genre (qui n’est de toute façon qu’un film que regarde Jimmy au cinéma), tous les numéros de musique et de chants du film
sont réalisés dans un cadre réaliste et ne servent par à « réenchanter » la vie, comme ça pouvait être le cas des comédies musicales d’antan. Tout le long métrage baigne pourtant dans l’univers
musical, notamment autour du thème principal de la chanson de Frank Sinatra, mais cette musique-là, qui ponctue l’histoire de désamour des personnages, est doucement marquée par le sceau de la
mélancolie…



 



Mise en perspective :



- Les infiltrés, de Martin Scorsese (Etats-Unis, 2006)



- Shutter Island, de Martin Scorsese (Etats-Unis, 2010)



- Un Américain à Paris, de Vincente Minnelli (Etats-Unis, 1951)































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jeudi 15 juillet 2010

L’autre monde, de Gilles Marchand (France, 2010)



autre monde



 



Note :
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La critique de ce film actuellement à l'affiche est consultable en cliquant
ici































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mercredi 14 juillet 2010

Le Festival Paris cinéma 2010 vu par Phil Siné, Part IV


paris cinema 2010



 



Mon festival :

Réparti dans 13 hauts lieux de la cinématographie parisienne, le Festival Paris cinéma permet de s'éparpiller à travers la ville et de découvrir parfois de nouveaux endroits auxquels on n'a pas
forcément l'habitude ou l'idée d'aller voir des films généralement... Bien sûr, il y a toutes ces salles que j'adore et que je vois avec une certaine fierté arborer les couleurs du festival : la
Filmothèque du quartier latin, le cinéma du Panthéon, le Grand action, la Cinémathèque, les MK2 Bibliothèque ou Quai de Seine... Autant d'endroits fabuleux où je ne me prive pas pour aller me
faire une toile la plupart du temps ! Et puis le temps d'un festival, on peut avoir l'occasion de pénétrer de nouveaux lieux, comme cette année pour ma part le Gaumont Opéra ou le Forum des
images, où je n'étais quasiment jamais allé depuis sa réouverture... Pour le premier, cette expérience m'a permis de me souvenir pourquoi je n'aimais pas aller dans les cinémas Gaumont :
confiseries puantes à l'entrée, hôtesses hystériques qui vous distribuent des flyers à l'effigie des héros de "Twilight" aux abords des salles, toilettes inondées, pervers psychopathe et bruyant
à côté de moi dans la salle... autant de raisons rédhibitoires pour ne plus remettre les pieds dans pareil établissement, sans compter que le film vu y était plutôt médiocre ! Pour le second
espace, le Forum des images, ce fut un émerveillement : je connaissais déjà les lieux, mais finalement pas tant que ça... A la base, je ne devais m'y rendre que pour une seule séance, et puis le
sentiment de bien-être une fois à l'intérieur m'a convaincu pour y revenir le lendemain... Les salles sont chouettes (bien que la clim’ y soit un tout petit peu trop forte), les couloirs sont
larges, le public calme et peu nombreux, et il semble y avoir moult choses à explorer et à découvrir dans un intérieur par ailleurs très coloré ! Pour finir, je me suis même retrouvé au
CentQuatre, les anciennes pompes funèbres de Paris reconverties en lieu d' « effervescence culturelle », pour une projection en "semi-plein air" à la nuit tombée, tranquillement installé dans un
transat, pour des histoires de fantômes japonais... Là aussi, au début, je ne faisais que passer, et puis je suis resté, bercé par le calme et l'effroi, et surtout parce qu'il n'y avait presque
personne... Ah, calme et volupté salvateurs au beau milieu de l'incessante agitation urbaine ! Si absorbé d'ailleurs par le film, et si bien couché dans ma chaise longue, que j'ai bien failli m'y
endormir...

Puis vint le lundi soir, sonnant le glas d'un festival que l'on espérait voir durer toujours ! Mais il faut bien conclure, et une très belle cérémonie, présidée par Charlotte Rampling, est venue
brillamment s'en charger... Outre un palmarès ayant principalement consacré "La rivière Tumen" parmi les films en compétition
(l'intégralité des films primés est consultable ici), cette soirée « strass et paillettes » était surtout l'occasion de voir
plein de beau monde ! Autour de la gracieuse Charlotte, on a ainsi pu observer graviter tous les membres du jury (Valérie Donzelli, Tom Novembre, Elia Suleiman... jusqu’à Eric Reinhardt, leur
porte-parole), ainsi que quelques autres guest stars, à commencer notamment par Benoît Thévenin (de « Laterna magica »), représentant en chef des blogueurs (tout un jury pour décerner le "Prix des blogueurs" avait été constitué pour la première fois cette
année !), qui s'est même fendu d'un petit discours tout timide et émouvant sur scène… Tant de beaux souvenirs, qui voient ainsi se refermer ce huitième chapitre d’un festival auquel on ne peut
que souhaiter une vie encore très longue et très riche d’aventures et de rencontres ! Vivement l’année prochaine…

Les films :



 



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Gamera, le monstre géant
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[Le Japon à l’honneur]



de Noriaki Yuasa (Japon, 1965)
> Concurrent de Godzilla pour les enfants, la tortue géante Gamera n'a pas grand chose à envier à son modèle original : explosions nucléaires, destructions de maquettes rigolotes, projections
de feu... le tout dans un noir et blanc tout à fait charmant et avec une fin tordante, où les humains élaborent un stratagème savoureux pour se débarrasser du monstre !

Mad Max
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[Ozploitation]



de George Miller (Australie, 1979)
> L'aspect cinéma d'exploitation l'emporte largement sur la dimension futuriste post-apocalypse de l'histoire, et malgré un début assez bordélique et incompréhensible, on prend un plaisir
coupable à bien se marrer devant cette étrange niaiserie devenue culte, partagée entre une romance ridicule et un instinct vengeur ultra violent...

La mort en ligne
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[Histoires de fantômes japonais]



de Takashi Miike (Japon, 2003)
> Des morts étranges ont lieu, mystérieusement liées à des messages téléphoniques post-datés, où l'interlocuteur entend sur son portable sa propre voix au moment de mourir... Un scénario
intrigant et futé, des effets spéciaux impressionnants et inventifs, une atmosphère moite et fascinante font de ce thriller fantastique une vraie réussite, tendue et haletante, en forme de
réflexion sur la dépendance technologique des populations aliénées aux nouveaux modes de communication !

Le monde vivant
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[Hommage à Eugène Green]



d’Eugène Green (France, 2003)
> Voici la magnifique histoire du chevalier au lion qui combattit l'ogre pour sauver la princesse... Le tout est filmé en plans fixes, avec une pauvreté de moyens qui impose le respect : le
lion est incarné par un magnifique labrador, on ne voit jamais l'ogre en entier, les décors souvent naturels sont réduits au strict minimum... Dans un mélange étonnant de simplicité et de
grandeur, Eugène Green insuffle à son film un humour et une poésie bien particulier, unique et magnifique... Superbe et savoureux !

Tamara Drewe
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[Avant-première]



de Stephen Frears (Grande-Bretagne, 2010)
> Stephen Frears réussit une comédie hilarante et débridée, au charme tout british et à la galerie de portraits souvent délicieuse... Sucré et parfois acide, un film bien rythmé dans un
univers rural plein de piquant, habité par des acteurs absolument parfaits !

Cellule 211
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[Avant-première]



de Daniel Monzon (Espagne, 2010)
> Un thriller carcéral époustouflant et sous tension constante qui nous fait plonger au cœur d’une émeute de prisonniers, vécue de l’intérieur par un jeune maton, que l’on voit se transformer
en lion… Fort et soutenu !



 



Site officiel du festival Paris cinéma



 



Précédemment :



- Le Festival Paris cinéma 2010 vu par Phil Siné, Part
I



- Le Festival Paris cinéma 2010 vu par Phil Siné, Part
II



- Le Festival Paris cinéma 2010 vu par Phil Siné, Part
III
































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mardi 13 juillet 2010

Gamera, le monstre géant, de Noriaki Yuasa (Japon, 1965)


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Note :
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Pris en chasse par l'US Air Force, un avion bombardier russe, porteur d'une arme atomique, se crashe sur la banquise arctique, ce qui ne manque pas de provoquer une gigantesque explosion en forme
de champignon nucléaire... Une expédition scientifique japonaise qui passait par là se retrouve alors confronté à Gamera, un monstre en forme de tortue géante, qui dormait sous la glace depuis la
disparition de l'Atlantide, où elle vivait naguère, et réveillé par tout le chambardement provoqué par cette guerre froide... pour ne pas dire congelée ! En deux tours de carapaces volantes
(nombreux sont ceux ayant cru voir un OVNI dans le ciel à travers le monde, d’après les manchettes des grands journaux internationaux !), Gamera se retrouve au Japon à terroriser tout le monde...
Les scientifiques et l’armée se mobilisent alors pour le mettre hors d’état de nuire, sauf qu’ils s’aperçoivent bien vite que Gamera recherche la chaleur, ce qui signifie que la « solution finale
» qu’ils envisageaient, à savoir la destruction par une arme nucléaire, serait d’une parfaite inutilité, voire au contraire ne ferait qu’aggraver le problème ! Le message politique est alors très
clair pour l’époque, surtout au Japon, où la peur d’un désastre atomique est omniprésente, surtout après Hiroshima et Nagasaki…

On observe ainsi dans « Gamera » le même contexte de guerre froide que dans la saga « Godzilla ». La société de production Daei cherchait d'ailleurs justement à concurrencer Godzilla (produit par
les studios Toho), en proposant en réalité son pendant en version pour les enfants. Enfin, d’assez loin quand même, car le film prône majoritairement les scènes d’apocalypses et de destructions,
comme dans les films de monstres « classiques » : simplement ici, il y a un jeune héros auquel les petits japonais peuvent s’identifier, qui se passionne en outre pour les tortues, ces si
gentilles et inoffensives petites bêtes d’habitude… Par la suite, toute une série de films feront se confronter Gamera à d'autres super monstres de son envergure, très exactement à la façon des «
Godzilla vs Trucmuche ou Mégamachinchose » ! D’ailleurs, il n’existe pas à ma connaissance de confrontation cinématographique entre Godzilla et Gamera à ce jour… Mais on a tous très très hâte
d’assister à ça, bien sûr, histoire de savoir enfin qui est le plus fort !

Quoi qu’il en soit, ce premier opus de « Gamera » est une vraie réussite en matière de « Kaijū », c’est à dire de monstres de cinéma japonais. Le film est agréable à regarder, réservant de très
jolies séquences fantastiques et joyeusement récréatives, avec des maquettes toujours aussi factices mais plutôt sympas et inventives. La fin du film est quant à elle vraiment savoureuse, lorsque
l’on découvre en action le stratagème que les humains ont élaboré pour se débarrasser de Gamera : une sacrée élaboration technique, à base de bâtiments modulables et d’aérospatiale très pointue,
permet d’envoyer le monstre dans l’espace, à bord d’une jolie fusée… Magnifique !



 



Mise en perspective :



- Oh my Godzilla ! (Le grand jeu de l’été)































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