Retrouvez les critiques des films de requins vus par Phil Siné en cliquant sur les affiches ci-dessous...
Bonus :
- Eté 2012 : The Shark Attack Summer !
- Shark Attack Summer : Un été requinquant !
Retrouvez les critiques des films de requins vus par Phil Siné en cliquant sur les affiches ci-dessous...
Bonus :
- Eté 2012 : The Shark Attack Summer !
- Shark Attack Summer : Un été requinquant !
Grâce à UniversCiné, Phil Siné vous offre 10 codes VOD pour voir sur internet (en vous connectant depuis la plate-forme d’UniversCiné) l'un
des meilleurs films sorti cette année : l'époustouflant "Bull-Head" de Michael R. Roskam !
Pour participer, il vous suffit d'envoyer un e-mail à 3615philsine@free.fr avant le vendredi 14 septembre 2012 minuit, en répondant à la question suivante : Dans quel autre grand film présenté à Cannes cette année l'excellent Matthias Schoenaerts montre-t-il son joli minois ? Un tirage au sort désignera les 10 heureux
gagnants à l'issue du concours.
Bonne chance à toutes et à tous !
[Jeu terminé - La réponse était : "De rouille et d'os" - Bravo aux gagnants !]
(France, 2011)
Sortie en DVD le 4 septembre 2012 chez Potemkine Films
L’un des plus beau film de l’année, « Un monde sans femmes », est passé
parfaitement inaperçu lors de sa sortie dans les salles cette année… et c’est bien triste ! Phil Siné a tant aimé le film et sa délicate atmosphère (il vous en avait parlé ici, souvenez-vous !) qu’il a même fait du décor du film (la
ville d’Ault en Picardie) son lieu de vacances cet été… Mais si vous avez raté le film au cinéma – ou si vous avez raté vos vacances en partant à l’autre bout du monde plutôt que de vous rendre à
Ault, qui vous aurait forcément émerveillé à seulement 150 kilomètres de Paris –, tout n’est pourtant pas perdu dans la mesure où le film sort en DVD cette semaine… A vous de ne pas rater cette
seconde chance !
Outre le film « Un monde sans femmes » à voir et à revoir, le DVD vous
propose deux autres courts-métrages de Guillaume Brac : « Le Naufragé » (tourné au même endroit et avec le même acteur principal) et « Le joli corps »… Les suppléments se composent en outre
d’entretiens avec le cinéaste et son chef opérateur Tom Harari, ainsi que de nombreuses scènes coupées, à voir telles quelles ou avec le commentaire audio du réalisateur et de son monteur Damien
Maestraggi… des moments magiques !
Aussi curieux – pour ne pas dire « étrange » – que cela puisse paraître, Phil Siné n’avait encore jamais pleinement participé à une édition de « L’étrange festival », l’un des festivals
les plus cools et les plus excitants consacré au cinéma de genre ! Certes, il avait eu le privilège d’assister à quelques évènements des précédentes années, découvrant au passage des films aussi
brillants que « ouf » comme « A Serbian Film », « Super » ou « Stake Land », mais jamais le bonheur et la jubilation de se vautrer plus avant dans le maelström
dégénéré et conséquent que propose chaque année le festival…
Cette année, à l’occasion de la majorité de cet « Etrange Festival » (qui fête donc en fanfare sa dix-huitième édition !), les choses changent enfin et Phil Siné pourra assister à une dizaine de
films parmi les dizaines et dizaines qui seront présentés au Forum des images à Paris du 6 au 16 septembre prochain… Le choix
ne fut d’ailleurs pas de tout repos, tant la sélection est comme d’habitude d’une variété et d’un intérêt foutrement réjouissants ! Jugez plutôt…
D’abord, « L’étrange festival » sait recevoir des invités de marque ! Cette année, vous pourrez y retrouver Jan Kounen,
Alexander Vartanov, Kenneth Anger, ou encore Ben Wheatley, le réalisateur de l’incroyable électrochoc de cet été : « Kill List », que vous pourrez d’ailleurs voir en séance de rattrapage si besoin, accompagné de
deux autres films inédits du monsieur…
Il y aura bien sûr des avant-premières aussi bien françaises que mondiales à foison ! Ainsi que des inédits en pagaille, des raretés extrêmes appelées « les pépites de l’étrange », des nuits de
malades (dont une avec des zombies !), des ciné-concerts, des expositions… et bien sûr une compétition de pas moins (mais pas plus non plus !) de 21 longs métrages, avec à la clé le « Prix
Nouveau Genre » et pour la première année le « Prix du public » ! On attend le « Prix des blogueurs » avec impatience, du coup, peut-être pour l’année prochaine ?
Entre des sushis tueurs (« Dead Sushi ») et les monstres de Tod Browning (« Freaks, la monstrueuse parade »), je vous invite à vous élaborer vous-mêmes votre programme en consultant le site du Festival : tous les films et toutes les infos s’y trouvent… Bon festival à tous !
(Etats-Unis, 2010)
The Shark Attacks Summer, c'est tout l'été sur le blog de Phil Siné !
Malgré ses 86 ans et ses plus de 400 films au compteur, on peut dire que le producteur spécialiste des série B les plus improbables Roger Corman est encore bien vert à la vue de ce « Sharktopus »
des plus réjouissants ! Réalisé par Declan O’Brien, cette histoire de monstre mi-requin mi-pieuvre (!) créé par l’armée pour « sécuriser les mers » et échappant bientôt à tout contrôle est en
effet racontée avec suffisamment de distance et de second degré pour proposer un divertissement des plus délirants et savoureux…
Rien que le concept de base suffisait bien sûr à créer l’adhésion et une curiosité idéale chez l’amateur de nanars improbables, mais ce qui est bien avec « Sharktopus », c’est que le concept est très bien exploité d’un bout à l’autre du film, souvent avec beaucoup d’originalité et de créativité.
Le film tient ainsi toutes les promesses de son pitch et de sa bande annonce et il faut dire que le scénario, s’il exploite les codes du genre les plus éculés, le fait avec une telle ferveur et
une telle façon de biaiser avec les clichés et les poncifs qu’il devient vite terriblement bandant ! Le rythme est parfaitement tenu, avec de nombreuses et généreuses apparitions du S-11
(appellation militaire), qui sera bien vite renommé le Sharktopus, attachante créature à tête de requin et à cul tentaculaire de pieuvre… On retiendra entre des dizaines de séquences ahurissantes celle de la sauteuse à l’élastique dont le monstre ne fait qu’une bouchée ou même la
scène d’ouverture, dans laquelle il attrape l’air de rien un requin entier dans l’un de ses tentacules… L’animal s’en donne vraiment à cœur joie, dézinguant à coup de crocs et de tentacules tout
ce qui se trouve sur son passage, aussi bien dans l’eau que… sur la terre ferme, ses attributs de pieuvre lui permettant de se promener l’air de rien sur la plage et dans les rochers : hilarant
!
Bien sûr, les effets spéciaux sont pourris, mais tiennent néanmoins bien mieux la route que certaines productions du même acabit carrément bâclées : ici, le monstre est
bien animé et on le voit clairement saisir les plaisanciers du bout de ses nombreuses « pattes »… on sent que les concepteurs des effets numériques s’y sont donnés à cœur joie et ont fait preuve
finalement d’une bonne dose d’inventivité, tant le requin-pieuvre propose des attaques sans cesse renouvelées et porteuses généralement d’une belle ironie !
Bref, vous l’aurez compris, on s’éclate bien à la vision de « Sharktopus », même si un regard distancié se révèle bien sûr de rigueur. Les performances risibles des acteurs (le héros tout muscles dehors…), le schématisme de leurs personnages, l’air de vacances qui souffle sur le film (entre la
mer et les bimbos en bikinis), ou encore les gags bien sentis, participent de l’esprit bon enfant d’un film que l’on regarde avec une tolérance bienveillante et un sourire narquois... Pas une
seconde de répit et des scènes juste « énormes » font de « Sharktopus » l’un des spectacles du bis les plus jouissifs qu’il nous ait été donné de voir depuis, allez, « Megapiranha » ou « Birdemic » tiens ! Il s’agit donc d’une œuvre proprement inratable pour les amateurs, d’autant que
le grand Corman y fait une apparition clin d’œil en chair et en os, récupérant avec la roublardise qu’on lui connaît la pièce qu’une jeune fille dénudée venait de trouver sur la plage juste avant
de se faire bouffer par le Sharktopus qui ne manque d’ailleurs jamais de réparties ! On notera enfin l’ultime réplique de la mort qui tue à l’issue de la dernière séquence, juste après
l’explosion du requin et en réponse aux doutes du héros sur un possible retour à la vie du monstre : « Mais non, voyons, on ne voit ça que dans les films… » Une belle et fine conclusion venant
probablement souligner l’extrême réalisme de tout ce qui a précédé ?
Une histoire de filles en demi-teinte : touchante, mais assez maladroite... Phil Siné vous explique tout ça à cette adresse !
(Etats-Unis,
2012)
Inspiré de sa propre relation, longue et difficile, avec un garçon sous l’emprise de la drogue, Ira Sachs signe avec « Keep the lights on » une belle et tragique histoire d’amour, au naturalisme
souvent désarmant… Si la relation amoureuse est ici homosexuelle – mais c’est après tout aussi celle qu’a vécu l’auteur –, force est de constater pourtant qu’elle tend à se rendre universelle.
Erik et Paul sont avant tout deux personnes qui tombent amoureuses et que l’addiction de l’un d’eux va progressivement éloigner, puis séparer à jamais… Bien sûr, il y a un univers et des mœurs en
partie symptomatiques de la communauté gay (les réseaux de rencontres, la pratique décomplexée du sexe…), mais le message que le cinéaste cherche à faire passer dans la description de cette
relation est celle d’une vérité humaine, avec laquelle chacun pourra trouver des points d’accointance.
Ce qui frappe le plus à la vision de « Keep the lights on », c’est probablement cette mise en scène sobre et méticuleuse, à la fois douce et précise, détaillée et soignée… La photographie du film
est tout bonnement sublime et le regard que Sachs porte sur ses personnages est d’une grâce incroyable, même lorsqu’il les filme dans des situations où ils ne sont pas vraiment à leur avantage…
On sent qu’il aime les êtres qu’il filme jusque dans leurs défauts et leurs fêlures… Sans les excuser, il leur porte un amour, une tendresse, qui les rend profondément vivants à nos yeux !
Il se dégage d’ailleurs du film un réalisme impressionnant, autant dans la mise en scène que dans l’interprétation des acteurs, tous les deux intensément crédibles, qu’il s’agisse de Thure
Lindhardt ou de Zachary Booth… Au fil de scènes qui prennent toujours le temps d’installer les choses et les gens, « Keep the lights on » n’a jamais peur des plans qui durent et des silences, qui
ponctuent les conversations et qui en disent parfois plus long que tout le reste… Le réalisateur insiste sur les gestes, sur les regards, sur les non-dits, et le film en gagne en beauté et en
subtilité ! L’amour est décrit jusque dans ses impasses, ses souffrances et ses impossibilités : on touche l’intériorité et le cœur des personnages du bout des doigts et c’est tout simplement un
émerveillement de tous les plans…
Jeu express : la première personne à en faire la demande en commentaire (avec une adresse mail valide) gagne
un superbe magnet de l'affiche du film pour décorer son frigo !