mardi 14 août 2012

[Fil ciné] Les films de juillet 2012


Index des sorties ciné



Semaine après semaine, suivez le fil des sorties ciné et des films vus par Phil Siné. Les liens renvoient aux critiques des films présentes sur le blog...



 



Semaine du 4 juillet 2012



- The Amazing Spider-Man, de Marc Webb (Etats-Unis, 2012)
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- Holy Motors, de Leos Carax (France, 2012)
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- To Rome with Love, de Woody Allen (Etats-Unis, 2012)
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- Summertime (The Dynamiter), de Matthew Gordon (Etats-Unis, 2010)
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- Inside, d'Andrés Baiz (Espagne, Colombie, 2011)
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Semaine du 11 juillet 2012



- La nuit d'en face, de Raoul Ruiz (Chili, France, 2012)
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- Les enfants de Belle Ville, d’Asghar Farhadi (Iran, 2004)
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- Gloria, de John Cassavetes (Etats-Unis, 1980)
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- Opening night, de John Cassavetes (Etats-Unis, 1978)
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- Rock Forever, d'Adam Shankman (Etats-Unis, 2012)
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- Piégée, de Steven Soderbergh (Irlande, Etats-Unis, 2011)
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- Kill List, de Ben Wheatley (Grande-Bretagne, 2011)
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Semaine du 18 juillet 2012



- Laurence Anyways, de Xavier Dolan (Canada, 2012)
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Semaine du 25 juillet 2012



- Guilty of Romance, de Sono Sion (Japon, 2011)
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- The Dark Knight Rises, de Christopher Nolan (Etats-Unis, 2012)

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- Jane Eyre, de Cary Fukunaga (Etats-Unis, Grande-Bretagne, 2011)
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- Pulsions, de Brian De Palma (Etats-Unis, 1980)
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lundi 13 août 2012

[Critique] Hors les murs, de David Lambert



hors les murs
(France, Belgique, Canada,
2011)



Prochainement...




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coeur


Le départ / L’absence / Le retour. Ou autrement dit : La rencontre / La séparation / La rupture. A l’instar des « Chansons d’amour » de Christophe Honoré, « Hors les murs » emprunte en filigrane
la structure mythique en trois parties du chef d’œuvre de Jacques Demy, « Les parapluies de Cherbourg », pour parler de l’amour moderne… Et si le scénario fonctionne à merveille ainsi, c’est
justement parce que cette structure demeure universelle et atemporelle : tout comme l’amour, d’ailleurs !

Pour son premier film comme réalisateur, le scénariste David Lambert (qui avait notamment signé l’intense « La régate » de Bernard Bellefroid) a choisi ainsi d’évoquer la
passion amoureuse d’un couple dans lequel chacun devrait pouvoir se reconnaître… Car si les deux personnages sont deux garçons, il y a une telle volonté de les extirper de leur condition
d’homosexuels et de faire fi des clichés que le récit en gagne justement en universalité ! Le jeune et sensible Paulo vit d’ailleurs encore avec sa copine lorsqu’il rencontre le barman Ilir, avec
qui ce sera immédiatement le coup de foudre !

La beauté du film provient d’abord du naturel avec lequel la relation des amants est décrite. Les séquences s’enchaînent avec une simplicité et une évidence très fluide, les dialogues entre les
personnages demeurent toujours d’une belle authenticité, loin de toute tonalité schématique ou démonstrative… La séparation de Paulo et de sa copine au début, par exemple, est exemplaire : lui
demeure quasiment mutique devant les exaspérations compréhensibles de sa compagne, et ce qui doit arriver arrive, sans que ce ne soit jamais appuyé. Quant aux scènes d’intimité entre les deux
garçons, elles sont incroyablement justes et crédibles, traitées à chaque fois avec un naturalisme désarmant ! Les scènes d’amour sont charmantes de réalisme et l’exploitation du jeu amoureux est
tout bonnement savoureux : la scène où les deux garçons s’affrontent au bras de fer pour savoir qui pénètrera l’autre, avec la déception de Paulo lorsqu’il s’aperçoit qu’il a gagné, se révèle
très amusante…

L’humour ne manque d’ailleurs pas dans « Hors les murs » - les séquences dans un sex-shop ou à la caisse d’un supermarché en attestent -, même si le récit se fait par la suite un peu plus sombre
et mélancolique, lorsque le couple se verra séparé par la mise en cellule d’Ilir… Mais la prison en amour se construit des deux côtés, même « hors les murs » pour Paulo, justement ! Le film se
fait déchirant quand Ilir rejette Paulo de peur que les visites de celui-ci l’empêchent d’être assez dur pour l’univers carcéral et lorsque Paulo se retrouve alors à crier le nom de son amour
devant les murs de la prison…

Et puis le temps passe… Quand Ilir sort, il comprend qu’il ne retrouve pas vraiment la liberté de la relation amoureuse qu’il avait laissé et que tout a changé, malgré l’amour qu’il porte encore
pour Paulo. C’est la loi des sentiments face à l’absence… C’est triste, mais pourtant évident et encore une fois terriblement naturel… Et pour faire vivre ce « naturel » au sein de ce superbe
film, il fallait nécessairement deux acteurs merveilleux, dont l’alchimie devait s’imposer « naturellement » : c’est bien le cas entre Guillaume Gouix (un talent confirmé) et Matila Malliarakis
(une vraie révélation !), dont le charme et la sensibilité font des étincelles !



"Hors les murs" au Festival Paris cinéma 2012































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dimanche 12 août 2012

[Critique] Peur bleue, de Renny Harlin


peur_bleue.jpg(Etats-Unis, 1999)



The Shark Attacks Summer, c'est tout l'été sur le blog de Phil Siné !




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En 1999, l’« actioner » Renny Harlin s’attaquait au film d’attaques de requins, rendu célèbre par « Les dents de la mer » et inégalé depuis lors. Afin d’éviter les redites et de ne
pas souffrir la comparaison, le cinéaste pose très vite de nouvelles bases au genre : pas « un » mais « des » requins, pas du requin traditionnel (aussi mangeur d’hommes soit il !) mais carrément
trafiqué génétiquement, et surtout un changement de décors radical, fuyant les plages d’estivant au profit d’une jour du saigneurbase de recherche scientifique en pleine mer… Son « Peur bleue » renouvela le genre avec un tel fracas et à un point tel qu’il le raviva
durablement, voyant à sa suite déferler toute une série de films du même acabit de plus ou plutôt moins bonne qualité.

S’il n’atteint toujours pas la puissance et l’intelligence du brillant modèle original imposé par Spielberg, « Peur bleue » se démarque néanmoins brillamment de tous les ersatz nauséabonds ou
nanardeux auxquels on avait pu assister jusque-là, entre les suites assez navrantes de la saga initiale et ses copies fauchées ou sans imagination… Il faut dire que la mise en scène de Renny
Harlin, habitué aux films d’action bourrins (« 58 minutes pour vivre », « Cliffhanger »…), dénote avec le film d’horreur traditionnel pour privilégier shark attacks summerl’action, l’efficacité et les rebondissements… et on est servi de ce côté-là, surtout que le scénario évolue à un rythme
plaisant, enchaînant des scènes variées et souvent plutôt originales…

Côté effets spéciaux, si certains effets mécaniques sont assez sympas (la séquence où le requin est maintenu hors de l’eau pour examen, par exemple, est une jolie trouvaille), on reste plus
circonspect à l’égard des effets numériques, dont bon nombre apparaissent comme assez ridicules ou bâclés… Mais étrangement, c’est peut-être de là que le film tire en partie son intérêt et son
plaisir (un brin) coupable ! Car pour le coup, le long métrage adopte visuellement des faux airs de « série B de luxe », partagée entre des requins assez fun, des séquences d’action à se pisser
dessus (le requin qui envoie le brancard d’un blessé dans la vitre pour la casser relève du plus beau des nanars !), un scénario à la construction attendue (avec notamment un mort toutes les dix
minutes environ), et pourtant des signes extérieurs de richesse indiscutables, de part son budget et son casting de haut vol…

Mais cet étrange décalage semble parfaitement assumé, l’humour de « Peur bleue » n’étant jamais absent, que ce soit à travers le personnage du cuisinier au perroquet (interprété par le rappeur LL
Cool J), des répliques à tendance gaguesques ou encore une façon de se jouer des codes du genre avec une agréable désinvolture… On pense notamment à la capacité du scénario à contourner les
scènes attendues tout en les intégrant à l’histoire : la scène d’ouverture avec l’attaque par un requin du bateau de jeunes gens décérébrés (mais aucun mort ne sera finalement à dénombrer !),
l’esquisse d’une histoire d’amour entre le héros et l’héroïne (sauf que l’héroïne se fait bouffer à la fin, certes un peu punie vu qu’elle est la cause de tout ce qui arrive, mais laissant
surtout sa place au black de service qui pour une fois ne meurt pas… de là à le voir tomber dans les bras du héros, faut pas abuser non plus, hein !), ou encore le discours pontifiant et
lénifiant sur l’importance de rester uni pour survivre (mais prononcé par un Samuel L. Jackson se faisant interrompre par un requin venant le « happer » de façon délirante sur le bord du bassin…)
Tout cela pour dire que l’on « nage » parfois en plein délire et que le second degré de « Peur bleue », qu’il soit voulu (souvent) ou non (probablement parfois) en fait un film rudement cool (J)
!



Index du Jour du Saigneur































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samedi 11 août 2012

[Best Of] Juillet 2012


Le meilleur du cinéma en juillet 2012...



amazing spider manholy motorsenfants de belle ville bis



laurence anywayskill listdark knight rises



Tous les films de juillet 2012



Dans les "Best Of" précédents :



- Juin 2012



- Mai 2012



- Avril 2012



- Mars 2012



- Février 2012



- Janvier 2012



- Décembre 2011



- Novembre 2011



- Octobre 2011



- Septembre 2011



- Août 2011



- Juillet 2011



- Juin 2011



- Mai 2011



- Avril 2011



- Mars 2011



- Février 2011



- Janvier 2011































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vendredi 10 août 2012

[Jeu] Who's this shark ? Part VII


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"Who's this Shark ?", c'est le jeu de l'été sur le blog de Phil Siné, dans le cadre de "The
Shark Attacks Summer
" ! Environ une fois par semaine jusqu'à la fin du mois d'août, il vous faudra reconnaître trois requins en photo et surtout dire en commentaires dans quels films vous les
avez déjà vu... Le premier requin, trop facile à reconnaître, vous rapportera 1 point ; le second, un peu moins facile à trouver, vous créditera de 2 points ; et le troisième, encore moins facile
à deviner, vous fera remporter carrément 3 points ! Vous êtes prêts ? Alors feu, c'est parti... et bonne chasse aux requins à tous !



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19 - Pour 1 point



Réponse : Gang de requins (trouvé par MaxLaMenace_89)



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20 - Pour 2 points



Réponse : Festin de requins (trouvé par π)



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21 - Pour 3 points



Réponse : Festin de requins (trouvé par π)



A la fin de l'été, les joueurs se voyant crédités du plus grand nombre de points, gagneront bien évidemment de super cadeaux, à découvrir dans la liste ci-dessous...



1er prix : 1 DVD au choix (Shark Attack III ou Killing Sharks ou Peur bleue ou Raging Sharks) + 1 requin "collector" en origami + 1 goodie
requin marteau
+ 1 badge I ❤ Phil Siné



2e prix : 1 DVD au choix parmi les 3 qui n'auront pas été choisis par le 1er prix + 1 requin "collector" en origami
+ 1 badge I ❤ Phil Siné



3e prix : 1 DVD au choix parmi les 2 qui n'auront pas été choisis ni par le 1er prix ni par le 2e prix + 1 requin
"collector" en origami
+ 1 badge I ❤ Phil Siné



4e et 5e prix : 1 requin "collector" en origami + 1 badge I ❤ Phil Siné



6e au 10e prix (et peut-être un peu plus...) : 1 requin "collector" en origami + rien d'autre



Le point sur les points :



π : 22 points



Titoune : 14 points



MaxLaMenace_89 : 3 points 































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jeudi 9 août 2012

[Critique] The Dark Knight Rises, de Christopher Nolan



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(Grande-Bretagne,
Etats-Unis, 2012)



Sortie le 25 juillet 2012




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Huit ans après sa sombre disparition dans le déshonneur, l’arrivée d’une nouvelle menace sur Gotham City oblige le « Chevalier noir » Batman à resurgir de la nuit… Cette nouvelle menace s’appelle
Bane, un nouvel ennemi horriblement méchant qui est bien décidé à détruire la ville pour « libérer » ses âmes endoctrinées par l’idéologie économique ! Avec « The Dark Knight Rises », le cinéaste
ès « Blockbusters intelligents » Christopher Nolan conclut avec maestria sa trilogie sur le superhéros déguisé en chauve-souris, dans une perspective toujours aussi sombre et réaliste, très
éloignée en somme des univers fantaisistes des comics d’origine…

Si le scénario possède une forme très « classique », il l’arbore au sens noble du terme : avec une lisibilité et une cohérence absolue, l’histoire se révèle toujours parfaitement structurée et
habilement écrite, rendant le film à la fois fluide, agréable à suivre et joliment rythmé, dans une alternance fascinante de scènes d’action décoiffantes et de lignes de dialogues filmées avec
une vigueur, une tension et un staccato qui n’a parfois rien à envier aux moments plus explosifs… Formellement, on ne peut en outre qu’admirer le style et la virtuosité de la mise en scène de
Nolan, à la fois douce et puissante, posée et fougueuse… en somme fusionnant les émotions et les sens dans un syncrétisme ébouriffant !

Et même si l’on peut se demander l’intérêt d’étirer le film sur près de 3h, alors même que l’histoire ne le nécessitait pas forcément, la patte du cinéaste demeure belle et bien imprimée sur
l’écran : certes, on reste dans la légende de « Batman », qui n’appartient pas à Nolan, mais celui-ci parvient néanmoins à y laisser échapper sa personnalité, notamment dans une métaphore
pessimiste de notre propre société, violente et corrompue, d’où les « héros » ont bien du mal à émerger… « The Dark Knight Rises » n’atteint pas l’intelligence, l’identité et le caractère unique
de ce que pouvait être « Inception », mais il est loin de
consister en une faute de goût dans la carrière d’un grand cinéaste de plus en plus confirmé ! Autour de lui gravitent d’ailleurs certains des meilleurs acteurs du cinéma contemporain, tous
irréprochables : Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy, Morgan Freeman… ou encore le merveilleux Joseph Gordon-Levitt, dans un rôle dont on ne connaîtra la véritable identité qu’à la fin et qui
lui va effectivement comme un gant ! De là à l’imaginer comme le nouveau héros d’une prochaine franchise… Why not ?!



Perspective :



- Inception, de Christopher Nolan (Etats-Unis, Grande-Bretagne,
2010)































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