samedi 7 juillet 2012

[Best Of] Juin 2012


Le meilleur du cinéma en juin 2012...



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adieu berthestarbuckalice_n_est_plus_ici.jpg



Tous les films de juin 2012



Dans les "Best Of" précédents :



- Mai 2012



- Avril 2012



- Mars 2012



- Février 2012



- Janvier 2012



- Décembre 2011



- Novembre 2011



- Octobre 2011



- Septembre 2011



- Août 2011



- Juillet 2011



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- Mai 2011



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- Mars 2011



- Février 2011



- Janvier 2011































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vendredi 6 juillet 2012

[Carnets de Festival] Paris Cinéma 2012 : épisode 2


paris cinema 2012Depuis le 29 juin et jusqu’au 10 juillet, le cinéma est à l’honneur à Paris, comme chaque début d’été depuis 10 ans : Hong Kong, 8 films en compétition, 3 jurys, des avant-premières à
foison, Johnny To, Olivier Assayas, Leos Carax, un ciné-mix, une brocante, un ciné-karaoké, un bal, 14 lieux, les ressorties de l’été, Raoul Ruiz, Bruce Lee ou Jackie Chan (mais faut-il vraiment
choisir ?), du gore, du sexe et Charlotte Rampling, des étudiants et des bénévoles, Juliette Binoche et Denis Lavant, plus de 200 films programmés… Un excellent anniversaire au Festival Paris cinéma et sans plus tarder un échantillon de sa programmation vu par votre envoyé spécial préféré !

renoir.jpg[Avant-première]
Renoir, de Gilles Bourdos
(France, 2011)
Sortie le 2 janvier 2013




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Sur l’écran où sont affichées les prochaines séances du cinéma, le titre « Renoirs » apparaissait avant mon entrée dans la salle… Cette faute d’orthographe qui relève certainement de la coquille,
reprenant une possibilité de la langue anglaise (l’adjonction d’un « s » à un nom de famille pour embrasser tous les membres de ladite famille…), évoque finalement parfaitement le contenu même du
film : car si « Renoir » commence par nous parler de la fin de vie du peintre (Auguste) et ses rapports avec son dernier modèle (la flamboyante Andrée), la suite de son scénario se transforme
bientôt en portrait de la famille au grand complet, avec la présence des trois enfants du vieil homme : l’aîné Pierre, le tout jeune Claude, et surtout Jean, le futur cinéaste de renom, qui
brûlera d’amour pour la jeune Andrée… Tel un tableau vivant, l’évocation champêtre de ces retrouvailles familiales n’a rien de figée ! C’est au contraire de toute beauté, esquissant des
réflexions sur la vie, l’amour, l’âge ou la guerre, et proposant un très joli casting : Michel Bouquet, Vincent Rottiers ou encore Christa Theret…

confession_enfant_siecle.jpg[Avant-première]
Confession d’un enfant du siècle, de Sylvie Verheyde
(France, 2011)
Sortie le 29 août 2012




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Adaptation d’un roman d’Alfred de Musset, cette « Confession d’un enfant du siècle » raconte la tentation de la débauche d’un jeune homme trompé dans le Paris de 1830… Quand Pete Doherty joue les
Libertines libertins avec la reine de la masturbation frontale (chez Lars Von Trier) Charlotte Gainsbourg, on aurait pu s’attendre à de vraies étincelles et à quelque chose d’immensément
sulfureux et coquin… Eh ben c’est raté ! non seulement les partouses y ont lieu tout habillé (un comble !), mais en plus le film est d’un ennui abyssal : une voix off omniprésente, du blabla et
des verbiages chiantissimes à n’en plus finir, une reconstitution historique maniérée, des simagrées amoureux d’un autre temps… sans compter que l’ex-chanteur Peter Doherty a l’air aussi à l’aise
avec sa canne et son haut-de-forme qu’un éléphant de plomb dans un magasin de souris en porcelaine !

drunken_master.jpg[Hong Kong]
Drunken Master, de Yuen Woo Ping
(Hong Kong, 1978)




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« Drunken Master », ou « Les déchaînés du Karaté » comme l’indiquait mon ticket de cinéma (j’ai mis un moment à comprendre dans quelle salle je devais aller, du coup !), est l’un des premiers
films de Yuen Wo Ping, cinéaste plus connu aujourd’hui pour avoir chorégraphié les combats aériens de « Matrix » et « Tigre et Dragon ». On y retrouve déjà un vrai talent pour mettre en scène des
combats incroyables et énergiques, presque dansés et toujours éminemment virtuoses… On est impressionné aussi par le talent physique des acteurs, à commencer par le petit Jackie Chan, que ce film
fit mondialement connaître ! « Drunken Master » est en outre un film hilarant, même si son scénario tient en deux lignes et laisse souvent la place aux performances de Kung-Fu fou : jamais
lassantes, les scènes d’action sont ponctuées de nombreux gags ou positions hilarantes des personnages, sans oublier des bruitages sonores à hurler de rire ! Un autre titre français du film, « Le
Maître chinois », ne rend pas justice à l’incitation à l’alcoolisme qui semble sourdre tout au long de ce « Maître saoul » : le jeune Wong Fei Hung se fait notamment entraîner par un maître qui
n’arrive à bien se battre que s’il est complètement bourré ! Décalé et gentiment incorrect…

just_the_wind.jpeg[Compétition]
Just the Wind, de Bence Fliegauf
(Hongrie, Allemagne, France, 2012)




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Il est toujours difficile de faire son choix parmi des films « en compétition » qu’encore personne n’a vu et dont aucun indice (un nom connu, par exemple) ne laisse présager ses qualités… Du
coup, il faut faire confiance au livret de présentation du Festival, qui parlait de « Just the wind » comme d’« une œuvre politique aux allures de film d’horreur » ! Eh ben la déception est
totale : j’espère ne pas avoir ronflé trop fort dans la salle après m’être assoupi à plusieurs reprises devant ces images d’une laideur et d’une fadeur absolue, devant cette absence de mise en
scène, sinon celle d’une imitation de documentaire le plus pénible possible… Non seulement on s’emm… ferme, mais surtout on ne comprend pas où le pseudo-cinéaste nous entraîne : dans la nuit,
dans le racisme ordinaire d’un pays en voie de fascisation ? C’est bien joli, mais bon, quand on l’entend déclarer après la séance qu’il n’a pas voulu montrer les « méchants » du film qui violent
et tuent du tsigane parce qu’il avait peur de les humaniser, on est en droit de ne pas accepter ses procédés et sa vision du monde…

amants_pont-neuf.jpg[Retro Leos
Carax]

Les amants du Pont-Neuf, de Leos Carax
(France, 1988-1991)




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Film mythique autant par sa production catastrophique que par son histoire qui confine au sublime, Leos Carax développe avec « Les amants du Pont-Neuf » toute la flamboyance de son style et de sa
vision de cinéaste… A travers l’histoire d’amour entre deux marginaux, l’un clochard titubant et cracheur de feu (Denis Lavant), l’autre belle vagabonde dessinant à l’occasion et sur le point de
devenir aveugle (Juliette Binoche), le réalisateur trace les contours d’une passion à la rue et à la folie ! Les fulgurances visuelles y sont légions, nous laissant témoins hallucinés d’un
spectacle intense et inoubliable : le Pont-Neuf à l’abandon, le métro en flammes, Paris transformé en immense terrain de jeu, du ski nautique sur la Seine éclairée aux feux d’artifice… et
pourtant nuls artifices dans cette histoire tragico-poétique, qui ancre l’amour dans une réalité sociale désespérée… Beau et incomparable !



Précédemment à Paris Cinéma...



Une envie de ciné ? Consultez la programmation du Festival !































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jeudi 5 juillet 2012

[Critique] Les dents de la mer, de Steven Spielberg



dents_de_la_mer.jpg
(Etats-Unis, 1975)



The Shark Attacks Summer, c'est tout l'été sur le blog de Phil Siné !




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Considéré comme le tout premier « Blockbuster » de l’histoire du cinéma en raison de son budget (ayant exigé plusieurs rallonges) et de ses recettes exceptionnelles, « Les dents de la mer »
marque également le septième art à plus d’un titre ! Il est notamment l’un des premiers scénarios de cette envergure à s’intéresser à un thème et à une histoire exploitée jusque-là par de
vulgaires films de série B, mais il est aussi et surtout le premier grand carton au Box-Office de la carrière d’un cinéaste majeur à Hollywood depuis près de quatre décennies : Steven
Spielberg…

Film au succès fulgurant, « Les dents de la mer » possède pourtant un récit shark attacks summerrelativement simple et décomplexé. Un
requin dévore quelques plaisanciers près des côtes d’une station balnéaire sur l’île (fictive) d’Amity, le nouveau chef de la police veut du coup fermer les plages le temps de tuer le monstre
mais se heurte au maire de la ville, défendant jusqu’à l’inconscience les intérêts économiques liés au tourisme pour ses concitoyens… Mais malgré le simplisme du scénario, sa construction fait
pourtant preuve d’une efficacité exemplaire : une première partie ponctuée par divers accidents jusqu’à ne plus avoir le moindre doute quant à la présence d’un requin près des côtes, puis une
deuxième partie en pleine mer à la chasse au requin, lorgnant pour le coup du côté du récit d’aventure à la « Moby Dick ».

Ce qui demeure le plus réussi et impressionnant dans le film de Spielberg est bien sûr sa mise en scène, d’une maîtrise, d’une richesse et d’une inventivité tout à fait extraordinaire pour
l’époque ! De nombreuses fois copié, très rarement égalé, son style reste encore aujourd’hui puissamment admirable, spécialement dans de nombreuses scènes où le suspense et la tension
s’installent tout en finesse… Le cinéaste parvient ainsi parfois à terrifier son spectateur avec trois fois rien, qu’il s’agisse des vues subjectives du requin juste au-dessous des nageurs
flottants à la surface de l’eau (directement inspirées de «
L'étrange créature du lac noir », de Jack Arnold
), de barils remontant à la surface aux abords du bateau (indiquant le retour du monstre) ou encore d’une accélération du découpage des plans
lors de l’attaque effective du requin, faisant ainsi monter la tension à son paroxysme !

Il est amusant de savoir en outre que les maquettes du requin construites pour le film se révélaient très capricieuses, rendant le tournage souvent très difficile (d’autant qu’il avait lieu en
grande partie en pleine mer !) et obligeant finalement Spielberg à ne montrer la vedette de son film qu’avec parcimonie… C’est ainsi à cause de problèmes purement techniques que la meilleure idée
du film était née : ne presque jamais montrer le monstre, histoire de le rendre bien plus terrifiant encore ! Cette difficulté à filmer le requin a effectivement obligé Spielberg à se transformer
en grand virtuose de l’évitement et à tester des tas de nouvelles idées de mise en scène qui firent des « Dents de la mer » le film mythique qu’il est devenu aujourd’hui !

Le film accumule d’ailleurs les séquences cultes, qu’il s’agisse des scènes d’horreur ou d’autres scènes sans le moindre requin… La scène d’ouverture du film, notamment, est une merveille que
tout apprenti cinéaste devrait étudier vaillamment : l’isolement de la nageuse en mer et en pleine nuit, la musique minimaliste (mais diablement angoissante) de John Williams et l’horreur absolue
de sa mort alors même qu’on ne voit pas son agresseur… Le plan avec effet vertigo de Roy Scheider sur la plage, au moment même où il comprend qu’un requin vient d’attaquer, reste lui aussi
inoubliable ! Quant à l’attaque du bateau par le squale, réussissant finalement à le faire couler, elle se révèle toujours bigrement impressionnante… On se souvient de la réplique qui tue,
prononcée plusieurs fois par le chef Brody jusqu’à en devenir un véritable gimmick comique : « Il nous faut un plus gros bateau ». Car l’humour n’est justement largement pas absent du film,
notamment dans une scène où le spécialiste des requins (Richard Dreyfuss) s’invite un soir chez Brody pour manger, ou encore la scène hilarante dans laquelle les hommes partis chasser le requin
comparent leurs cicatrices comme s’il s’agissait de montrer qui a la plus grosse…































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mercredi 4 juillet 2012

[Critique] The Amazing Spider-Man, de Marc Webb



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(Etats-Unis,
2012)



Sortie le 4 juillet 2012




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Les raisons de ce « reboot » seulement dix ans après la version de Sam Raimi n’est
plus un secret pour personne : pour conserver les droits d’exploitation de la franchise Marvelienne de « Spider-Man », Sony devait produire un nouveau film vite, très vite ! Mais les raisons de
ce retour à zéro, faisant table rase de l’équipe précédente, alors même que Raimi et son acteur Tobbey Maguire travaillaient avec conviction à un quatrième volet de sa saga, demeurent encore un
mystère bien obscur… Du coup, le projet de base part avec un sérieux handicap, la réalisation d’un remake à une date si rapprochée de la version d’origine le rendant presque indéfendable et
surtout illégitime !

Sauf que cet « Amazing Spider-Man » se révèle plutôt agréable à regarder : assez inoffensif, certes, le film n’en demeure pas moins plaisant dans sa andrew_garfield_spiderman.jpgnarration juvénile plutôt efficace… L’histoire est bien écrite, les personnages attachants, la mise en scène convenable, et les effets spéciaux et autres cascades
maîtrisés et bien dosés ! Au fond, le principal défaut du film demeure dans sa comparaison avec la trilogie des années 2000 : si Marc Webb est loin d’être un réalisateur médiocre (il nous avait
d’ailleurs déjà gratifié du sympathique « (500) jours ensemble », une originale et très jolie comédie romantique), il ne peut rivaliser devant le style et la virtuosité d’un génie du cinéma de
genre comme Sam Raimi, qui avait réussi a offrir à la saga « Spider-Man » une intelligence et une subtilité réjouissante ! Quant au scénario, il n’est ici qu’une resucée plutôt fade de ce qui
reste encore trop prégnant dans notre souvenir, à quelques détails et variations près bien sûr : le méchant est un lézard géant (qui permet de rendre hommage à « Godzilla » ou « King Kong »), le père disparu de Peter Parker cache visiblement un sombre secret,
les toiles d’araignée de Spider-Man n’ont plus rien d’organiques et relèvent du gadget technique (ce qui n’est pas forcément une très bonne idée, au fond…)

Bon, du coup, on pourrait croire que cette nouvelle version n’a que peu d’intérêt, mais ce serait alors ignorer son atout majeur : the Amazing Andrew Garfield ! Rien que pour voir ce jeune acteur prometteur et merveilleusement beau se
détacher en 3D, cela vaut donc le détour d’aller voir le « Spider-Man » de Marc Webb… Mais au-delà de sa plastique de rêve (qui nous donne à toutes et à tous une folle envie de l’épouser pour
l’éternité), Andrew Garfield révèle une fois encore toute l’étendue de son jeu et de son immense talent : il incarne un Spider-Man hésitant, souvent surpris de ce qu’il est capable de faire
(participant d’ailleurs au ton assez humoristique du film), et porteur d’une très belle sensibilité… L’acteur découvert dans le touchant « Boy A », merveilleux dans « Never let me go » ou « Red Riding Trilogy », ayant déjà collaboré avec des noms comme Terry
Gilliam (« L'Imaginarium du docteur Parnassus ») ou David Fincher (« The
Social Network
»), explose une nouvelle fois ici, malgré le risque que la machinerie d’un film de superhéros avait de le réduire à faire de la figuration ! Espérons cependant que ce rôle au
succès presque garanti ne lui ferme pas les portes d’une immense carrière, qu’il mérite amplement !



Perspective :



- Spider-Man, de Sam Raimi































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mardi 3 juillet 2012

[Carnets de Festival] Paris Cinéma 2012 : épisode 1


paris cinema 2012Depuis le 29 juin et jusqu’au 10 juillet, le cinéma est à l’honneur à Paris, comme chaque début d’été depuis 10 ans : Hong
Kong, 8 films en compétition, 3 jurys (dont celui des blogueurs et du web, autant dire le plus
prestigieux !), des avant-premières à foison, Johnny To, Olivier Assayas, Leos Carax, un ciné-mix, une brocante, un ciné-karaoké, un bal, 14 lieux, les ressorties de l’été, Raoul Ruiz, Bruce Lee
ou Jackie Chan (mais faut-il vraiment choisir ?), du gore, du sexe et Charlotte Rampling, des étudiants et des bénévoles, Juliette Binoche et Denis Lavant, plus de 200 films programmés… Un
excellent anniversaire au Festival Paris cinéma et sans plus tarder un échantillon de sa programmation par votre envoyé spécial préféré !

a_coeur_ouvert.jpg[Avant-première]
A cœur ouvert, de Marion Laine
(France, 2012)
Sortie le 8 août 2012




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Une belle brochette d’acteurs est venue présenter le film en avant-première (Juliette Binoche, Edgar Ramirez, Hippolyte Girardot…) pour finalement ne pas en dire grand chose. « A cœur ouvert »
décrit la relation amoureuse de deux chirurgiens qui se prennent la tête : lui est alcoolique, elle tombe enceinte alors qu’elle ne veut pas d’enfants (mais comment aurait-elle pu deviner que
c’est le risque quand on ne prend pas de précaution et qu’on couche avec un garçon… elle n’est que médecin, après tout !) Bon, le film ne commence pas trop mal… mais ennuie très vite : ça va, ça
vient, ça s’en va, ça revient… putain, c’est très vite chiant à mourir et la métaphore comateuse finale est carrément ridicule ! On passe…


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[Avant-première]

Dark Horse, de Todd Solondz
(Etats-Unis, 2011)
Sortie le 29 août 2012




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Todd Solondz était là avant le film pour faire le clown sous nos yeux ébahis… quel drôle de personnage, tout de même ! Comme ses longs métrages, au fond, et « Dark Horse » n’y échappe pas…
Critique, satirique sur des personnages aux vies étriquées, on se marre quand même bien devant les ridicules de ces êtres pathétiques… Le film dévie même à plusieurs reprises, mais cela ne suffit
néanmoins pas à le rendre vraiment original pour quiconque connaît déjà un
peu le cinéma du monsieur
... Bien mais pas top !


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[Compétition]

The King of pigs, de Yeun Sang-Ho
(Corée du Sud, 2011)




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Film d’animation coréen, « The King of pigs » décrit les retrouvailles à l’âge adulte de deux anciens camarades de classe. Ils se souviennent du climat de terreur qui régnait dans leur école, des
humiliations et des violences qu’ils ont subi et du comportement à vif de leur seul ami à l’époque, aujourd’hui disparu… Malgré un graphisme très rudimentaire (ni très fluide, ni très réussi), le
film déroule une histoire d’une violence sans concession avec un regard d’une cruauté inouïe sur l’enfance ! Il dresse en outre un état des lieux assez tragique sur la société coréenne, dominée
par l’argent ou le désir d’en avoir (tiens, ça ne vous rappelle pas d’autres sociétés d’aujourd’hui ?), et qui laisse toujours les pauvres et les marginaux sur le bord de la route, les poussant à
commettre les crimes les plus abominables…


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[Avant-première]

Du vent dans mes mollets, de Carine Tardieu
(France, 2011)
Sortie le 22 août 2012




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A vrai dire, je n’attendais pas grand chose de ce film, peut-être à cause de son titre a priori idiot (je dis bien « a priori » seulement !), mais la présence de Denis Podalydès m’a convaincu de m’y rendre sans la moindre
hésitation… eh ben je n’ai pas été déçu ! « Du vent dans mes mollets » se révèle sur la durée une merveilleuse comédie subtile et fine, à la fois drôle et profondément émouvante, incarnée par
ailleurs par de merveilleux acteurs outre l’ami Podalydès : Agnès Jaoui change un peu de registre et ça lui réussit très bien, Isabelle Carré est juste formidable et les deux jeunes actrices sont
très justement dirigée… Une pépite de la « comédie française » !


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[Leos Carax]

Mauvais Sang, de Leos Carax
(France, 1986)




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Deuxième long métrage de Leos Carax, présenté avant la projection par son incroyable acteur Denis Lavant (pour le coup presque intarissable, contrairement au réalisateur), « Mauvais sang » est un
émerveillement de tous les instants ! Une drôle d’histoire entre polar et science-fiction est surtout le prétexte à une vision fulgurante du sentiment amoureux au temps du Sida… Juliette Binoche,
Denis Lavant, Michel Piccoli et Julie Delpy forment un quatuor des sens magnifique et la mise en scène constamment inventive et tempétueuse de Carax est un manifeste de génie ! J’espère avoir
l’occasion de vous en parler plus très bientôt…

(A suivre…)































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lundi 2 juillet 2012

[Jeu] Who's this shark ? Part II


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"Who's this Shark ?", c'est le jeu de l'été sur le blog de Phil Siné, dans le cadre de "The
Shark Attacks Summer
" ! Environ une fois par semaine jusqu'à la fin du mois d'août, il vous faudra reconnaître trois requins en photo et surtout dire en commentaires dans quels films vous les
avez déjà vu... Le premier requin, trop facile à reconnaître, vous rapportera 1 point ; le second, un peu moins facile à trouver, vous créditera de 2 points ; et le troisième, encore moins facile
à deviner, vous fera remporter carrément 3 points ! Vous êtes prêts ? Alors feu, c'est parti... et bonne chasse aux requins à tous !



04



4 - Pour 1 point



Réponse : Mega Shark vs Giant Octopus (trouvé par π)



05



5 - Pour 2 points



Réponse : Peur bleue (trouvé par π)



06



6 - Pour 3 points



Réponse : The Reef (trouvé par π)



A la fin de l'été, les joueurs se voyant crédités du plus grand nombre de points, gagneront bien évidemment de super cadeaux, dont la liste ci-dessous est encore susceptible d'évoluer...



1er prix : un séjour aux abords de la Mer Rouge pour servir de nourriture aux requins



1er prix : 1 DVD au choix (Shark Attack III ou Killing Sharks ou Peur bleue) + 1
requin "collector" en origami + 1 badge Phil Siné



2e prix : 1 DVD au choix parmi les 2 qui n'auront pas été choisi par le 1er prix + 1 requin "collector" en origami + 1
badge Phil Siné



3e prix : le DVD qui n'aura été choisi ni par le 1er prix ni par le 2e prix + 1 requin "collector" en origami + 1 badge
Phil Siné



4e et 5e prix : 1 requin "collector" en origami (modèle élaboré) + 1 badge Phil Siné



6e au 10e prix (et peut-être un peu plus...) : 1 requin "collector" en origami (modèle simple) + rien d'autre



Le point sur les points :



π : 3 points



Titoune : 3 points































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dimanche 1 juillet 2012

[Critique] Detention, de Joseph Kahn



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(Etats-Unis, 2011)



Sortie en DVD et Blu-Ray le 8 août 2012




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coeur


« Detention » annonce clairement la couleur dès son générique tout en finesse pachydermique, dans lequel les noms apparaissent de manière hyper originale au gré d’une présentation des personnages
corrosive et percutante : celui du réalisateur finit d’ailleurs par se former à partir du vomi que quelqu’un renvoie au fond d’un urinoir… Trash ? Et vous n’avez encore rien vu ! Le film de
Joseph Kahn (issu de l’univers du clip et déjà auteur d’un jour du saigneurlong métrage, « Torque », dont la mauvaise
réputation se retrouve même dans la bouche de l’un des héros de « Detention »… ironie et autodérision, quand tu nous tiens !) est un pur OFNI proprement inqualifiable, dont la vision relève de
l’extase pure, pour peu que l’on aime les délires complètement barges et déjantés, entre comédie gore et films pour ados décalés… Hommage au cinéma des années 80 et 90, réalisé comme du Gregg Araki au carré (voire au cube : imaginez un peu le délire !), « Detention » pourrait être
défini comme un croisement étonnant entre le neoslasher façon « Scream » (avec du « méta » à
n’en plus finir !) et de la parodie de teen-movies et autres débilités télévisuelles pour ados (au hasard « Beverly Hills »…) façon « Clueless »… et encore, ce serait le réduire grossièrement que
d’en rester à une telle description !

Rien que le script de ce trip sous acide est un enchevêtrement permanent detention.jpgd’intrigues et de sous-intrigues, de gags incessants, de références et de détournements multiples, de mises en abyme aux centuples degrés de lectures… Si tout commence un peu comme le
« Scream » de Wes Craven, avec une bande d’ados confrontée à un serial-killer, le récit devient
très vite proliférant, ouvrant des perspectives absolument démentielles ! On retrouve par exemple des allusions à « Retour vers le futur » (des voyages dans le temps depuis les entrailles d’un
ours, une parodie des élucubrations spatio-temporelles du Doc…), à « La mouche » (un
joueur de football dont l’ADN a été croisé avec celui d’une mouche après sa rencontre avec les alien (!), contraint de cacher sa main contaminée dans une télévision depuis l’enfance !!), à «
Saw » (le film dans le film, que les héros vont voir au cinéma, montre des « pièges » élaborés
jusqu’à l’excès et l’outrancier)… mais aussi des références à une sous-culture carrément décérébrée et presque honteuse, comme Patrick Swayze et Steven Seagal (dans une scène de baston
d’anthologie !), le film « Volcano », une ambiance « génération MTV » (autant dire débile), etc.

Ce scénario bourré à bloc, presque épuisant tant il est saturé de détails à outrance, est soutenu par une mise en scène péchue et efficace, qui donne le tournis tellement elle semble elle aussi
nourrie aux amphets ! D’excès de trash en emboîtements narratifs à donner le vertige, on est en outre ébouriffé par une bande son d’enfer des plus stimulante, brassant trois décennies de musiques
adolescentes, comme à travers une séquence notable en salle de retenue, où l’on remonte le temps au gré des modes et des standards musicaux… Le grand talent de « Detention » est finalement
d’offrir un spectacle généreux et stimulant sans jamais se prendre au sérieux, décrivant avec une acuité plus fine qu’il n’y paraît l’évolution de la jeunesse au fil des dernières générations :
de plus en plus excessive, de plus en plus stimulée par des abîmes de connerie, de plus en plus immorale sans doute, zappant en permanence les choses comme les gens… Visuellement, cela donne un
film débordant à chaque plan d’éléments graphiques (SMS, sigles et autres joyeusetés envahissent l’écran), de dialogues et de détails, qui nécessiteront sûrement du temps et plusieurs visionnages
avant d’être parfaitement décryptés… la force d’un film culte en gestation ?



Index du Jour du Saigneur



Autre avis, autre blog : celui de Nico d'Ecran Miroir































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