lundi 12 mars 2012

[Jeu] Phil Siné vous invite en "Week-end" !



week end
Grâce à Outplay, Phil Siné vous invite au
cinéma en vous proposant de gagner 10 places (5x2) pour "Week-end"
, le superbe film d’Andrew Haigh en salles le 28 mars. Vous pouvez retrouver la critique de Phil Siné pour savoir tout le bien qu'il en a pensé en cliquant
ici
!



Pour faire partie des heureux élus, il vous suffit d'en faire gentiment la demande en commentaire de cet article, sans oublier d'indiquer votre mail dans la case dédiée (je serai
le seul à le voir). Les cinq candidats les plus convainquants (ou originaux) d'ici le 25 mars 2012 à minuit seront recontactés pour communiquer leurs coordonnées afin de recevoir
chacun deux places de cinéma !



Bonne chance à toutes et à tous !



Synopsis du film :



Un vendredi soir, après une soirée arrosée chez ses amis, Russell décide de sortir dans un club gay. Juste avant la fermeture, il rencontre Glen et finit par rentrer avec lui. Mais ce qu'il avait
pensé n'être qu'une aventure d'un soir va finalement se transformer en toute autre chose. Lors de ce week-end rythmé par les excès, les confidences et le sexe, les deux hommes vont peu à peu
apprendre à se connaître. Une brève rencontre qui résonnera toute leur vie...



[Jeu terminé - Merci à tous les participants et bravo aux gagnants, qui sont finalement au nombre de six : Pierre E., Alexandre, Ben, David P., Bruno et Joss !]










































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dimanche 11 mars 2012

[Critique] All the boys love Mandy Lane (Tous les garçons aiment Mandy Lane), de Jonathan Levine



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(Etats-Unis, 2006)




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Mandy Lane est une adolescente belle et irrésistible, dont tous les garçons du lycée sont amoureux fous… Tous veulent se la faire, sauf que la si désirable Mandy souhaite toujours rester pure et
innocente ! Pareille frustration a de quoi rendre fou tous ces jeunes mâles en pleine ébullition hormonale, à l’image d’un de ses admirateurs qui meurent dans un étrange accident au début du
film, alors même qu’il cherchait à l’impressionner… Cherchant à se faire de nouveaux amis, Mandy Lane accepte une invitation qui la mène pour un week-end dans un ranch isolé à la campagne, en
compagnie de quelques camarades de lycée, qui ne pensent qu’à boire, s’amuser et si possible laisser libre cours à leurs désirs sexuels… La virginale adolescente pourra-t-elle résister à toutes
les jour du saigneursollicitations ?

La grande qualité du film de Jonathan Levine est de jouer en grande  partie sur un scénario ambigu, qui laisse une large place à la surprise et à l’incertitude… Si le film débute comme un
teen-movie un peu sexy comme il en existe tant, son basculement progressif dans le slasher et le film d’horreur s’avère plutôt bienvenue. Le traitement assez inhabituel de la dramaturgie pourra
parfois déstabiliser un spectateur trop habitué à certains schémas du film de genre, mais il contribue finalement à rendre le film plus original et audacieux… Il en découle un vrai film
d’atmosphère, où l’on suit des personnages attendus dans des situations décalées et surprenantes… Le cinéaste joue constamment avec les codes du genre, qu’il s’agisse de celui du film pour ado en
chaleur ou celui du slasher bien sanglant. Certaines scènes de meurtres se révèlent bien cool (une mâchoire arrachée avec le canon d’un fusil enfoncé dans la bouche pour une bonne « gorge
profonde », un coup de couteau porté sur les deux yeux afin de rendre aveugle la victime…), mais l’on retient surtout le subtil décalage dans l’utilisation de certains effets dramatiques : la
révélation assez précoce du meurtrier, le finale ouvert en plein champs et en plein jour après tout un film en quasi huis clos dans le ranch et dans la nuit…

Visuellement et musicalement, « All the boys love Mandy Lane » est un pur bonheur : lumière et photographie à se damner (surtout dans une dernière séquence sous un soleil de plomb), chansons
superbes à la mélancolie adolescente… On vibre avec des personnages qui s’avèrent parfois plus complexes que les clichés qu’ils sont censés représenter : le film s’interroge finalement de façon
biaisée sur les motivations de ces ados, qui les poussent à vouloir se reproduire ou à tuer… Leurs jeunes corps parfaits sont à l’image d’une Amérique au puritanisme extrêmement hypocrite :
derrière les apparences se cachent des secrets souvent monstrueux, que l’on n’arrive parfois même pas à expliquer… Ainsi, si la motivation du tueur est en partie révélée à la fin (son désir
inassouvi de Mandy Lane), le twist ultime qui implique la belle vierge dans toute cette horreur la transforme en véritable ange exterminateur, comme si autant de pureté ne pouvait dissimuler que
le mal le plus absolu, justement celui qui n’a pas besoin de raisons…



Tous les Jours du Saigneur en un coup d'oeil !































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samedi 10 mars 2012

[Critique] Before and After (Le Poids du déshonneur), de Barbet Schroeder


before_and_after.jpg(Etats-Unis,
1996)




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« Before and After », échec commercial dans la carrière de Barbet Schroeder, a bien failli ne jamais traverser l’Atlantique sans la volonté de son réalisateur, qui a permis de faire sortir le
film – sous le titre « Le Poids du déshonneur » – dans une salle en France en 1996. Le long métrage, jamais édité en vidéo en Europe depuis, demeure pourtant un superbe film, subtil et troublant,
sur un drame épouvantable qui s’abat sur une famille des plus banale… Une jeune fille vient de mourir et leur fils Jacob, dont on comprend qu’il en était l’amant, vient de disparaître dans la
nature, laissant suspecter sa culpabilité dans l’affaire. D’autres preuves l’incriminant sont retrouvées par son père dans sa voiture, preuves que ce dernier fait aussitôt disparaître, bien trop
angoissé de voir son enfant finir sa vie en prison…

Dans un décor de petite ville recouverte par la neige, l’univers a priori calme et cotonneux devient vite intenable pour la famille, accusée par ceux qui les entourent de protéger un meurtrier…
La violence, sourde, plane en permanence sur la vie des différents protagonistes, tous plongés dans des abîmes de souffrance intérieure… Schroeder filme avec une finesse infinie la dévastation
psychologique des individus, rendant progressivement « Before & After » à proprement parler bouleversant ! Il y exploite en outre le thème de la famille et de tout ce que l’on est prêt à
faire pour protéger les siens… Les personnages gagnent alors en puissance dramatique à travers l’ambiguïté qu’ils dégagent à tour de rôle : ni bons ni mauvais, manipulant constamment la vérité
(leur avocat inclut une dimension presque comique de ce point de vue là), ils se laissent finalement guider par leur cœur plutôt que par leur conscience…

Si le film aurait pu se transformer en thriller ou en « film de procès » comme les américains en sont friands, Barbet Schroeder préfère ainsi opter pour une perspective plus humaine et
mélodramatique… Les acteurs qu’il dirige – véritables stars de l’époque, ce qui laisse encore plus interrogateur quant à l’échec du film – sont tous absolument parfaits dans des rôles intenses et
psychologiquement complexes : Liam Neeson en père protecteur, Meryl Streep en mère bouleversée et Edward Furlong (le John Connor de « Terminator 2 ») en adolescent neurasthénique traumatisé… Une
belle découverte !

Ce film a pu être découvert en présence de Barbet Schroeder dans le cadre de la soirée d’ouverture du Festival « Théâtre au cinéma », qui se
déroule du 7 au 20 mars 2012 au « Magic cinéma » de Bobigny : une programmation riche et passionnante à découvrir sur le site du festival
Eh oui, il y a une vie pour les cinéphiles en dehors de Paris !































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vendredi 9 mars 2012

[Critique] Indignados, de Tony Gatlif



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(France, 2012)



Sortie le 7 mars 2012




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Bien sûr, on ne peut qu’être sensible à la sincérité dont fait preuve Tony Gatlif dans ce regard qu’il jette sur le monde d’aujourd’hui à travers le prisme des errances d’une jeune clandestine à
travers l’Europe, personnage de fiction qui condense à lui seul la triste réalité d’une époque… Le cinéaste la malmène de pays en pays, de nation en nation, d’où elle est rejetée et considérée
comme une marchandise, ou pire : une criminelle ! Entre les saynètes où il la montre perdue à égrener sa solitude parmi des populations baignant dans la misère, il filme également des
manifestations, ces fameux mouvements d’« Indignés » contre leurs pays et contre un système économique qui les écrase et les étouffe…

Reprenant en surimpression sur l’écran des citations de Stéphane Hessel extraites de son best-seller « Indignez-vous », le propos de Gatlif est bien entendu parfaitement louable, et probablement
salvateur… Mais le résultat à l’écran demeure bien trop brouillon et improvisé pour vraiment marquer, si ce n’est pour prêcher des convaincus ! Il aurait fallu à cet « Indignados » un vrai
travail d’écriture pour non seulement ressembler à un film digne de ce nom mais en plus fédérer un maximum de spectateurs à ce qui demeure probablement la cause la plus importante de notre
civilisation finissante, qui reste malheureusement convaincue que le retour à la loi de la jungle, celle du renard jeté volontairement dans le poulailler (images à l’appui dans le film !), est la
voie vers le meilleur des mondes possibles…

Reste tout de même dans le geste cinématographique du réalisateur une sympathique poésie, qui se manifeste à travers plusieurs séquences riches en symboles forts… On pense notamment à l’image
troublante de la clandestine à la fin du film, presque littéralement « dévorée » par les mécanismes automatisés d’une ville entièrement vide… Ou encore à cette superbe fantaisie dans laquelle des
oranges dévalent les rues pour finir par se jeter à l’eau dans une barque, image à la fois de tous ces « indignés » défilant dans les rues et de ces clandestins voyant leur salut dans ces bateaux
leur permettant de traverser la Méditerranée…



Citoyen :



- Roosevelt 2012 : un collectif et 15 réformes pour changer la donne !































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[Best Of] Février 2012


Le meilleur du cinéma en février 2012...



another happy daydetachmentfleurs du mal



une bouteille a la merun monde sans femmesgrande illusion



cheval de guerrebullheadchronicle



bovinesoslo 31 aoutmartha marcy may marlene



Dans les "Best Of" précédents :



- Janvier 2012



- Décembre 2011



- Novembre 2011



- Octobre 2011



- Septembre 2011



- Août 2011



- Juillet 2011



- Juin 2011



- Mai 2011



- Avril 2011



- Mars 2011



- Février 2011



- Janvier 2011































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jeudi 8 mars 2012

[Critique] Cloclo, de Florent Emilio Siri



cloclo.jpg
(France, 2012)



Sortie le 14 mars 2012




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En parfait petit biopic musical, « Cloclo » comprend bien sûr tous les points forts d’une vie marquante et suffisamment « mélo » pour cartonner sur grand écran : une enfance de déracinés en
Egypte, la fuite électrochoc lors de la nationalisation du canal de Suez, un rapport difficile au père (Œdipe en veux-tu en voilà !), un début de carrière improbable (qui a donc dansé le « Nabout
twist » ?) avant des succès fulgurants et bien sûr une mort tout aussi percutante… Mais entre tous ces passages obligés, diverses anecdotes ou traits de caractères moins connus du chanteur Claude
François sont distillés avec habileté dans un long métrage plutôt bien construit et calibré, lancé sur des rails certes tout tracés mais solides, dont l’efficacité – compromise parfois par
quelques longueurs ou répétitions (l’enchaînement de conquêtes féminines du personnage se révèle notamment vertigineux !) – devrait convaincre le grand public malgré une durée de deux heures et
demi qui pourrait en faire réfléchir certains à deux fois avant de prendre leur ticket…

On découvre ainsi avec surprise certaines failles du célèbre chanteur, qui a révolutionné la variété française en lui injectant une vision très « américaine »… Claude François est présenté comme
un personnage un brin névrosé et extrêmement maniaque, capable de colères régulières aux frontières du caprice enfantin. Cependant, tout semble toujours contrebalancé par une note positive –
résultat de l’implication des enfants du chanteur dans la production du film ? –, comme lorsqu’un musicien rassure son collègue qui vient d’être viré sur un coup de tête par la star en lui disant
qu’il a déjà été renvoyé quatre fois et que la dernière fois Cloclo lui avait offert une montre pour se faire pardonner…

Mais de tels comportements cachent fatalement une fragilité chez le chanteur, interprété de façon troublante et mimétique par un excellent Jérémie Renier, qui visiblement prend son pied à rentrer
presque littéralement dans la peau de la star ! Son incarnation euphorique et borderline, pétrie de cabotinages délirants, fait d’ailleurs assez curieusement glisser le film dans une forme de
parodie discrète, mais juste hilarante ! Entre ses excès (ses dépenses incommensurables) et son air d’abruti notoire, on est toujours surpris lorsqu’il fait preuve d’un sens de la formule mordant
: pour convaincre Étienne Roda-Gil de lui écrire des chansons, il déclare lui avoir balancé qu’il le laissait, lui l’intello de gauche, écrire des chansons pour les filles en socquettes de
Neuilly, quand il continuerait de chanter des chansons débiles et sirupeuses pour les millions de gens des classes populaires… C’est à travers certaines répliques ou certaines situations (France
Gall venant pleurer comme une pauvre cruche devant sa porte), et avec ce je ne sais quoi de charme vintage et de caricature outrée, qu’un ton presque décalé (est-il volontaire ? au fond peu
importe…) vient tout à coup nous décrocher un fou rire… Le sommet est atteint lors de la très attendue « scène de la douche », tellement étirée pour créer ce faux suspense et tellement appuyée
quand l’ampoule de la lampe grésille, que l’on croirait presque voir une séquence de comédie burlesque… Plus proche alors de la comédie farcesque que du biopic dégoulinant d’émotions larmoyantes,
« Cloclo » réussit à faire mouche là où on ne l’attendait carrément pas, et c’est certainement très bien comme ça !



Perspective :



- Gainsbourg (Vie héroïque), de Joann Sfar































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mercredi 7 mars 2012

[Sortie] Hasta la vista, de Geoffrey Enthoven



hasta la vista



(Belgique, 2011)



Sortie le 7 mars 2012




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"Hasta la vista" nous emmène avec délicatesse dans une belle comédie humaine, au réalisme tragi-comique plutôt subtil et bienvenu [...] Bien plus qu’un simple film « sociétal » abordant la
question de la sexualité chez les handicapés, « Hasta la vista » est peut-être avant tout une belle leçon de vie, pleine de fraîcheur et de surprises… Au-delà de leur handicap, les trois
personnages principaux sont avant tout trois amis partant à l’aventure, ce qui rend le récit bien plus universel qu’il n’y paraît.



Retrouvez l'intégralité de la critique d'"Hasta la vista" par Phil Siné en
suivant ce lien...































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