samedi 11 février 2012

[Critique] Star Wars épisode 1 : La menace fantôme 3D, de George Lucas



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Star Wars épisode 1 : La menace fantôme 3D, de George Lucas



(Etats-Unis, 1999-2012)



Sortie le 8 février 2012



Note : 
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C’est un curieux et bien amer paradoxe de constater que c’est dans sa version 3D que « Star Wars » se met à perdre tout son relief… Au-delà du bon jeu de mots, une certaine tristesse m’a envahi à
la sortie de la projection de ce premier épisode, qui ne faisait d’ailleurs déjà pas parti de mes volets préférés de la saga…

A l’idée de la conversation en 3D de sa glorieuse odyssée spatiale, on se disait déjà que George Lucas avait déjà tout prévu à l’origine et que le spectacle serait carrément démentiel sur grand
écran ! Sauf que l’immersion intergalactique n’a pas vraiment lieu au cours des plus de deux heures que dure le film… Bien sûr, on est content de retrouver certains de nos personnages préférés,
les intrigues politiques palpitantes (palpatinantes, devrais-je dire ?), les courses de modules pour fous furieux, les champs de bataille spectaculaires et les combats au sabre époustouflants…
Mais la déception est de taille, cependant, devant le résultat d’un relief minimaliste et peu convainquant : le comble pour un long métrage de cette envergure !

A vrai dire, le problème le plus dérangeant que l’on rencontre à la vision stéréoscopique de cette « Menace fantôme », c’est l’impression constante d’un simple détourage des personnages et
quelques éléments du premier plan gonflés en relief devant un arrière-plan presque constamment flou… Du coup, la beauté et la grandeur des décors que l’on a connu lors de nos premières visions du
film sont tout bonnement sacrifiées et disparaissent dans un flou artistique aux tendances impressionnistes… et du coup, même si le constat est brutal, on peut dire que la magie n’opère plus !
L’émotion s’est dissoute à cause d’une simple paire de lunettes sur le nez, dont les verres assombrissent par ailleurs à peu près tous les beaux éclairages du film original, qu’il s’agisse des
lumières chaudes et désertiques sur Tatooine, des immenses plaines végétales de Naboo ou de la frénésie urbaine de Coruscant…

Quant aux scènes d’action, elles deviennent elles aussi assez ternes et finissent par perdre tous leurs impressionnants effets, tant leur mise en scène nerveuse ne se marie absolument pas aux
projections 3D actuelles : encore une fois, le flou domine à travers l’impression de grands mouvements souvent indistincts pour nos yeux trop vite fatigués… On préfère fermer les yeux derrière
nos lunettes noires devant ce terrible et coûteux gâchis, qui risque de faire une nouvelle fois monter la colère des fans à l’égard de Lucas, qui n’en finit pas de maltraiter sa (et surtout «
leur ») mythique saga !



 



Perspectives :



- Star wars épisode 1 : La menace fantôme (version classique)



- L'intégralité de la saga Star Wars vue par Phil Siné































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vendredi 10 février 2012

[Critique] Hasta la vista, de Geoffrey Enthoven



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Hasta la vista, de Geoffrey
Enthoven



(Belgique, 2011)



Sortie le 7 mars 2012



Note :
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Cinquième long métrage de son auteur, « Hasta la vista » est pourtant le tout premier à être diffusé en France… Aux vues de la qualité et de l’intérêt du film, on se demande d’ailleurs bien
pourquoi ! Geoffrey Enthoven est en plus un cinéaste flamand, autant dire qu’il suffisait de frapper à la porte à côté…

Il s’agit peut-être des thèmes exploités par son cinéma, qui, à l’image d’une grande partie du cinéma belge, sont bien souvent carrément « borderline » et peuvent facilement décourager les
ardeurs de distributeurs un peu timorés… Prenons en exemple le pitch d’« Hasta la vista », qui possède tout du sujet audacieux mais casse-gueule, capable de dériver à tout moment dans le
n’importe quoi : trois jeunes handicapés décident de partir en voyage seuls, pour la première fois sans leur famille, dont le but ultime est un bordel en Espagne qui propose des prestations
spéciales pour les gens comme eux… C’est ainsi l’occasion ou jamais pour chacun d’eux d’enfin perdre sa virginité !

Si l’affiche française du film, tout comme les premières images insistantes sur des poitrines de femmes en train de courir sur la plage, laisse d’ailleurs craindre le pire (dans le genre grosse
comédie balourde et graveleuse), le ton du film surprend cependant très vite en nous emmenant avec délicatesse dans une belle comédie humaine, au réalisme tragi-comique plutôt subtil et
bienvenu…

Il faut dire que les personnages sont très joliment construits, tout en faille et en fragilité, touchants jusque dans leurs maladresses, et fonctionnant tous ensembles dans une parfaite unisson !
Les acteurs interprétants les trois handicapés – l’un aveugle, l’autre entièrement paralysé et le dernier sur le point de mourir d’un cancer dans sa chaise roulante – sont d’ailleurs tous très
convaincants et savent faire passer une vraie émotion au fil de leur aventure, qui se transforme peu à peu en véritable récit initiatique…

Car bien plus qu’un simple film « sociétal » abordant la question de la sexualité chez les handicapés, « Hasta la vista » est peut-être avant tout une belle leçon de vie, pleine de fraîcheur et
de surprises… Au-delà de leur handicap, les trois personnages principaux sont avant tout trois amis partant à l’aventure, ce qui rend le récit bien plus universel qu’il n’y paraît. L’intervention
d’un quatrième personnage, une ancienne infirmière pas très gâtée par la vie elle non plus et qui leur sert d’accompagnatrice, permet de développer avec force et habileté le thème du rapport à
l’autre, sous la forme d’une leçon de vie revigorante… « Hasta la vista » est en fin de compte un film aussi frais que fou, plutôt simple et modeste, mais qui fait vraiment du bien !



 



Perspective :



- La merditude des choses, de Felix Van Groeningen (Belgique,
2009)































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jeudi 9 février 2012

[Blogs] Les Chroniques de la ciné-blogosphère : épisode 3


palmares interblogMais que se passe-t-il sur la
ciné-blogosphère en ce moment ? brûlez-vous tous de savoir… Eh bien sachez que comme d’habitude, les cinéphiles (et –phages) de la toile sont une fois de plus en ébullition !



D’abord, ça y est, « this is it » ! pour le Palmarès
Interblogs des sorties cinéma de l'année 2011
, avec le couronnement définitif (sans grande surprise depuis sa sortie en salles…) de « Drive »… Si les 2e et 3e place ne font même pas partie de mon
classement personnel (« Une séparation » et « The artist »), on ne peut pas dire qu’elles aient quoi que ce soit de honteux non plus ! Ce classement conserve toujours une
très bonne tenue et parvient même à hisser « L’ordre et la
morale
 » dans le Top 10, malgré
drive
son méga-flop
(parfaitement injuste) au cinéma…



Côté Panoptique, un classement 2011 (réalisé à partir des Tops des ciné-blogueurs) a également été établi,
portant lui aussi aux nues le film de Nicolas Winding Refn… Le consensus est impressionnant ! La seconde place réserve cependant une belle surprise, puisqu’on y trouve le sublime et
hautement cinématographique « Tree of life », qui ne figure même pas
parmi les 30 premières places du Palmarès (il n’est que 37e à cause de notes très disparates allant de 0 à 5/5 !)



Mais cessons là les bilans pour nous tourner vers cette belle année 2012 toute neuve qui nous tend les bras ! Si « Take Shelter » en a émerveillé plus d’un (voir les critiques de Fred sur MyScreens, de MathieuGB sur le
Point culturel
ou de Laure sur le Blog du cinéma), certains ont préféré la sensibilité et la
tendresse de « Louise Wimmer » (à commencer par notre ami Laurent
desfraisesetc
 , qui nous avait livré cet été une amusante carte blanche entre copines…)



Quant à Phil Siné, il aura probablement préféré l’engagement polémique des « Nouveaux chiens de garde », pour lequel il a même
réussi l’étonnant paradoxe de voir son article publié par un média
institutionnel comme le NouvelObs
 !



Au gré de ses pérégrinations filmiques de ce début d’année, votre serviteur aura également déjà fait d’heureuses
jc comme jesus christ
rencontres ciné-bloguesques ! A
l’occasion d’une projection spéciale blogueurs de « JC comme Jésus
Christ
 » dans un lieu tout à fait atypique que la décence me permet à peine de vous décrire (le « Silencio » : un espace dans une pénombre constante « designé »
par David Lynch himself !), je suis tombé sur le toujours passionnant Passeur critique, qui n’a pas autant
kiffé le film que moi
, mais qui a eu néanmoins l’excellente idée de faire dédicacer son dossier de presse par l’ami Vincent Lacoste, présent après la projection pour un débat avec Jonathan
Zaccaï et d’une fidélité plutôt amusante aux personnages qu’il incarne à l’écran… du coup, je suis très fier du « gros bisous » qu’il a gribouillé sur mon dossier, lorsque je lui ai
déclaré tout de go que j’étais un « grand fan » !



Autre rencontre, et pas des moindre ! lors d’une fin de soirée au « Panic ! cinéma » agrémentée de « fête des mères » saignante et de « Plastic man » en grande forme,
de Mister Tred en personne, auteur de l’inénarrable et toujours Impossible blog ciné ! Laissez-vous d’ailleurs emporter par sa verve unique pour un compte rendu de cette séance
inoubliable



 



Dans les épisodes précédents :



- épisode 1



- épisode 2































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mercredi 8 février 2012

[Sortie] Fleurs du mal, de David Dusa



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Fleurs du mal, de David Dusa



(France, 2010)



Sortie le 8 février 2012



Note :
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Une vraie énergie circule dans ce premier long métrage plein de promesses et d’originalité. [...] Porté par deux jeunes acteurs sensibles (Rachid Youcef et Alice Belaïdi), « Fleurs du mal » est
une belle réussite, modeste mais combative, qui porte un regard rafraîchissant et curieux sur la « génération internet ». Le film interroge aussi le pouvoir des images et l’influence des nouveaux
médias sur les comportements et sur l’utilisation qu’on en fait : un palpitant questionnement sur l’avenir du monde à travers le regard de sa jeunesse, en somme…



Retrouvez la critique complète de "Fleurs du mal" par Phil Siné en suivant ce
lien...































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mardi 7 février 2012

[Critique] JC comme Jésus Christ, de Jonathan Zaccaï



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JC comme Jésus Christ, de Jonathan Zaccaï



(France, Belgique, 2011)



Sortie le 8 février 2012



Note :
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Vous aimez les comédies pas prise de tête au cinéma mais vous en avez marre des inepties pré-formatées et même pas drôles à la « Vérité si je mens 12 » ou « Intouchables » ? Eh bien j’ai peut-être la solution qu’il vous faut avec « JC comme
Jésus Christ », premier film réalisé par l’acteur Jonathan Zaccaï (que l’on avait vu notamment dans les excellents « Elève libre », « De battre mon cœur s’est arrêté » ou « Ma vraie vie à Rouen
»), dont la première intention était justement de réaliser une grosse farce loin de tous les carcans de la comédie franchouillarde sans risque et finalement décevante…

Il faut dire que ce premier essai ne ressemble à aucun autre ! Autoproduit, réalisé avec trois fois rien, ayant bénéficié d’un tournage éclair de 15 jours, « JC comme Jésus Christ » retrace sur
le mode du vrai faux documentaire la vie de Jean-Christophe Kern, dit « JC », encore adolescent au lycée mais déjà génie du cinéma, ayant décroché une Palme d’or à 15 ans et un César à 16… Une
équipe de journalistes (avec à sa tête Jonathan Zaccaï himself) souhaite faire un portrait du jeune prodige en le filmant durant deux semaines dans son quotidien, sauf qu’il ne sont pas au bout
de leurs surprises en découvrant une existence de mégalo un brin borderline, tiraillée entre sa personnalité de petit génie influencé par Godard et ses instincts de jeune garçon carburant au Miel
Pops…

Même s’il présente une critique de l’univers du septième art ou du phénomène de la starification à outrance dans la société actuelle, ces idées-là restent assez diffuse et diluées dans un grand
tout qui prend plus aisément des allures de franche rigolade un peu « out of control » par moments mais vraiment drôles la plupart du temps ! Toute l’inventivité mise en œuvre autour du
personnage de JC se révèle bien souvent savoureuse, voire carrément hilarante… Certes, certaines blagues ne font pas toujours mouche, le long métrage traîne parfois un peu la patte au gré de
séquences un peu moins réussies qui freinent le dynamisme d’ensemble, mais le décalage constant du propos, l’ironie douce ou parfois plus acerbe qui innerve les dialogues et le scénario rendent
le tout globalement réjouissant et sympathique, et surtout d’une fraîcheur bienvenue !

L’attachement au film, on le doit d’ailleurs en grande partie à son casting de luxe, qui semble prendre un réel plaisir à jouer dans cette comédie atypique, en dépit de la pauvreté budgétaire de
sa production… Outre une apparition clin d’œil de Claire Chazal pour une interview du jeune surdoué, Elsa Zylberstein et Aure Atika sont très drôles dans le rôle des maîtresses de l’adolescent «
en avance sur son âge »… Quant à Vincent Lacoste, révélé par « Les beaux gosses » de Riad Sattouf et confirmé dans "Le Skylab" de Julie Delpy, il porte le film avec ce mélange de grâce et de nonchalance qui le
caractérise, toujours fidèle à cette façon un peu blasée d’aborder la vie, visage grimaçant à outrance comme un personnage de bande dessinée… Drôle et touchant à la fois !































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lundi 6 février 2012

[Critique] Detachment, de Tony Kaye



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Detachment, de Tony Kaye



(Etats-Unis, 2011)



Sotie le 1er février 2012



Note :
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A l’instar de la très réussie série télévisée « Boston Public » (créée par David E. Kelley), « Detachment » évoque l’état de délabrement scandaleux de l’enseignement public aux Etats-Unis, à
travers l’exemple d’un lycée jugé difficile, dans la mesure où y sont concentrés les cas sociaux et les élèves à problèmes… Comme dans la série précédemment citée, c’est par le prisme du regard
enseignant que l’intrigue est construite, en l’occurrence ici à travers le regard d’Henry Barthes, un professeur d’anglais remplaçant, à qui une vie assez rude a appris à demeurer « détaché » et
à distance des autres… Pourtant, les choses vont changer au contact d’une jeune prostituée qu’il prend sous son aile et d’une élève isolée qui semble s’attacher à lui…

Si l’histoire du jeune prof jeté parmi les loups d’une classe ingérable n’a rien de vraiment nouveau au cinéma, depuis « Graine de violence » de Richard Brooks jusqu’à « Entre les murs » de
Laurent Cantet (on s’abstiendra de se référer au piteux « Esprits rebelles » tout de même…), « Detachment » possède peut-être un ton plus moderne et cherche à aller un peu plus loin dans la
noirceur, quitte à charger un peu son discours, en présentant notamment un corps enseignant résigné et désespéré, qui se contente désormais de contempler l’étendu des dégâts… L’occasion entre
autre de retrouver l’excellente Lucy Liu comme conseillère pédagogique dans une scène de pétage de plomb excellente devant une élève paumée et entêtée, qui ne comprend toujours pas que l’on
cherche à l’aider à s’en sortir…

Même si le film s’achève sur un semi-« happy end », on peut dire qu’il cherche cependant globalement à présenter des profs plutôt au bord du gouffre, tous prêts à jeter l’éponge face à des élèves
complètement lobotomisés par une société qui les tue à petit feu sans qu’ils ne s’en rendent compte… En dehors d’une scène de cours où le jeune prof paraît les captiver en leur expliquant
l’intérêt d’apprendre et de penser par soi-même, le tableau dressé reste ainsi aussi noir que celui que l’on trouve en classe. Ce pessimisme souvent appuyé jusqu’à l’exagération est marqué par la
mise en scène assez typique du réalisateur de « American History X » Tony Kaye : montage abrupt, univers sale, effets visuels ou sonores violents…

Si le tout se révèle ainsi un peu poussif, notamment à cause d’un enchaînement de situations extrêmes chargeant probablement trop la mule (ou plutôt le mulet Adrien Brody, par ailleurs impeccable
!), il faut reconnaître que « Detachment » se regarde plutôt bien et sait faire preuve d’une impressionnante efficacité, aussi bien formelle qu’idéologique… En effet, en laissant évoluer son
personnage principal entre l’univers d’un lycée où jeunesse se passe (mal) et une maison de retraite où son grand-père s’apprête à achever misérablement sa vie, le film assène une vérité
fondamentale sur toute civilisation : une société qui néglige à ce point les deux piliers fondamentaux que sont l’éducation et la santé de sa population est une société qui ne peut que se diriger
droit dans le mur… et rien que pour ça, on peut dire que le cinéma de Tony Kaye, même s’il use de grosses ficelles, délivre un message d’urgence limpide et utile !































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[Fil ciné] Les films de janvier 2012


Index des sorties ciné



Semaine après semaine, suivez le fil des sorties ciné du point de vue de Phil Siné. Les liens renvoient aux critiques des films présentes sur le blog...



 



Semaine du 4 janvier 2012



- Une vie meilleure, de Cédric Kahn (France, 2010)
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- Take Shelter, de Jeff Nichols (Etats-Unis, 2011)
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- Les Acacias, de Pablo Giorgelli (Espagne, Argentine, 2011)
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- Beau rivage, de Julien Donada (France, 2010)
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Semaine du 11 janvier 2012



- J. Edgar, de Clint Eastwood (Etats-Unis, 2011)
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- Parlez-moi de vous, de Pierre Pinaud (France, 2012)
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- Les nouveaux chiens de garde, de Gilles Balbastre
et Yannick Kergoat (France, 2011)
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- Intruders, de Juan Carlos Fresnadillo (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Espagne, 2011)
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- The Darkest Hour 3D, de Chris Gorak (Etats-Unis, 2011)
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Semaine du 18 janvier 2012



- Turn me on, de Jannicke Systad Jacobsen (Norvège, 2011)
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- Trust, de David Schwimmer (Etats-Unis, 2010)
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- Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les
femmes, de David Fincher (Etats-Unis, 2011)

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- L’amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder (France, 2011)

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Semaine du 25 janvier 2012



- The Artist, de Michel Hazavanicius (France, 2011)
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- Café de Flore, de Jean-Marc Vallée (France, Canada, 2010) 
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- The Descendants, d'Alexander Payne (Etats-Unis, 2011)
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- L'oiseau, d'Yves Caumon (France, 2010)
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- Sport de filles, de Patricia Mazuy (France, 2011)
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