mercredi 5 janvier 2011

[Jeu] Les Rois du Caméo # 6


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Réponse : Alfred Hitchcock dans "Les enchaînés"



Trouvé par Romainst !



Jouez et gagnez plein de cadeaux avec Phil Siné : guettez la publication des jeux sur le blog, soyez le premier à donner la bonne réponse en commentaire et accumulez un maximum
de points afin de choisir le lot que vous convoitez parmi la liste mentionnée un peu plus bas…




Règle des « Rois du caméo » : Un caméo est l’apparition furtive en forme de clin d’œil d’une personnalité que l’on n’attend pas dans un film (souvent le réalisateur du film
lui-même). Devinez le titre du film et le nom de la personne du caméo représenté sur la photo ci-dessus et gagnez un point si vous parvenez à être le premier à donner la bonne réponse en
commentaire !

A partir de 3 points cumulés, vous pourrez choisir un cadeau parmi les suivants :
- 1 badge collector « I [love] Phil Siné » (3 points)
- 1 badge collector « I [star] Phil Siné » (3 points)
- 1 lot des 2 badges collector (4 points)
- DVD « The calling » de Richard Caesar (5 points)
- DVD « L’étrange créature du lac noir » de Jack Arnold
(accompagné du documentaire "Retour sur le lac noir") (5 points)
- DVD « Flandres » de Bruno Dumont (dans une superbe édition collector digipack
double-DVD, débordante de bonus passionnants !) (5 points)
- DVD  "Karaté Dog", de Bob Clark (5 points)
- DVD "Ally McBeal" (les 4 premiers épisodes de la saison 1) (5 points)
- DVD « Tropical Malady », d’Apichatpong Weerasethakul (5
points)
- 1 TV écran plasma 100 cm (1000 points)
- 1 voyage pour 2 personnes à Hollywood (1300 points)



Scores actuels :
Romainst : 8 points
Titoune : 4 points
Foxart : 4 points
Cachou : 4 points
Violaine : 3 points
Docratix : 2 points
Bruce Kraft : 1 point
Niko (de CinéManga) : 1 point
Squizzz : 1 point
FredMJG : 1 point



Marc Shift : 1 point



Bonne chance à toutes et à tous !































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Palmarès Interblogs des Sorties Cinéma (Décembre 2010)


epine dans le coeurpalmares interblog poetry





















































































































Rang




Titre du film




Note sur 5




1




Toy Story
3




4,55




2




Mystères de
Lisbonne




4,50




3




le Soldat
Dieu




4,25




4




Inception




4,24




5




Solutions locales pour un désordre global




4,17




 




Bassidji




4,17




7




Policier, adjectif




4,13




8




the Social
Network




4,12




9




l'Epine dans le
cœur




4,12




10




A
single man




4,06




11




Achille & la Tortue




4,05




12




Dragons




4,03




13




8th Wonderland




4,00




14




Tsar




4,00




 




Huit fois
debout




4,00




16




Fantastic Mr Fox




3,95




17




les Amours
imaginaires




3,95




18




Oncle Boonmee, celui qui se
souvient de ses vies antérieures




3,94




19




When
you're strange




3,93




20




Breathless




3,89




21




Poetry




3,88




Peu de changements pour ce nouveau classement des blogueurs
cinéma
, qui devrait ressembler à peu de choses près à la version définitive pour l'année 2010 : nous verrons le mois prochain les ultimes coups de théâtre, peut-être avec la sortie tardive et hivernale du Mike Leigh... Mais nous découvrirons surtout
les premiers films fédérateurs de 2011 !



En observant les 21 premières places du palmarès, je m'aperçois qu'il n'y a que 6 films en commun avec mon Top Cinéma 2010 perso, ce qui est à la fois beaucoup et bien peu sans doute, tout en gardant à
l'esprit que la liste ci-dessus demeure de toute façon d'excellente tenue, reflet d'un cinéma de qualité !






Et si vous voulez plus de détails ou des explications sur le
pourquoi et le comment de ce Palmarès incroyable, c'est par ici...































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[Vite vu !] Americano, de Mathieu Demy



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Americano, de Mathieu Demy (France, 2011)
Sortie le 30 novembre 2011



Note :
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Pour sa première réalisation, Mathieu Demy signe un joli petit film, véritable parcours initiatique d’un jeune homme qui va devenir un homme en faisant le deuil de sa mère… A travers cet
itinéraire doux amer, ponctué de multiples références cinéphiliques, on croit percevoir de la part du fils de Jacques Demy et d’Agnès Varda une façon de se construire malgré le poids lourd à
porter de ses origines. Si des morceaux épars d’un documentaire américain de sa mère sont là pour rappeler le passé, la Lola que suit le personnage incarné par Mathieu Demy à l’écran ne se révèle
finalement qu’un leurre, vraie fausse référence au cinéma de son père disparu… Si le rythme est parfois hasardeux et s’il manque un petit quelque chose à « Americano » pour séduire complètement,
on dénote assurément dans ce premier essai la recherche d’un style propre et la volonté de créer un univers… Encourageant pour la suite !































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mardi 4 janvier 2011

CinéBoy 1 : Pierre Niney (présenté par Pamela)


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Pierre Niney, le "CinéBoy" du moment...



Comme le cinéma, c’est de l’image, et que l’image, c’est quand même beaucoup de fantasme, voici donc une toute nouvelle rubrique (un rien lubrique), qui vous offrira de temps en temps un
éclairage sur l’un des beaux garçons que l’on peut contempler actuellement dans les salles : le « CinéBoy » du moment !

Si Jean-Pierre Améris rate un beau sujet dans « Les émotifs anonymes » (le manque de confiance en soi), en transformant son film en simple comédie caricaturale et téléphonée, il ne manque
cependant pas son casting ! Et l’on y retrouve notamment le très attachant Pierre Niney, dans le (second) rôle d’un petit mitron mignon, qui joue les chefs chocolatiers à croquer, comme le
chocolat qu’il est en train d’élaborer…

Agé de 21 ans et issu du monde du théâtre, on avait déjà pu l’apercevoir dans « LOL » et « L’armée du crime » en 2009, ou encore dans « L’autre monde », déjà en 2010… On lui souhaite de décrocher très vite un premier rôle et
d’entamer alors une belle carrière !

A très bientôt pour mettre à nu un autre CinéBoy…

Pam































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[Critique] Kidnappés, de Miguel Angel Vivas


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Kidnappés, de Miguel Angel Vivas (Espagne, 2010)



Sortie le 30 novembre 2011



Note :
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Sur un thème déjà vu et avec un scénario des plus minces, Miguel Angel Vivas signe un thriller psychologique exemplaire, d’un réalisme cru et brutal, où seule la mise en scène fait vivre un film
intensément cinématographique… Du grand art !

« Kidnappés » raconte en effet l’emménagement d’une famille bourgeoise dans une grande et belle maison, dont les trois membres (le père, la mère, la fille… Amen !) vont se retrouver très
soudainement pris en otages par trois hommes cagoulés et bien méchants, prêts à tout pour récupérer tout leur argent… Outre le principe de l’affrontement des trinités (le bien contre le mal ?),
c’est à une tension permanente et à une violence parfois inouïe que nous confronte ce film espagnol au rythme implacable et au suspense haletant !

Il faut dire que la réalisation possède un cachet certain, entre le réalisme crasse d’une image brute et sauvage et la langueur insupportable d’une temporalité quasiment « live », imposée par un
tournage en plans séquences ambitieux et pour la plupart parfaitement hallucinants… Même si la caméra ne s’arrête pas de tourner, les effets spéciaux et sanglants ne s’accumulent pas moins à
l’écran, parfois même jusque dans la dernière seconde d’un plan long ! On est bluffé également par l’utilisation du split screen, montrant deux plans séquences ayant lieu en même temps et
convergeant au final vers un seul et même plan dans un fondu des deux images absolument remarquable… La mise en scène en devient alors aussi belle que le spectacle qui nous est montré est atroce
: entre les cris, la torture et l’effusion de meurtres aussi gores que sordides, on en vient à se passionner pour la grâce et le miracle de cette maîtrise visuelle intransigeante et spectaculaire
!



 



Dans les épisodes précédents du jour du Saigneur...































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Les yeux de Julia, de Guillem Morales (Espagne, 2010)



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Note :
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« Les yeux de Julia » s’impose comme la nouvelle petite merveille du cinéma de genre espagnol. Entre thriller psychologique hyper tendu et dérives fantastico-étranges, le scénario suit un chemin
malin et ingénieux et la mise en scène fait très vite exploser une inventivité et une grandeur virtuose ! Quand Julia sent que sa sœur jumelle est en danger, elle s’empresse de la rejoindre,
accompagnée de son mari, mais celle-ci est déjà morte, mystérieusement pendue au sous-sol de sa maison… L’affaire est aussitôt classée, la cécité irrémédiable de la défunte expliquant aisément
son geste malheureux. Sauf que Julia se doute que les choses ne sont pas si simples. Atteinte du même syndrome que sa sœur, une série d’évènements aussi inattendus qu’effrayants vont la pousser à
enquêter par elle-même, le stress lui faisant alors perdre progressivement la vue, jusqu’à une opération des yeux qui lui permettra peut-être de revoir… A moins que certaines personnes n’en
décident autrement ?

On ne vous parlera pas des multiples twists et rebondissements qui émaillent le film, ce serait gâcher le plaisir que l’on prend à suivre une intrigue tout en heurts et en révélations. Le long
métrage est construit comme une longue poussée d’adrénaline qui n’en finit pas et l’on se retrouve très vite saisi corps et biens dans l’histoire, que l’on ne quittera plus jusqu’à son effroyable
aboutissement ! On se retrouve peu à peu à faire corps avec le personnage de Julia, qui sera notre guide dans tout ce déchaînement d’évènements… Sauf que notre guide devient aveugle, et la mise
en scène nous permet de vivre ce handicap à merveille, avec une belle énergie ! D’abord, la bande sonore est un pur joyau : tous les sons sont exagérés au fur et à mesure que l’image s’assombrit,
comme pour mieux nous faire comprendre que lorsqu’un sens est touché, en l’occurrence la vue de Julia, les autres sens viennent alors en renfort pour tenter d’appréhender au mieux l’environnement
dans lequel le personnage évolue…

Ensuite, l’image est très joliment travaillée, souvent sombre et obscurcie par quelques voiles d’ombres peu rassurants… Mais le cinéaste joue surtout sur la façon de filmer ses personnages : plus
Julia devient aveugle, moins les autres personnages nous apparaissent à l’écran. Ils deviennent alors eux mêmes des ombres, des corps filmés par bribes ou de dos, voire carrément hors champs ou
dans une pénombre complète… On les voit alors exactement comme Julia les voit, c’est à dire justement qu’on ne les voit plus ! « Les yeux de Julia » se révèle d’ailleurs éminemment hitchcockien à
de nombreuses reprises ! Mais alors que le maître du suspense se complaisait à suivre les femmes de dos avec sa caméra, Morales filme quant à lui son actrice frontalement, en insistant sur des
détails de son visage, en se concentrant lentement sur sa seule figure et en laissant ainsi progressivement disparaître tous les autres personnages du champ… Citons d’ailleurs l’une des dernières
scènes du film, mêlant affrontement au couteau dans la pénombre, percée à diverses reprises par le contraste luminescent du flash saisissant d’un appareil photo : une pure merveille de tension et
d’habileté formelle, quelque part entre la scène de la douche de « Psychose » et les flashs photographiques du héros à la fin de « Fenêtre sur cour » !

Quant à la morale de cette histoire, autant dire qu’elle procure son petit effet… Quand le coupable nous apparaît enfin, comme « saisi » littéralement en pleine lumière, non seulement la scène
est somptueuse, mais les explications qu’elle engendre, teintées de merveilleux, surprennent avec effroi ! « Les yeux de Julia » nous parle alors d’un tout autre handicap que l’aveuglement (ou la
cécité) de l’héroïne (et pour le coup des autres personnages), il nous renvoie à l’un des handicaps sociaux majeurs engendré par notre civilisation et notre façon de vivre : la solitude…































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lundi 3 janvier 2011

[Critique] L’art d’aimer, d’Emmanuel Mouret



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L’art d’aimer, d’Emmanuel Mouret (France, 2010)



Sortie le 23 novembre 2011



Note :
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Avec « L’art d’aimer », le réalisateur des savoureux « Changement d’adresse » et « Un baiser s’il vous plaît » nous replonge encore dans les aléas de l’amour contemporain, redessinant mine de
rien avec drôlerie et élégance une carte du tendre moderne, entre subtiles hésitations et badinages souvent ironiques… Sauf que cette fois-ci, il se permet même de convoquer les auteurs antiques,
donnant à son film le titre d’une célèbre œuvre du poète Ovide, dans laquelle il offrait à ses lecteurs tous les secrets de la séduction amoureuse ! C’est ainsi que sous la forme d’un patchwork
des situations amoureuses, Emmanuel Mouret passe en revue cet « art d’aimer » qui de tout temps a été l’une des plus grandes préoccupations des hommes, illustrant avec malice des expressions plus
ou moins idiomatiques sur le thème de l’amour et du désir…

"Il ne faut pas refuser ce que l’on nous offre", "Le désir est inconstant", "Sans danger, le plaisir est moins vif"… Le film est ponctué de cartons avec autant de phrases sibyllines qui
accompagnent chacun des sketchs portés à l’écran, ayant tous pour point de départ des notes que le cinéaste avait prises sur un carnet depuis plus de dix ans. Le résultat est tout simplement
délicieux : porté par une mise en scène assez fine et joliment discrète (de la douceur, du plan séquence modeste, des cadrages rigoureux…), « L’art d’aimer » enchâsse avec bonheur et habileté les
situations et les dialogues qui n’ont de cesse de jouer avec la langue, la musicalité, l’inattendu, la fantaisie… Il faut dire aussi que  les acteurs participent largement à cet état de
grâce par une interprétation toujours parfaitement adaptée : François Cluzet et Frédérique Bel, Julie Depardieu et Judith Godrèche, Ariane Ascaride et Philippe Magnan, Gaspard Ulliel et Elodie
Navarre… autant de couples aux charmes et aux talents scéniques indéniables !

Si le travail de Mouret se rapproche assez de celui d’un Rohmer, notamment à travers cet art du dialogue et cette jolie façon de « badiner avec l’amour », l’auteur de « L’art d’aimer » sait
pourtant très bien tirer son épingle du jeu afin de s’en émanciper avec virtuosité ! "Ce qu'il y a en commun, c'est en effet, une thématique, un goût du dialogue. Mais Rohmer, par exemple,
travaille avec beaucoup de rigueur, alors que mes films sont beaucoup plus fantaisistes." Mais cette fantaisie n’est cependant pas symptomatique d’une absence de rigueur comme semble le penser
ici Emmanuel Mouret : elle serait plutôt l’imposition parfaite de son art propre, la façon qu’il a de se démarquer de ses aînés et de proposer son propre style, à la fois décalé, décomplexé,
ancré dans son temps et surtout parfaitement identifiable… Mouret est décidément, et sans doute plus que jamais, un grand auteur !































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